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La Réforme en Éducation

Le modèle socioconstructiviste est-il bien adapté dans nos écoles ?




Cahier du participant en préparation au débat dans le cadre du cours COM3109




Isabelle-Anne B.-Desgroseilliers, Catherine Lamothe, Isabelle Rodrigue, Lorena Rodriguez

16/03/2009






TABLE DES MATIÈRES



  1. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3




  1. De l’origine des réformes à la réforme actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . …….4



    1. Préambule historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …. 4

    2. Présentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... 5




  1. Les buts de la réforme. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... 6




  1. Les principaux changements apportés par la réforme. . . . . . . . . . . . ……7




  1. La réforme et l’adaptation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . … 9




  1. Questions de discussion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . …. 10




  1. Conclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11




  1. Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... 12

La Réforme en Éducation :

Le modèle socioconstructiviste est-il bien adapté dans nos écoles?
De l’origine des réformes à la réforme actuelle
«L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. Il faut bien remarquer que l'homme n'est éduqué que par des hommes et par des hommes qui ont également été éduqués » KANT
L’école : un construit social
Comme l’affirme Paul Inchauspé, consultant en éducation, « Le curriculum d’études de l’école obligatoire est un construit social, il représente ce qu’une société donnée, à un moment donné de son histoire, considère comme important de transmettre à ses enfants et à ses jeunes pour qu’ils puissent, mieux armés, affronter l’avenir. Les curriculums d’études sont ainsi un bon miroir de la manière dont, à un moment donné de son histoire, une société, une nation se représente son avenir.» (Inchauspé Paul. Pour l’école (Lettres à un enseignant sur la réforme des programmes, 2007 p.17) 
(Paul Inchauspé, que l’on aperçoit ci-haut sur la photo, a participé aux États généraux sur l’éducation et il a présidé en 1997 le Groupe de travail sur le curriculum : « Faire avancer l’école ». Il est considéré comme le «père de la réforme».)
Petite précision de vocabulaire
Il sera question dans les prochaines lignes d’employer les termes «curriculum d’études» et «programme d’études», il faut mentionner que ces termes arborent une petite nuance de sens dont il serait pertinent de clarifier. Lorsque l’on parle de curriculum d’études (le vieux mot curriculum est d’usage relativement récent), on s’adresse certes aux programmes d’études (terme employé souvent dans le passé), de leur contenu, mais aussi d’éléments qui auront un effet sur l’application des programmes, comme le nombre d’heures consacrées à chaque matière, le degré d’élaboration du mode de présentation à l’enseignant de ce programme, la durée des étapes (cycles) de la progression, la nature et les formes d’évaluation, l’existence ou non du redoublement, l’importance donnée aux cours à option, etc. En ce qui a trait au Programme d’étude : on employait ce terme pour se référer aux contenus des matières qui constituent le programme de formation : français, mathématiques, sciences, etc. (Inchauspé Paul, 2007)

Revitaliser le curriculum d’études :

Préambule historique
Le premier Programme d’études (7 années d’études contenu dans un livre de 750 pages), a été élaboré entre 1943 et 1948 et a ensuite été légèrement modifié en 1959. La moitié du Programme contenait de l’enseignement religieux. Le reste du programme contenait l’analyse du français – essentiellement à la lecture, l’analyse, la grammaire, l’orthographe, la rédaction, l’arithmétique. Les autres matières étaient l’histoire du Canada, la géographie, la langue seconde, les bienséances, l’hygiène, l’enseignement ménager pour les filles, les travaux manuels pour les garçons, l’initiation à la musique, la culture physique, la calligraphie, le dessin, l’agriculture. (Inchauspé Paul, 2007)
Dans ce curriculum d’études, pas une fois le mot «science» n’apparaissait, on parlait plutôt de l’enseignement d’une matière intitulée : «connaissances usuelles» où il était question de traiter de la nature en général, c’est-à-dire des oiseaux, des astres, des fleurs etc.

