A la découverte de l’Afrique








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Projet

A la découverte de l’Afrique

Objectifs et intérêts du projet

La France et l’Europe


Une rapide approche de son propre continent pour pouvoir prendre conscience des caractéristiques de son milieu et les mettre en perspective avec celles des milieux découverts


  1. Comment est ta classe ?

  2. Où habites-tu ?

  3. Qu’est-ce qu’un paysage ?

  4. Ville ou campagne ?

  5. Que voit-on au bord de la mer ?

  6. Que voit-on à la montagne ?

  7. Qu’est-ce que la planète Terre ?

  8. Comment représenter la Terre ?

  9. Comment est la France ?

  10. Pourquoi les maisons sont-elle différentes ?

  11. Étudie la vie des hommes.


un pays loin d'ici de Nigel Gray et Philippe Dupasqier

Le continent Africain
Un point sur l’Afrique

(source : Wikipédia)

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L’Afrique est le deuxième continent au monde par sa population et le troisième (ou le deuxième si l'on considère l'Amérique comme formée de deux continents) par sa superficie, après l’Asie. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles. Avec une population de 944 000 000 habitants (mi 2007), les Africains représentent 14 % de la population mondiale. Le continent est bordé par la mer Méditerranée au nord, le canal de Suez et la mer Rouge au nord-est, l’océan Indien au sud-est et l’océan Atlantique à l’ouest. L’Afrique comprend 48 pays en incluant Madagascar, et 53 en incluant tous les archipels.
Paysages

Les Savanes constituent un biome des zones semi-arides de la planète.

La savane proprement dite est une formation végétale composée principalement de plantes herbacées vivaces de la famille des graminées. Elle est plus ou moins parsemée d'arbres ou d'arbustes. La savane se développe sous Climat tropical de savane caractérisé par l'alternance d'une saison humide et d'une saison sèche plus courte, propice aux incendies.

Les herbes sont surtout des Graminées en touffes ou en plaques avec bourgeons à la surface du sol. Les espèces les plus fréquentes dans la savane africaine sont l'Herbe à éléphant, l'Herbe à paillotes, l'Andropogon...En saison des pluies, au maximum de leur croissance elles peuvent dépasser 3 mètres de haut. Leurs racines forment souvent un feutrage de plusieurs dizaines de centimètres de profondeur qui interdit l'installation d'autres espèces, mais qui leur permet de résister aux feux naturels ou anthropiques qui périodiquement, pendant la saison sèche, parcourent la savane. Les arbres, presque tous à feuilles caduques, ont une écorce épaisse et drageonnent facilement. Les plus emblématiques, en Afrique, sont les Baobab. On y trouve aussi des Acacias, des Palmiers...

Le mot désert désigne aujourd’hui une zone stérile, ou peu propice à la vie, en raison du sol impropre, ou de la faiblesse des précipitations (moins de 200 mm par an). Un paysage désertique se reconnaît à son aspect dénudé. Le Sahara est situé dans la partie nord de l'Afrique. Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde, il divise le continent d'est en ouest. Il couvre d'immenses étendues de territoires et s'étend sur 10 pays. Certaines dunes fossiles du Tchad ont été datées de 7 millions d'années. La transition entre le désert et les zones le bordant se fait sous forme de steppes : la steppe se caractérise aussi par un climat semi-aride ou pousse des arbrisseaux.

En géographie, une oasis (mot venant du grec ancien) désigne une zone de végétation isolée dans un désert stérile. Ceci se produit à proximité d'une source d'eau ou lorsqu'une nappe phréatique est suffisamment proche de la surface du sol ou parfois sur le lit de rivières venant se perdre dans le désert.

Le terme Sahara est d'origine arabe qui signifie désert. C'est donc un pléonasme que de dire le « désert du Sahara ».

La forêt équatoriale et tropicale humide, aussi dite ombrophile ou pluvieuse, est un biome des zones intertropicales, caractérisé par une formation végétale arborée haute et dense ainsi qu'un climat chaud et très humide.

