Instruction, éducation et travail social : ces métiers ne connaissent pas la crise !








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Présentation des métiers de l'éducation.
INTRODUCTION AUX METIERS DE L'EDUCATION.
Professeurs, éducateurs, animateurs .. En France, deux millions de professionnels assurent quotidiennement leurs missions d'enseignement et d'éducation.

Instruction, éducation et travail social : ces métiers ne connaissent pas la crise !




Un million de profs → Avec un peu moins d'un million de fonctionnaires tous corps réunis, l'éducation nationale tient encore son rang. Selon l'APEC, le second recruteur serait la formation professionnelle pour adultes.
Éduquer pour insérer.

Quartiers difficiles, précarité, délinquance , addictions , santé, handicap... Aujourd'hui plus qu'hier, les éducateurs, les animateurs et les travailleurs sociaux œuvrent sur le front de la détresse, apportant aide et soutien aux exclus et aux démunis.
Objectif : retisser le lien social

Selon le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, ils sont 900 000 à répondre à des besoins de plus en plus.
Une « exception culturelle française ».

Alors que , dans la plupart des pays européens, les formations en travail social dépendent des universités, en France, elles sont rattachées au ministère de la Solidarité (ministère du travail, des relations sociales de la famille et de la solidarité).
En plus des autres principaux secteurs : éducatif, social, animation et aide à domicile, coexistent d'autres professions et qui peuvent dépendre du ministère de la justice (Protection judiciaire de la jeunesse...), de l'éducation nationale (auxiliaire de vie scolaire). On les regroupe sous l'appellation générique d'intervention sociale.
Être spécialiste de la relation d'aide.

Travailler auprès d'un public vulnérable nécessite des aptitudes et des compétences appropriées.

L'art de diriger sa conduite suppose non seulement d'être aimé par des principes forts comme le principe de bienfaisance, de justice et d'autonomie, mais aussi d'être détenteur des valeurs fondatrices du «  vivre ensemble ».
Qui sont les travailleurs sociaux ?

Si le secteur compte déjà 350 000 travailleurs sociaux, les intentions de recrutement dans les métiers du social et de la petite enfance sont importantes et se conforment aux modes de vie et à la demande sociale.

Dans un pays comme la France, qui compte environ 7 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.

L'univers du travail social englobe plusieurs métiers, répartis entre quatre grands secteur : l'aide sociale, l'éducation spécialisée , l'animation et le travail à domicile.

Au total, on compte désormais plus d'une quinzaine de métiers et qualifications en travail social de niveaux V à I. Les professions sont fortement féminisées, avec des taux d'occupation d'emploi par les femmes allant de 63% dans les métiers de l'éducation spécialisée, à 95% dans les métiers de l'aide sociale. Les travailleurs sociaux sont employés par l'état, les collectivités locales, les organismes de protection sociale et les associations. Ils interviennent dans les hôpitaux, les maisons départementales de la solidarité, les centres sociaux, les centres de protection maternelle et infantile, les institutions pour personnes âgées ou handicapées...
Confrontés au quotidien à des expériences de vie complexes et douloureuses, ils doivent être à l'écoute, faire preuve d'empathie tout en restant à la bonne distance. Cela demande une stabilité affective et , surtout une grande maturité.
Ce sont des métiers qui évoluent avec les besoins de la société. A l'avenir, le marché du travail sera particulièrement favorable aux assistants de services sociaux, aux éducateurs spécialisés et aux éducateurs de jeunes enfants.
Les employeurs et les statuts.

Aujourd'hui, le ministère du Travail , des relations sociales, de la famille et de la solidarité définit les politiques sociales en associant d'autres ministères :

ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative , ministère du logement, ministère de l'éducation nationale..
L'échelon régional est présenté par la direction régionale des affaires sanitaires et sociales, placées sous l'autorité du préfet de région.