La dernière matière du programme concernait des renseignements sur les écoles et les professions (offert à la 7 ième année). Les différentes vocations étaient définies selon que l’élève était un garçon ou une fille : les garçons avaient le choix entre la vie sacerdotale, la vie religieuse ou la vie laïque. Les filles elles, avaient un choix plus limité : seule la vie religieuse ou la vie laïque s’offraient à elle. (Inchauspé Paul, 2007)
Le programme de 1959, démontrait le décalage existant entre un programme d’études et la société en progression pour laquelle il devait être en mesure de former adéquatement. Prenant conscience de cet état de fait, de cette dissonance, les acteurs sociaux qui étaient assigné à la lourde tâche de réformer le système d’Éducation, devaient vite remédier à la situation. D’ailleurs, en septembre 1960, tout ce branle bas de combat, inspira à M. Jean Paul Desbiens –sous le pseudonyme du frère Untel la rédaction d’un livre intitulé : Les Insolence du frère Untel. L’œuvre, critiquant de façon mordante la société québécoise, en dressant un portrait exhaustif de la pauvreté de la pensée, dénonçait la religion marquée par l’effroi et massacrait au passage le système d'enseignement qu'il jugeait archaïque. L’auteur, sur une note un peu plus optimiste, par contre, proposait également des pistes de réforme, qui feront, au final, un ouvrage précurseur des bouleversements de la Révolution tranquille. (Inchauspé Paul, 2007) Par la suite, au fil des ans, les revendications d’un nouveau modèle éducationnel dans les écoles ont connues une série d’obstacles et de discussions partagées sur la question. Bref, le remaniement de l’appareil scolaire est encore de nos jours un sujet de premier ordre dont nous sommes en vain de voir se terminer la bataille.
Comme le souligne M. Inchauspé, si le curriculum est un construit social il ne doit pas être seulement le résultat d’un travail d’experts, ce qu’il a trop souvent été. Depuis une dizaine d’années (milieu années 90), le débat sur la réforme scolaire est solidement lancé et la structure de l’Éducation est remise à niveau par le Conseil supérieur de l’éducation, les groupes de travails, les médias, les États généraux, qui au total consiste en la plus grande entreprise de participation sur l’éducation de l’histoire du Québec. Or, nous assistions pour la première fois à l’intervention de tous les acteurs sociaux ( y compris les professeurs), sur la question, ce qui n’est pas un moindre détail. (Inchauspé Paul, 2007)

Présentation
Comme nous l’avons mentionné précédemment, depuis la Révolution tranquille, le Québec a entreprit une réforme de l’Éducation qui doit permettre à la société québécoise de s’adapter à la modernité (évolution véloce de la technologie oblige). Déjà à cette époque, il y a plus de 30 ans, plusieurs avaient consacré temps et énergie à la remise à neuf du système d’Éducation. Malheureusement, triste est de constater qu’encore aujourd’hui, malgré les efforts encourus, le bilan de l’opération est toujours aussi pitoyable. La réforme est à refaire, sous de nouvelles bases semble-t-il, elle est à repenser soigneusement, car les statistiques de sa conception renvoient des résultats accablants au niveau du décrochage et des échecs scolaire chez les jeunes*. À présent, il serait tout à fait légitime de se demander quels sont les enjeux de cette réforme? Le manque de vision et d’inspiration est-il au cœur de la problématique? Depuis, le début des années 90, des remises en questions du système d’Éducation sont apportées, par contre, les programmes d’études se suivent et se ressemblent et ne réussissent pas enrayer le problème. Que peut-on en conclure? Le paradigme constructiviste, sous lequel la méthodologie des enseignements a prit forme depuis quelques temps, est-il mal adapté? Les lacunes de la réforme en Éducation résident-elles dans la mauvaise gestion et la mauvaise application du modèle socioconstructiviste par ses acteurs principaux : les professeurs? Ainsi, nous tenterons tout au long de cette présentation, de soulever quelques éléments de réponses qui peuvent mettre en lumière les dits enjeux de cette réforme, cela, en se penchant sur la problématique constructiviste. Dans les prochaines lignes, il sera question d’aborder les thèmes qui touchent aux buts de la réforme, de ses composantes majeures (compétences transversales), ainsi que de son adaptation requise (jeunes, parents, enseignants), dans notre société.