La forêt ombrophile est la plus riche en diversité spécifique, tant pour les arbres que pour la flore ou la faune en général (jusqu'à plusieurs centaines d'espèces d'arbres par hectare, contre une dizaine au maximum en milieu tempéré). Elle est caractérisée par des arbres de grande taille à croissance lente tant qu'ils n'émergent pas sur la canopée (étage supérieur de la forêt), stade auquel ils se dotent souvent de forts contreforts. Les espèces, genres ou familles endémiques y sont les plus élevés parmi les écosystèmes des terres émergées. Cet ensemble climatique est caractérisé par la présence de l' alizé. Ce vent de direction nord-est dans l'hémisphère nord et sud-est dans l'hémisphère sud est une composante importante de ce climat par son apport de précipitations.

Dans les zones proches de l'équateur, les alizés influents sont les alizés océaniques, ce sont ces vents doux et lents (20 km/h) qui amènent la pluie — par évaporation océanique — dans les régions équatoriales, a contrario des régions arides où les alizés continentaux qui y sont actifs n'amènent qu'aridité.

Plus on s'éloigne de l'équateur, plus on s'approche d'un climat tropical à saisons alternées qui admet une saison sèche contrairement à l'équatorial, mais également une augmentation de l'amplitude thermique annuelle ainsi que de la pression atmosphérique qui est plus faible dans les zones proches de l'équateur.


Langues

Les linguistes recensent 2 000 langues vivantes sur le continent africain, regroupées en quatre grandes familles, exclusion faite des langues de souche non africaine.

La famille afro-asiatique (353 langues vivantes dont 299 parlées en Afrique, totalisant 340 millions de locuteurs).

La famille nilo-saharienne (197 langues vivantes et 35 millions de locuteurs).

La famille khoisan (22 langues vivantes et 360 000 locuteurs) est la plus petite famille linguistique africaine.

La famille Niger Congo compte près de 1 500 langues vivantes, ce qui fait d’elle la plus grande famille linguistique du monde (22 % des langues de la planète et 71 % des langues africaines).
Religions

L'Afrique est très marquée par l'arrivée de l'Islam qui s'est installé en Afrique du Nord, et plus tard dans l'intérieur de Afrique de l'Ouest et la côte d'Afrique de l'Est.

Historiquement, l'animisme (animisme (du latin animus, originairement esprit, puis âme) est un terme par lequel on désigne la croyance en l'âme et en les esprits. Il désigne ensuite un vaste ensemble de cultes "traditionnels" selon lesquels les éléments de la nature (les pierres, le vent, les animaux) seraient dotés d'âmes ou d'esprits.) dominait les régions d'Afrique de l'Est, Afrique centrale, Afrique australe, et la région côtière d'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, une grande partie de la population de ces régions s'est convertie au christianisme. L'église catholique et plusieurs églises protestantes sont représentées sur le continent ; elles ont été établies par des missionnaires européens pendant l'époque coloniale.

L'animisme a moins de pratiquants aujourd'hui qu'avant l'arrivée des Européens, mais il reste important dans certains pays, notamment le Bénin et le Togo. Il y a beaucoup d'Africains qui incorpore quelques éléments d'animisme dans leur foi chrétienne ou musulmane.
Ressources

L'Afrique est riche de gisements de minéraux (métaux), de pierre précieuse, de réserves d'or et de zinc. Les ressources (pétrole, gaz naturel, charbon) sont exploitées majoritairement par des grandes multinationales. Elles sont souvent dénoncées comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones.
Musique

Mis à part le Maghreb où les musiques savantes arabe et arabo-andalouse se sont implantées, il s'agit essentiellement d'une musique traditionnelle ou folklorique à transmission orale. Elle est caractérisée par une rythmique omniprésente, liée souvent à la danse. Elle se manifeste lors de festivités, mais aussi de cérémonies telles circoncision, baptême, mariage, initiation, guérison, funérailles, etc. La musique poly rythmique permet aussi à l'individu de trouver sa place dans le groupe, tout en donnant à ce dernier, une signature unique. La musique est aussi liée aux griots, les conteurs traditionnels qui véhiculent la mémoire de leur peuple
Art

L'art africain traditionnel se subdivise en une multitude d'arts locaux. Les musées internationaux ayant longtemps négligé l'art africain, appelé auparavant « art nègre », de ce fait la plupart des chefs d'œuvre sont entre les mains des collectionneurs privés et des marchands, et certains d'entre eux ont réalisé depuis les années 1980 de véritables fortunes. Après les diverses indépendances, beaucoup d'Européens étaient rentrés en Europe avec souvent d'importantes collections et peu à peu, leurs collections ont alimenté les marchés aux puces et les ventes aux enchères.
a. Les masques

