Cryptonomicon (notes de lecture)








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Cryptonomicon (notes de lecture)



http://benhur.teluq.uquebec.ca/~dgilbert/vieetudiante/journal/2002/fevrier/crypton.html

Arts et lettres

Cryptonomicon

ou la planète comme carte mère, une contre-fiction d'érudition

par J. Sébastien Chicoine et Hugues Chicoine

(révision 2011-01-06)

Avertissement : L'ouvrage en anglais américain dont il est question ici, CRYPTONOMICON, un roman, laissera pantois les consommateurs de « littérature » et fera la joie des amateurs de technologies et de sciences. Il procurera des jouissances inédites aux assoiffés d'épistémologie. Il surprendra les cracks des mathématiques autant que les férus d'histoire, de géographie, d'astronomie, d'informatique, de navigation, de génie minier et plus encore. Déclasse toute fiction.

« ...au quotidien, je suis business, précis, binaire même... ma vie est partagée entre 4 continents et plusieurs fuseaux horaires »

— Pierre Stone T, C@fé # 386, 31 décembre 2001
C'est précisément ce que Neal Stephenson écrivait aussi en 1996, mais sur trois continents, à la poursuite d'une curiosité : suivre le cheminement d'un projet de câblage optique entre Londres et le Japon par voie d'eau principalement ; le câblage, à titre de projet d'ingénierie, est prescrit entre autre au moyen de données de géopositionnement car les repères des fonds marins — où le câble est de plus, physiquement enfoui — sont trop changeants.

La leçon fondamentale que l'auteur tire de sa démarche de recherche est fascinante et de deux ordres technoscientifiques.

Le premier câble transatlantique fut en opération en 1857 — un échec retentissant — aux fins de la télégraphie, mais par la suite Kelvin inventa un galvanomètre à miroir et un mécanisme d'enregistrement à siphon des impulsions issues du code morse [BINAIRE] (ces objets muséologiques ont été conservés et entretenus, et Stephenson les décrit avec une précision technique de qualité pédagogique dans Wired Magazine). En ce temps-là, le plus gros vaisseau au monde —le Great Eastern— fut mis à contribution pour déployer le câble. 

Plus tard vinrent les modems qui seraient l'expression la plus récente des technologies de l'information desservies par Kelvin il y a 140 ans... On a l'impression que le numérique est une invention récente, ou que le numérique est au service des communications depuis peu ; toutefois, jusqu'à ce que Bell se manifeste, toute la télégraphie était numérique. 

Nous sommes tous nés dans la technologie téléphonique, envisagée comme une extraordinaire avancée sur la télégraphie; mais selon Stephenson, la téléphonie ne fut qu'un égarement passager - cent ans, dans les technologies analogiques.  

CRYPTONOMICON 

Le roman contre-fictionnel de Neal Stephenson s'inscrit dans sa recherche des sources épistémologiques de la cryptographie et de ses expressions technologiques, mathématiques, politiques et... corporatives qui mettent en scène des établissements comme Nynex (Bell New York et Bell Nouvelle-Angleterre) pour la téléphonie — et d'autres conglomérats comme AT&T pour la télégraphie — parmi les gigantesques entreprises intéressées. 

Il faut consentir un certain effort pour suivre les multiples filigranes scientifiques et historiques de l'ouvrage, et en plus Stephenson n'épargne aucunement ses lecteurs en y ajoutant les complexités et les obstacles géopolitiques culturellement enracinés (réactualiser l'importance géopolitique d'Alexandrie aujourd'hui requiert quand même une bonne dose de confiance de l'auteur envers le lecteur car on n'étudie plus tellement l'Antiquité de nos jours) aux exploits qu'il faut réaliser matériellement pour assurer au système une fiabilité prévisible (la prière quotidienne des ingénieurs). 

Il n'est pas surprenant que certains critiques littéraires américains classent l'ouvrage sous l'étiquette de « tech-fiction » (au lieu de contre-fiction historique et scientifique), mais ceci vaut pour ces lecteurs irrémédiablement rebutés par la terminologie quand les notions et concepts de la science leurs sont étrangers : cela est fréquent chez les « lettrés de la littérature ». 

Vrai, Stephenson utilise tout le vocabulaire technique nécessaire, mais c'est parce qu'il en parle en connaissance de cause, et le lecteur, s'il veut apprécier le magister, aura fréquemment recours à ses dictionnaires. 