* « Au Québec il y a 40% des garçons et 28.4% des filles qui quittent l’école sans diplôme, et plus de 1/3 des élèves n’ont pas terminé leur secondaire dans 50% des écoles de Montréal. Numériquement, la population d’étudiants représente 1.813.859 individus, et on estime les étudiants pré universitaire à 1.559.918. Il y a 533.492 personnes qui sortent du système sans diplôme soit 34.2%.»

tiré de : Décrochage et échec scolaire : faille dans le système d’éducation ou problèmes générationnels? journaldelarue.wordpress.com/2008 [consulté le 10 mars 2009]


Les buts de la réforme
La visée générale de la réforme dans l’Éducation est d’accroître la réussite éducative. « C'est quoi, le but? Que l'école mène au succès un plus grand nombre d'élèves. » (Chouinard, le Devoir, avril 2005). Pour ce faire, le MELS propose sept grandes lignes d’action, élaborées par, entre autres, le Conseil permanent de la jeunesse et le groupe « Faire avancer l’école ».
Premièrement, la réforme propose d’intervenir dès la petite enfance. Pour ce faire, les écoles offrent dorénavant « la maternelle à temps plein à tous les enfants de 5 ans » (MELS, 2007) et ce, depuis septembre 1997.



Deuxièmement, la réforme vise à enseigner les matières essentielles. Par cela, on entendait réviser les « curriculums du primaire et du secondaire (grilles-matières, temps d'enseignement, diversification des cheminements, orientations des programmes d'études, évaluation des apprentissages, sanction des études, utilisation des nouvelles technologies) » (MELS, 2007) et de les appliquer au primaire dès septembre 1998.
Troisièmement, on désire donner plus d’autonomie aux écoles. Elles obtiennent plus de responsabilités sur plusieurs niveaux. On réduit aussi le nombre de commissions scolaires et on procède, entre autres choses, à une « décentralisation de l'organisation du travail » (MELS, 2007).
Quatrièmement, étant donné la plus grande fragilité de la réussite scolaire dans la métropole, la réforme scolaire vise à soutenir l’école montréalaise, grâce à diverses actions ciblées dans les écoles, tant secondaires que primaires, «considérées dans une situation de fragilité à l'égard de la réussite scolaire » (MELS, 2007) ainsi qu’à des investissements financiers et l’ « élaboration d’une politique d’intégration et d’éducation interculturelle. » (MELS, 2007)
Cinquièmement, on veut intensifier la réforme de la formation professionnelle et technique, le ministère étant déjà impliqué dans une restructuration de celle-ci.
Sixièmement, la réforme vise aussi certains changements au niveau des études postsecondaires. Elle vient en effet consolider et rationaliser l'enseignement supérieur. Tant au niveau collégial qu’universitaire, les changements concernent les politiques et la gestion des établissements scolaires.
Et finalement, la réforme touche un dernier domaine de l’éducation, soit la formation continue, pour laquelle on élabore une politique « en vue de clarifier les orientations ministérielles en matière d'offre de services et de partage des rôles entre les intervenants. » (MELS, 2007) La réforme vise donc à donner un meilleur accès à la formation continue.
Par ces sept sous-objectifs, le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport entend favoriser « le succès du plus grand nombre ». (jasonsréforme.com, 2005) On veut stimuler l’apprentissage d’informations qui restent et éviter le par cœur appris pour un examen et oublié sitôt la copie rendue. « Solliciter davantage les étudiants au plan intellectuel et leur fournir des tâches qui présentent beaucoup de liens entre les matières enseignées et la réalité quotidienne qui est au cœur de cette réforme. » (jasonsreforme.com, 2005)


Et c’est quoi ces nouvelles idées ?