Missions de la DRASS (ARS) :

Elle est garantie de la mise en application des politiques sociales sur le territoire national et , des agréments dispensés dans les centres de la formation des travailleurs sociaux, ainsi que des sélections organisées par les instituts régionaux en travail social pour l'entrée en formation, ou encore de la certification ( épreuve de validation d'un domaine de compétence) pour l'obtention du diplôme d'État.
Si les travailleurs sociaux œuvrant auprès des ministères et des services déconcentrés ( DRASS ou DDASS) sont rattachés à la fonction publique d'état ou à la fonction publique hospitalière, les travailleurs sociaux employés par le département relèvent eux de la fonction publique territoriale, au même titre que ceux employés par les communes.

Le secteur parapublic (Mutualité sociale agricole, par exemple) et associatif sont également employeurs de travailleurs sociaux leur propre convention.
En conclusion, le statut du travailleur social dépend du secteur d'exercice ; public ( ministère de l'éducation nationale par exemple) , semi public ( caisse primaire d'assurance maladie) ou privé ( association).
Les rémunérations.

La rémunération dépend du secteur d'activité. La variation peut être très importante d'un poste à un autre, d'une fonction publique à l'autre.
Pourquoi devenir travailleur social ?

Pour être un acteur essentiel des politiques sociales.

Ils sont placés en première ligne :

  • Pour lutter contre la précarité et les exclusions.

  • Pour favoriser l'accès de tous aux droits fondamentaux.

  • Pour soutenir l'insertion des jeunes en difficultés et prévenir la délinquance.

  • Pour restaurer le lien social et participer au développement social.

  • Pour favoriser l'insertion des personnes handicapées.

  • Pour accompagner les personnes âgées dépendantes dans leur quotidien.



Pour agir sur le terrain.

Les travailleurs sociaux accompagnent et soutiennent les personnes pour leur permettre de préserver ou de recouvrer leur autonomie.

Pour évoluer dans un secteur en pleine mutation.

Nécessité de s'adapter constamment aux réalités → singularité de l'individu humain + évolution de la société.
LE TRAVAIL SOCIAL.
Pourquoi le travail social ?

Faire que les capacités des personnes se transforment en compétences à agir sur leur vie, et les conditions de celle-ci, tel est l'enjeu du travail social.
Le travail social est confronté de plein fouet à la massification des problèmes, à l'élargissement des publics, à la complexité des situations de précarités, à l'effritement du lien social et à la perte du sens du « vivre ensemble ».
Le travail social participe à la cohésion sociale, car il participe au fait de reconnaître à chaque personne une place et une capacité à jouer un rôle dans la société.


  • Le conseil Supérieur du travail social rappelle les dimensions de l'aide prodiguée par les travailleurs sociaux.


Aider une personne, c'est ainsi lui permettre de construire, d'affirmer par elle-même :

  • Un lien individuel de soi à soi.

  • Un lien communautaire à un sous-système d'appartenance, famille, quartier, réseau...

  • Un lien sociétaire de soi à la société en faisant valoir ses droits et en assumant ses devoirs.


Les travailleurs sociaux ont à cœur de placer la personne au centre de l'intervention sociale, de restaurer sa capacité à être sujet.
Il s'agit de mettre en place les conditions pour qu'elle renforce :

  • Son rôle d'acteur à travers l'exercice de la citoyenneté.

  • Qu'elle développe ses compétences à modifier des attitudes inadéquates.


Brève histoire du travail social.

Définition : « Par travail social nous entendons d'abord toute action organisée qui vise à réduire une inadaptation quelconque ou qui est préventive de inadaptation d'un individu ou d'un groupe. » la revue esprit, parue en 1972, intitulée « pourquoi le travail social ? ».
La nécessité de l'histoire.

La configuration du travail social, telle que nous la connaissons aujourd'hui, résulte d'une longue évolution à travers les âges.
L'antiquité.