Les critiques ont retenu du roman ses aspects de guerre (avec ses U-Boats allemands), de l'aventure capitaliste globale (l'autre versant d'IBM et de Microsoft), le tout sur la toile de fond historique de la guerre 1939-1945 jusqu'à la Silicon Valley et l'interventionnisme prédateur du gouvernement américain. 

Dans la mesure où Internet est concerné, il y a cette autre toile de fond où tous les gouvernements —même au Québec— cherchent encore un moyen d'endiguer le Web pour y contrôler les échanges d'argent et effectuer des prélèvements. 

D'autres peuvent penser que les gouvernements, comme dans leurs relations avec les médias, veulent préserver un certain contrôle sur ce que l'on dit sur eux, c'est-à-dire trouver un moyen de « policer » Internet comme on patrouille les rues, les autoroutes moins virtuelles et les places publiques. Les lois antiterrorisme qui ont été élaborées et adoptées dans la foulée du 11 septembre 2001 en seraient le véritable commencement et, à cet égard, les gouvernement du G7 (8, 20) n'auraient pu espérer —ou même imaginer, chez les plus paranoïaques parmi les théoriciens de la conspiration— un scénario plus favorable pour mettre en oeuvre leurs plans de contrôle du Net, mais la partie n'est pas encore gagnée pour eux. L'issue ultime des procès contre Microsoft par les États américains et l'Union Européenne déterminera vraiment qui contrôlera Internet, puisque l'initiative .NET entreprise par Microsoft et son corollaire, le lancement récent de la plate-forme Windows XP, constitue ni plus ni moins qu'une tentative de prise de contrôle du réseau des réseaux en rendant la corporation de Bill Gates l'intermédiaire obligatoire (gatekeeper) de toutes les actions informatiques globales... d'où l'intérêt de la cryptographie. 

Même les moins paranoïaques auront saisi le véritable enjeu, la véritable signification de l'expression « antitrust » dans le cas qui nous occupe. 

Microsoft ne préconise pas l'encryption forte, et l'encryption est considérée, au sens légal, comme une arme. Le gouv. US limite la puissance de codage légalement permise à ce qu'il est lui-même techniquement capable de décrypter facilement ; c'est pour ça que nos fureteurs ne peuvent encrypter à plus de 128 bits, une limite qui —ironiquement— a freiné le développement du commerce électronique ! 

Un codeur a d'ailleurs déjà mis la surveillance américaine à l'épreuve en se faisant tatouer le code d'un logiciel d'encryption très puissant qu'il avait écrit et en tentant de quitter le pays, ce qui aurait été considéré aux yeux de l'autorité comme l'exportation illégale d'arme prohibée. Bien sûr le sujet a grandement médiatisé son cas, pour s'assurer de ne pas se faire coincer; le FBI était à l'aéroport mais n'est pas intervenu par crainte du précédent, croit-on. 

Étrangement, si érudite que soit la démarche de NStephenson, elle ne passe jamais par les cathédrales du savoir que sont les universités... et l'on se retrouve avec un triptyque de cartels : le câblage intercontinental, les machines, les systèmes d'opération. 

LE ROMAN COMME TRAVAIL... 

Cryptonomicon compte pas moins de 400 000 mots sur les 918 pages en format livre de poche. À titre d'exemple, Pierre Thuillier, un philosophe des sciences à l'UParis écrit : « D'après Richard Westfall, [Newton] a écrit 1 200 000 mots sur cette pseudo science [de l'alchimie] ! C'est beaucoup. Même sur les sujets religieux, qui le passionnaient, il avait été moins copieux (on évalue l'importance de ses manuscrits théologiques à un million de mots) ». Et même, selon Keynes qui a acquis les manuscrits de Newton en 1931, Newton « regardait l'Univers comme un cryptogramme composé par le Tout-Puissant ». 

Si elle ne verse pas dans l'ésotérisme comme Newton autrefois, ou UEco dans « Le pendule de Foucault », l'oeuvre de NStephenson aborde la cryptographie dans ses stades plus avancés que dans « Le nom de la rose ». En tout état de cause, Cryptonomicon équivaut aux ouvrages d'UEco au moins en terme du poids du papier requis pour les imprimer tous les trois. En fait, la cryptographie est enfin abordée intégralement dépouillée de toute trace d'artifice littéraire ou de savoir secret, c'est-à-dire sans recourir à la sacro-sainte métaphore et sans égarement dans l'ésotérisme. Bien sûr le roman lui-même est métaphorique comme on est amené à le comprendre au dénouement, mais cela ne touche aucunement le procès (la démarche) de l'ouvrage. 