Celui qui porte le masque n'est pas seulement un acteur représentant la puissance spirituelle, mais notamment lors des rituels, s'identifie à elle jusqu'à en être possédé et à devenir pleinement l'esprit auquel il prête son corps

La communication avec les êtres spirituels et le contact direct avec les masques sont parmi les privilèges des hommes qui, dans de nombreuses sociétés, se réunissent dans une société de masques ou secrète et qui mettent les masques à l'abri des non-initiés, notamment des femmes et des enfants. À ces derniers il est interdit sous peine de mort de connaître l'identité des danseurs portant le masque. De nombreux mythes évoquent un temps où le secret des masques était aux mains des femmes, avant qu'il ne leur ait été enlevé par les hommes.

Il y a dans les masques deux caractères essentiels qui aident à la compréhension de ses fonctions respectives. Les masques comme institution associés aux rites et à la pratique de la danse, il s' agit des masques sacrés et des masques profanes.

Les masques sacrés :

Ils représentent les ancêtres de tous les masques, ils représentent une divinité, une force. Ils détiennent les pouvoirs religieux. Ils exercent une action propitiatoire à l' égard des puissances bénéfiques ( génies, dieux secondaires ) qui sont des intermédiaires, entre les hommes et une déité diffuse dans l' univers. Ils expriment la majesté, la sagesse, le mystère des forces surnaturelles qui les animent. Ils sont chargés de montrer l' invisible. Ils peuvent aussi éloigner les puissances du mal, ils protègent les hommes des forces maléfiques. Ils interviennent dans des cérémonies bien particulières, rites de passage, purification, sacrifice, initiation, conjuration...

Ils jouent un rôle essentiel dans le rétablissement de l' ordre social. Ils représentent des ancêtres et Dieu, ils sont bons et justes. Ils punissent ceux qui apportent le désordre et l' insécurité. Ils sont les juges suprêmes. Ils détiennent les pouvoirs juridiques. Ils règlent les litiges, les problèmes de familles, de clans, de tribus.

Ces masques ne sortent que pour des événements vraiment importants publiquement ou dans une enceinte privée, sacrée. On les reconnaît à leur grande jupe de raphia de palmier séché, leur coiffe énorme faite de plumes ou de peaux de bêtes ou de tissu recouvert de cauris, leurs ornements, chasse mouche, bâton, grelots aux pieds pour marquer le rythme. Le jour de sa sortie, la population se mobilise, à la fin de la cérémonie tous les assistants passent devant le masque sacré pour recevoir le kaolin purificateur.

Les masques profanes :

Cette catégorie est représentée par un ensemble de petits masques très nombreux qui se produisent au moment des fêtes de réjouissance. Ce sont des masques de divertissement. Ils représentent les ancêtres du clan de la famille, destinés à attirer l'âme de l' ancêtre et à capitaliser sa puissance vitale. Immortels, ils sont dépositaires du patrimoine culturel. Ainsi il leur appartient de raconter l' histoire, ils sont la mémoire du peuple. Ils forment une société hiérarchisée, le masque sacré est au sommet entouré par une cour d' autres masques (guerrier, griot, chanteur, danseur…).
b. les tissus

Source : http://www.artisanat-africain.com

Les bogolans :
Les bogolans (bogolan=ce que donne l'argile) sont essentiellement fabriqués en Guinée, au Mali, au Burkina Faso et dans le nord ouest de la Côte d'Ivoire.

Conçus à partir d'un coton blanc tissé et filé à la main (toile assez épaisse), les bogolans sont issus d'une vieille tradition. Ces cotons sont trempés dans une teinture végétale (décoction à base de feuilles) qui donne une couleur beige voire jaunâtre. Le bogolan est alors mis à sécher au soleil puis de la boue est appliquée sur le tissu (généralement couleur du fond, ou couleur dominante de la tenture). Le tissu est ensuite remis à sécher puis est lavé pour retirer les excédents de boue (et ainsi de suite pour chaque couleur). C'est une technique laborieuse (méthode additive). On peut aussi décolorer certaines parties déjà teintées (méthode soustractive) par l'action de savon corrosif ou bien d'eau de javel.