Les principaux changements apportés par la réforme
S’inscrivant dans une démarche constructiviste, on ne peut pas dire que la réforme se voulait une continuité améliorée d’un système déjà existant : la réforme est une idée nouvelle, complètement différente du système d’Éducation qu’elle a remplacé. Un élément n’y est pas remplacé de façon linéaire par un autre. Par exemple, les cours d’écologie et de biologie n’ont pas été inclus dans une nouvelle catégorie : on a plutôt remanié le tout, afin de reconstruire de nouveaux domaines d’étude et de nouveaux repères. Dressons un portrait de ce à quoi ressemblent les divisions de l’enseignement en ce moment dans les écoles.
On divise d’abord l’enseignement en cinq domaines généraux. Il est attendu que ces domaines soient exploités sous plusieurs aspects et à plusieurs moments durant les périodes d’enseignement. On les regroupe ainsi :


  • Santé et bien-être;

  • Orientation et entrepreneuriat;

  • Environnement et consommation;

  • Medias;

  • Vivre-ensemble et citoyenneté.

Ces domaines sont versatiles et observables tant dans l’étude des langues que de celle des sciences et technologies ou autres, mais à divers niveau. Le Programme de Formation du Ministère de l’Éducation et des Loisirs du Québec propose de simples définitions de ces domaines.
SANTÉ ET BIEN-ÊTRE : Amener l’élève à se responsabiliser dans l’adoption de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sécurité et de la sexualité.
ORIENTATION ET ENTREPRENEURIAT : Amener l’élève à entreprendre et à mener à terme des projets orientés vers la réalisation de soi et l’insertion dans la société.
ENVIRONNEMENT ET CONSOMMATION : Amener l’élève à entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en gardant une distance critique à l’égard de la consommation et de l’exploitation de l’environnement.
MÉDIAS : Amener l’élève à faire preuve de sens critique, éthique et esthétique à l’égard des médias et à produire des documents médiatiques respectant les droits individuels et collectifs.
VIVRE-ENSEMBLE ET CITOYENNETÉ : Amener l’élève à participer à la vie démocratique de la classe ou de l’école et à développer une attitude d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité.
(MELS, 2007)
Ces domaines généraux sont omniprésents dans ce que le ministère appelle les « domaines d’apprentissage ». Ils sont eux aussi divisés en cinq catégories :


  • Domaines des langues;

  • Domaine de la mathématique, de la science et de la technologie;

  • Domaine de l’univers social;

  • Domaine des arts;

  • Domaine du développement personnel.

Ces domaines, bien que perméables, sont plus définis que les domaines mentionnés plus haut. En effet, on regroupe sous forme de compétences ce que les domaines visés tentent d’atteindre. (voir annexe 1)
On développe aussi, tout au long du parcours scolaire, des compétences dites TRANSVERSALES. Ces compétences se veulent des aptitudes utiles à tous les niveaux, tant à l’école qu’à la maison ou dans la vie parascolaire. « Expression de buts communs à l’ensemble du curriculum, les compétences transversales font référence à des outils de divers ordres que l’école juge essentiels pour permettre à l’élève de s’adapter à des situations variées et de poursuivre ses apprentissages sa vie durant. » (MELS, 2007 :p.33) Ces compétences sont au nombre de neuf, divisées en 4 ordres d’idées :
Ordre intellectuel

    • exploiter l’information;

    • résoudre des problèmes;

    • exercer son jugement critique;

    • mettre en œuvre sa pensée créatrice.


Ordre méthodologique :

    • se donner des méthodes de travail efficaces;

    • exploiter les technologies de l’information et de la communication.


Ordre personnel et social

    • actualiser son potentiel;

    • coopérer


Ordre de la communication

    • communiquer de façon appropriée.

(MELS, 2007 : chapitre 3)
Cette modification dans la manière d’aborder l’apprentissage des jeunes de la maternelle jusqu’à la cinquième secondaire constitue l’essence de la réforme.

La réforme et l’adaptation : comment s’y retrouver?