Les premières « traces » de solidarité sont anciennes. Ainsi es différents travaux des historiens nous démontrent les réalisations des Égyptiens pour favoriser l'émergence de l'entraide.
En Asie, avant même l'émergence du christianisme, l'apparition du bouddhisme (Ve siècle avant J.C.) et celle du confucianisme (500 avant J.C.) propagent la pensée de l'amour du prochain.
Apparaissent alors les premiers hôpitaux, les lieux d'asiles pour les enfants abandonnés, pour les adultes sans ressources.
Le judaïsme, fixe l'assistance comme une obligation morale et un devoir social.
Avec l'avènement du Christ, l'amour devient la base de l'église chrétienne primitive. L'aide, l'entraide, la bienfaisance sont érigée en principe.
La mise en place du diaconat (du grec diakones, « serviteur ») instaure les soins et les visites aux malades, la surveillance et l'assistance aux orphelins, l'assistance aux indigent, l'asile pour les voyageurs, l’assistance aux prisonniers.
L'action charitable de l'église s'étendra durant les VIIe et VIIIe siècle avec l'apparition de léproseries, d'hospices pour les vieillards, la création de l'hôtel-Dieu (est le vieil hôpital de la capital fondé en 651, il fut le symbole de la charité et de l'hospitalité).
Les temps modernes.

(du XVe au XVIII siècle). Progressivement, la pensée devient plus critique. La société prend conscience d'elle-même, se façonne, se construit.
La charité s'administre et s'imbrique davantage dans une sphère économique plus forte.
La période de la révolution est une période marquée par des troubles et des contradictions où la France cherche son régime : la Monarchie, la Constitution, la Convention, le Directoire, l'Empire.
C'est certainement la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui donne les premières impulsions pour instaurer l'égalité et la fraternité pour tous les sujets de la Nation.
L'assistance publique à Paris et en France s'élabore. Il s'agit de l'assistance aux malades, aux vieillards (1794), d'imposer un bureau d'assistance dans chaque commune (ancêtre de l'actuel centre communal d'action social, CCAS) à destination des indigents, des malades, des vieillards, des filles mères, des familles nombreuses.
Le comité de mendicité est chargé, quant à lui, de lutter contre la mendicité. Les enfants abandonnés sont pris en charge par la Nation, placés en hospices, instruits et mis en apprentissages.
Apparaîtront aussi, à cette période, les services de soin à domicile.
Le personnel religieux est progressivement remplacé par du personnel civil.
L'époque contemporaine.

le XIXe siècle est marqué par la grande révolution industrielle et le début de l'exode rural. Le service social n'existe toujours pas.
En 1830, l'aide à domicile apparaît grâce aux « petites sœurs des pauvres ». En cette ère industrielle, le travail des enfants n'est pas rares. Les premières interdictions interviennent en 1870 et touchent notamment les mines d'extraction du charbon.
En 1882, Jules Ferry institue l'obligation scolaire.
En cette fin du XIXe siècle, le mot social fait son apparition. Au début du XXe siècle, on assiste à la création des premiers dispensaires.
Les premiers centres sociaux voient le jour, notamment dans les cités ouvrières de Levallois-Perret et Saint-Denis.
Jusqu'alors, aucun diplôme n'est exigés pour exercer dans ce type de centre.
Les plus anciennes écoles en travail social sont créées en 1911 et 1912.
Les périodes d'après-guerre renforcent le rôle du travail social.
Dès 1918, le service social à l'hôpital est crée, suivra rapidement le service social des collectivités d'État tel que la SNCF et la préfecture de Police (1919 et 1929).
La loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions ouvre la voie à un profond bouleversement de la répartition des pouvoirs au profit des acteurs locaux.
La décentralisation conféra les compétences de l'action sanitaire et sociale aux départements. Les communes y apporteront une action complémentaire.
Conclusion : Le travail social, à travers l'histoire, n'a jamais cessé d'évoluer et de se développer. Il est devenu, aujourd'hui, un vecteur incontournable de la pensée économique et des orientations politiques.
Son champs d'action s'est étendu, ses pratiques se sont adaptés aux nécessités des préoccupations des générations antérieures. Son caractère professionnel s'est affirmé.
L'AIDE SOCIALE / ACTION SOCIALE.
L'aide sociale (décentralisée aux départements en 1984) :