Des applications de décoctions (macérations de feuilles ou de fruits du tamarinier) fixent ensuite les couleurs.
Le batik

Le Batik est une technique de teinture de tissu. Tous les tissus présentés ne sont pas peints mais bien teints : pour ce faire deux techniques sont utilisées la technique des réserves et la technique des ligatures.

La technique des ligatures consiste à nouer certaines parties du tissu avec un fil très serré qui empêche la teinture de pénétrer jusqu'au centre du noeud (on peut insérer au centre un caillou). Le tissu est alors trempé dans la teinture (technique très utilisée avec l'indigo). Après lavage et séchage, une fois les noeuds défaits, les zones serrées par les fils apparaissent dans la couleur d'origine du tissu alors que le fond du tissu est teinté : ces motifs auront une forme d'anneaux. Pour obtenir des lignes droites on peut aussi plier finement le tissu dans toute sa longueur et le maintenir serré avant de le teinter (technique utilisée pour obtenir aussi des fond marbrés).

La technique des réserves consiste à appliquer sur le tissu une matière imperméabilisante (amidon, cassave et cire en Afrique, pétrole en Afrique et en Asie) sur les parties de la tenture que l'on ne veut pas teinter. Le maître batikier prépare lui-même ses teintes. Après le trempage du tissu les motifs imperméabilisés apparaîtront non teints dans la couleur initiale du tissu (blanc pour les tissus présentés dans notre galerie). On fait alors bouillir le tissu afin de faire fondre la cire. Chaque couleur du batik nécessite un bain de teinture : il y aura autant de bains différents que de couleurs.

A compléter

Fruits, légumes, épices et plats traditionnels

A compléter
La vie quotidienne

Source : http://www.musee-africain-lyon.org

Le rôle de la Femme

La femme tient une place de premier ordre dans les sociétés africaines. Dans des régions où le taux de mortalité est très élevé, le rôle premier de la femme est de donner la vie et de la préserver. Elle est aussi garante de la tradition où s'enracine la vie : en beaucoup d'ethnies, ce sont les "vieilles" que l'on consulte pour décliner les généalogies ou pour évoquer les mystères du passé, et ce sont elles qui manipulent le mieux les forces occultes. Pour toutes ces raisons, il importe de garder sous contrôle celle qui est dépositaire de tant de science et de tant de pouvoir. Le femme n'est donc pas cette espèce d'esclave que certains auteurs se sont plu à décrire, et si, par certains de ses aspects, la condition féminine semble peu enviable, il faut y voir davantage le résultat d'une déviance que d'une volonté délibérée de maintenir la femme dans un état de servitude.

Les Activités Masculines

Les activités de l'homme correspondent, pour une part, à sa constitution physique et, pour une autre part, à la place que lui assigne l'idéologie du groupe. Il lui revient d'accomplir les travaux pénibles ou dangereux : défrichage, chasse, pêche, guerre... Si son statut social le lui permet, il participe à la palabre où se règlent les conflits de personnes et où se prennent les décisions d'intérêt général.

L'Enfant

L'enfant, considéré comme potentiel de vie et de prospérité, est entouré de soins attentifs. L'initiation, qu'elle soit formelle ou diffuse, modèle son intelligence, son caractère et son affectivité, pour qu'il tienne le rôle qui lui sera dévolu dans le monde des adultes. Une fois l'âge de raison atteint, vers 7/8 ans, le petit garçon se détache peu à peu de sa mère pour fréquenter le monde des hommes, tandis que la fillette sera élevée par les femmes.

Les Relations Sociales

Les relations sociales sont essentiellement fondées sur la parenté qui fait elle-même référence à un ancêtre commun. Il n'est pas toujours aisé de distinguer les nuances entre lignage, clan et tribu ; mais une chose est sûre : l'Africain se situe toujours par rapport à la famille, dans la ligne paternelle ou maternelle selon les cas. La solidarité familiale elle-même, qui étonne tant le voyageur occidental, est régie par ce réseau de parenté à plusieurs niveaux.