La réforme dans nos écoles est une question d’ajustement pour tous

En ce qui concerne la réforme dans nos écoles, plusieurs ne savent plus où donner de la tête. En fait, que ce soit les enseignants, les élèves ou les parents, tous doivent s’ajuster aux nouvelles mesures lancées pas le ministère de l’Éducation.
Aussi, dans certaines sphères académiques on peut carrément parler de changements qui appellent quelques fois à l’ambigüité. Mentionnons par exemple le cas de l’enseignement du français écrit dans nos écoles. En effet, nous baignons dans une confusion linguistique et cela ne date pas d’hier. En réalité, depuis Les insolences du frère Untel, dans lequel Desbiens dénonçait les inepties dans l’utilisation en générale du français parlé et écrit, on se rend compte aujourd’hui que c’est plutôt d’ordre grammaticale et orthographique− plus en nuance− que les changements sont apportés à la langue française. Soulignons que ce n’est pas une mince affaire que de devoir se réajuster année après année à ces conversions. Voici notamment une illustration concrète de ces ses nouvelles règles qui apparaissent et de ces autres règles qui sont abolies : «L’accent circonflexe disparaît sur i et u, mais on le conserve dans les terminaisons verbales du subjonctif, du passé simple et dans certains cas d’ambiguïté ».
Dans un autre ordre d’idée, s’ajuster en tant que professeur à toutes ces transformations est une chose qui est loin d’être évidente. D’un autre côté, l’adaptation peut sembler plus ardue pour les élèves qui vivent ces soi-disant changements. Effectivement, l’élève se trouve constamment en mode «apprendre et désapprendre», ce qui peut porter à confusion. Les étudiants doivent s’adapter à ces évolutions en modifiant partiellement et parfois en changeant complètement une notion apprise et cela, de manière à s’assurer une compréhension appropriée à une réussite.
Pour ce qui est du parent qui veut aider son enfant à faire ses devoirs, ce n’est pas non plus de tout repos puisqu’il est soumit à aux évolutions du français enseigné, uniquement lorsqu’il voit les leçons et devoirs de son enfant.

Enfin, Il est important de noter que depuis 2000, c’est-à-dire dès la mise en place de la nouvelle réforme dans nos écoles, le taux de réussite des élèves de sixième année à l’épreuve de l’écriture du ministère a continué sa dégringolade. On remarque que de 2005 à 2006, le taux est passé de 83% à 81 % alors qu’en 2000 il était de 90 %. En 2006, les résultats détaillés ont dévoilé que c’est l’orthographe qui a posé le plus de problèmes aux élèves de la sixième année. Il n’y a que 68 % qui ont réussi en 2006 alors qu’en 2005 il y a eu 77 %. Malheureusement, c’est encore à la baisse. Notons enfin, que la majorité des erreurs récurrentes sont de nature grammaticale.
Les pédagogues québécois déplorent un demi-échec de la réforme en éducation. Selon Philippe Perrenoud, un associé à la réforme québécoise :
 Je pense que toutes les réformes d'aujourd'hui s'adressent à des professionnels qui n'existent pas. Ce n'est pas le nombre d'années d'études qui pose problème. C'est la capacité des enseignants à gérer des situations didactiques, des relations et des dynamismes de groupe qui fait défaut. Les réformes échouent parce qu'elles demandent probablement aux enseignants plus que ne peuvent donner la majorité d'entre eux. . Je suis aussi intimement persuadée que, malgré les consensus apparents, les parents des classes moyennes s'opposent aux réformes scolaires, parce que les changements qu'elles proposent profitent aux enfants des classes populaires, qui composent en grande partie les 25 % d'élèves qui ne réussissent pas à l'école. Les classes moyennes, en réalité, souhaitent une école élitiste plutôt que centrée vers la réussite. (Perrenoud, 2006)
Ils croient donc, tout comme ses confrères et consœurs, que ce demi-échec est dû aux parents et aux enseignants.
Il est primordial de considérer la réussite des élèves. De fournir tous les outils nécessaires à une bonne compréhension de la matière ou plutôt des notions vues en classe afin que cela leur serve tout au long de leurs études et même tout au long de leur vie. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de la réforme en éducation et surtout tous et toutes en subiront les échos. Tout est en constante transformation que ce soit pour faciliter l’apprentissage de la matière, s’assurer une conservation de la langue ou respecter l’apparition de nouveaux mots dans la vie de tous les jours (influencé par d’autres langues), etc. Nous devrons toujours nous ajuster à ces changements en lien à l’éducation.
Questions de discussion

BLOC A


  1. Si l’on vous chargeait de remanier l’ensemble de la structure scolaire dans l’objectif d’assurer l’augmentation de la réussite du plus grand nombre d’élèves, sur quel aspect du système d’éducation vous pencheriez-vous en premier lieu? En quoi ces éléments à changer compromettent-ils la qualité de l’éducation?