L'état construit un droit à l'aide sociale qui repose sur les principes suivants :

  • L'aide sociale est un droit subjectif fondée sur l'appréciation de la situation personnelle.

  • L'accès à l'aide sociale n'est pas automatiques (il faut prouver un état de besoin).

  • C'est un droit subsidiaire qui n'intervient que lorsque les autres solidarités s'avèrent défaillantes et en particulier la solidarité familiale.

  • Si c'est un droit pour les individus, c'est une obligation pour la collectivité (dépense obligatoire pour la collectivité, ce qui implique de prévoir des financements).


Le rôle des départements :

Départements → bouclier social de proximité, 60% de leurs charges.

Il existe plusieurs formes d'aide :

  • Le CCAS → peut attribuer des prestations sociales facultatives aux familles les plus nécessiteuses.

  • Les Conseils Généraux → compétents pour l'attribution de prestations dans 6 domaines :

L'aide sociale à l'enfance (ex : placements d'enfants sur décision du juge).

L'aide sociale aux personnes âgées (ex : APA).

L'aide sociales familles (ex : aides au logement).

L'aide sociale aux personnes handicapées.

L'insertion et le RSA.

La protection maternelle infantile.
Coût en 2010 de l'aide sociale par les département = 21,5 milliards (source = l'observateur national de l'action sociale).
La sécurité sociale → droit objectif pour les cotisants. Accès automatique pour l'assuré cotisant et ses ayants droit dès lors que les risques couverts sont réalisés.
Le système français de sécurité sociale est créer en 1945 (au lendemain de la seconde guerre mondiale).
On va passer de 680 000 cotisants en 1955 à 20,7 millions en 1967. En 2009, 25,4 millions pour tous les régimes de retraite. Toute la population est couverte par la CMU (1999).
La sécurité sociale finance 4 risques :

  • La couverture du risque maladie qui assure le remboursement de soins et médicaments ; une partie des soins hospitaliers, le versement des indemnités journalières.

  • Le risque vieillesse → cotisations des actifs et des entreprises ; 3 grands types de régimes : régime général (71% des actifs y cotisent) ; régimes spéciaux (ex : fonctionnaires, SNCF... (19% y cotisent)) ; régimes des professions non salariées (10% des cotisants) = Déficit de 32 milliards.

  • Le risque accidents du travail / maladies professionnelles → près de 1,5 millions d'accident du travail sont indemnisés chaque année. ½ sont suivis d'un arrêt de travail.

  • Le risque famille → il existe 15 prestations ; Les CAF gèrent aussi des prestations qui ne relèvent pas spécifiquement de leur sphère : AAH et le RSA.


Les autres composantes de la protection sociale :

  • L'assurance chômage.

  • Les régimes complémentaires de retraites.


L'action sociale → l'aide sociale, telle qu'elle est prévue par les lois et règlement, a un caractère obligatoire, dans son principe comme dans ses modalités pour les collectivités publiques qui ont la charge.
Pour y répondre, elles ont crée des prestations supplémentaires. On a alors distingué l'aide sociale légale et l'aide sociale « facultative ».
L'action sociale réponds aux mêmes principes :

  • Elle est la conséquence d'une impulsion politique et d'un volontarisme.

  • Elle répond moins à des demandes individuelles qu'à la nécessité de faire une offre socialisée de biens aux habitants d'un territoire.

  • Son financement n'est pas une obligation et il n'y aucune garantie de pérennité des actions.
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