L'Organisation Politique

L'organisation politique varie beaucoup d'une région à l'autre. En général, les savanes ont été propices au développement de grands états, alors que la forêt, où il est plus difficile de circuler et donc d'entreprendre des conquêtes de grande envergure, est le domaine des petites unités villageoises.
Mais, dans tous les cas, on retrouve des constantes. D’une façon ou d'une autre, le pouvoir est aux mains des "vieux" et il s'enracine dans la référence aux ancêtres fondateurs. A partir de là, toutes les variantes sont possibles, depuis la quasi-anarchie des populations paléonigritiques jusqu'aux vastes empires sahéliens, au demeurant fortement marqués par l'influence de l'islam. Ceux qui détiennent le pouvoir ne sont pas seulement chargés de conduire les armées et de maintenir l'ordre : ils doivent aussi faire en sorte que leur peuple reste en harmonie avec le cosmos, et ils sont donc investis d'une mission d'ordre religieux. On retrouve là un des traits caractéristiques de l'âme africaine : l'individu n'existe qu'en référence au groupe et, plus largement, à l'univers visible et invisible. Il importe donc que le jeu des règles sociales favorise cette insertion où le religieux côtoie naturellement le profane. Les croyances, les rites, mais aussi la parole et les arts plastiques ont pour fonction de justifier et de perpétuer l'ordre établi. Ils sont un langage symbolique difficilement accessible au non-initié.

La visibilité du pouvoir

Les insignes du pouvoir manifestent quelques aspects de l'idéologie qui le sous-tend. Ainsi, le parasol rappelle que le roi est pour son peuple le garant de sa sécurité. L'éléphant, le lion, le léopard, expriment la toute-puissance du souverain, alors que le caméléon évoque la prudence et la circonspection. Les récades, ou bois de commandement des rois du Dahomey, sont la stylisation d'une arme traditionnelle. Elles sont souvent ornées d'un emblème métallique qui évoque un événement historique majeur. Après les revers militaires subis par son père, le roi Gléglé prit pour devise le cadenas, pour signifier que son royaume serait hermétiquement fermé aux agressions extérieures. En maints endroits, le symbole premier du pouvoir est le trône. Les formes en sont diverses, mais toujours chargées de sens. Chez les Akan, dont nous parlions plus haut, les trônes des chefs les plus valeureux sont, après leur mort, consacrés comme autels pour les sacrifices : ils deviennent alors l'élément essentiel du "trésor royal" et sont entourés des soins les plus attentifs. Malheur à celui qui ne serait pas capable de préserver l'intégrité de ces tabourets ancestraux ! Il perdrait littéralement l'assise de son pouvoir et serait immédiatement destitué... Au niveau de la parole, le recours aux proverbes est une autre façon de signifier le pouvoir, car celui qui maîtrise le symbolisme du verbe n'est pas seulement un habile orateur ; il dispose d'une arme terriblement efficace ! En quelques mots, il est capable de mettre fin à une interminable palabre.

Danses - Musiques – Chants

La musique constitue l'un des aspects essentiels de l'expression artistique en Afrique Noire. D'ailleurs, bien avant les œuvres sculptées, elle a attiré l'attention des voyageurs européens qui, très tôt, ont reconnu l'aptitude des Africains à s'exprimer sur ce mode. Bien que cela ne soit pas un absolu, il est vrai qu'en Afrique la danse se trouve souvent associée à la musique : il suffit de quelques mesures pour que, spontanément, les corps se mettent dans le rythme... Si les chants, sous certaines formes, ont un rôle purement ludique, les plus souvent ils ont une puissante force évocatrice. Les complaintes funèbres retracent la vie du défunt et rappellent les exploits des ancêtres. Les berceuses sont pour les femmes l'occasion d'exprimer leur amour maternel et leur fierté d'être mères. Les danses nocturnes des jeunes filles, parfois très réalistes, font partie du cycle de l'éducation sentimentale. Les épopées chantées par les griots, où le mythe rejoint la réalité, relatent les événements marquants de l'histoire d'un peuple et magnifient le pouvoir en place.

Le chant, la musique et la danse sont donc un langage souvent symbolique, ce qui nous amène à constater, une fois de plus, qu'en Afrique l'art pour l'art n'existe pas : il est toujours subordonné à une idéologie ou à une nécessité du moment.
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