  1. Quelles sont les mesures concrètes que l’on pourrait préconiser afin de remédier au problème du système d’éducation?




  1. Un système d’éducation privilégiant l’élitisme est-il bénéfique pour le développement du jeune? Le succès du plus grand nombre est-il plus important que le succès individuel de l’élève?


BLOC B


  1. La réforme du système d’éducation du Québec amène à des questionnements par rapport à notre vision de ce qu’est l’enseignement. Les nouvelles idées faisant surface depuis la moitié des années 1990 s’apparente à une forme de socioconstructivisme. Une question se pose alors : le modèle socioconstructiviste est-il bien adapté dans nos écoles? Le problème de la réforme se situe-t-il dans la conception constructiviste de celle-ci ou de son application?




  1. La réforme est-elle vraiment un échec ou doit-elle seulement encore faire ses preuves?



Conclusion
La réforme du système d’éducation au Québec est le résultat de longues réflexions et leur aboutissement est, bien que discutable, ce que le Ministère a trouvé de mieux à proposer pour augmenter le taux de diplômés, quel que soit le niveau. Mais diplômer plus est-il vraiment nécessaire? Ne vaudrait-il pas mieux de diplômer mieux? Il est bien entendu un peu tôt pour répondre complètement à ces questions : la réforme est encore jeune et il est difficile de faire changer complètement un système sans rencontrer d’obstacles. La réforme relève d’un changement de paradigme dans l’éducation et jusqu’à ce qu’on aie trouvé quelque chose de mieux et d’indiscutablement plus efficace pour remplacer le système défaillant qui était/est en place, qui sait ce qui peut arriver.

Bibliographie

Chouinard, Marie-Andrée. « La réforme scolaire enfin décodée ». Le Devoir.com (Montréal), 2 et 3 avril 2005, [http://www.ledevoir.com/2005/04/02/78421.html ] (page consultée le 15 février 2009)

Décrochage et échec scolaire : faille dans le système d’éducation ou problèmes générationnels? [journaldelarue.wordpress.com/2008] (page consultée le 10 mars 2009)
DION-VIENS, Daphnée. « Le français des élèves du primaire continue de se détériorer ». Le Soleil (Québec) 26 décembre 2008, [http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200812/25/01-813117-le-francais-des-eleves-du-primaire-continue-de-se-deteriorer.php] (page consultée le 15 mars 2009)
Éthier, Marc-André et al. « Réforme de l’éducation – Du faux débat entre compétences et connaissances ». Le Devoir.com (Montréal) 14 et 15 mai 2005, [http://www.ledevoir.com/2005/05/14/81793.html ] (page consultée le 15 février 2009)
Inchauspé Paul. Pour l’école, Québec, Liber, Québec, 2007, 178 p.

La réforme pour les nuls. Jasons réforme, [http://jasonsreforme.qc.ca/] (site consulté le 13 mars 2009)
Le café pédagogique. « Le système : Québec : la réforme de l’École corrigée ». L’Expresso [http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2006/10/index191006_LesystemeQuebecLareformedelEcolecorrigee_.aspx] (page consultée le 15 mars 2009)
Le Devoir. Le Devoir.[http://ledevoir.com/2007/10/24/161650.html] (page consultée le 15 mars 2009)
Legendre Renald. Stop aux réformes scolaires, Guérin, Montréal, 2002, 291p.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DES LOISIRS ET DU SPORT. Éducation, Loisir et Sport. [www.mels.gouv.qc.ca] (page consultée 15 mars 2009)
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DES LOISIRS ET DU SPORT. Programme de formation de l’école québécoise. Québec, MELS, 2006.
Orthographe recommandée, La nouvelle orthographe, parlons-en! [http://www.orthographe-recommandee.info/index.htm] (page consultée le 15 mars 2009)
Roy Paul-Émile. Réformes ou maquillage : la réforme de l’Éducation au Québec, Québec, Méridien, 1994, 82 p.



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