...COMME OEUVRE LITTÉRAIRE 

Cryptonomicon mérite néanmoins sa désignation de roman en cela que les aventures et les destins des personnes —ou des personnages réels dans le cas de Turing [4], ou du général Mac Arthur— prennent parfois l'avant-scène; comme il se doit, les personnages sont définis dans leurs activités, leurs actions, leurs travers — légers ou lourds mais qui n'en sont pas du point de vue de l'auteur —, et ils sont moins caractérisés par leur «pensée». Stephenson se met lui-même en scène uniquement comme narrateur, mais, comme il se désigne lui-même dans le titre de l’article dans Wired Magazine, « hacker » signifie investigateur. Cela, à titre de procédé littéraire, induit de puissants doutes sur la véracité de l'Histoire comme on peut la lire dans les médias au jour le jour — à la lecture, il ne faut pas oublier un instant qu'il s'agit toujours de cryptographie, de la genèse et de l'émergence de la science informatique (que personne n'avait prédite ou n'avait préconçue), de la théorie sous-jacente et ultérieure des communications et de l'information... 

Et si c'était la cryptographie qui avait été à l'origine du langage écrit ? Après tout, les découvertes à Ebla au début des années 1980 suggèrent que les premières inscriptions douées de sens auraient été de nature commerciale ou inventaire, de sorte que les premiers scribes auraient été des comptables : calcul et commerce. Et qu'y a-t-il derrière le projet de Cryptonomicon ? Une banque virtuelle échappant aux contrôles nationaux ou territoriaux (s'en assurer soi-même en lisant le texte Welcome to Sealand. Now Bugger Off, une itération bien réelle —difficile de dire qui a inspiré qui— du concept sous-jacent à Cryptonomicon). 

...COMME ÉRUDITION 

Parlant de l'effondrement de Pharos sur la Méditerranée et de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie dans Wired Magazine en 1996 (il en est question plus longuement dans Cryptonomicon —et on comprend alors que c'est toute l'aventure du savoir qui est réécrite sans détour dans une autre perspective, rien de moins— NStephenson expose, confiant en la solidité des célèbres tours new-yorkaises secouées dans ses fondations par une bombe quelques années auparavant en 1993 :

The collapse of the lighthouse must have been astonishing, like watching the World Trade Center fall over. But it took only a few seconds, and if you were looking the other way when it happened, you might have missed it entirely — you'd see nothing but blue breakers rolling in from the Mediterranean, hiding a field of ruins, quickly forgotten.

La suite des événements lui a donné tort, du moins pour les tours du WTC à la structure légère habituellement interdite par les codes de construction... 

Enfin, le roman se déroule aussi au large, dans le Pacifique, à bord d'un bateau de cartographie sous-marine où, de plus, l'on recherche un trésor, une épave, n'importe quoi pourvu que ce soit trouvé à grande profondeur... 

Dans son parcours de l'oeuvre, le lecteur se voit aussi confronté à une discussion sur les objets fractals [5] eu égard à la mesure de la côte de l'Angleterre ; à moins d'avoir pris connaissance, même sommairement, de cet essai de Benoît Mandelbrot où sont reconnues, "dans le combat contre un dogme,... les difficultés extraordinaires que rencontre toute approche interdisciplinaire" (p.179), le lecteur se trouvera malheureux sauf s'il apprécie le défi cognitif. 

Si le Cryptonomicon de NStephenson est en filigrane un roman sur la recherche pure ou appliquée à titre d'activité intellectuelle (incluant la résolution de problème), le roman sera relativement populaire là où existe une classe intellectuelle scientisée, à défaut de quoi pareils ouvrages ne seraient jamais publiés. 

Quoi, Jules Verne réalisé ! 

Notes

[1] ... carte mère / mothercard : composant électronique qui contient d'une part l'algorithme de sécurité et d'autre part la méthode de calcul des clés contenues dans les cartes détenues par les porteurs (cartes-filles). Elle contrôle l'exactitude des résultats fournis par les cartes-filles dans les opérations d'authentification, de signature. Elle permet ainsi d'authentifier une carte-fille présentée par un porteur [terme et définition normalisés par l'AFNOR]. Ne pas confondre avec carte-mère / motherboard / carte de connexion: carte de grandes dimensions, généralement disposée au fond du châssis ou sur le fond de panier et sur laquelle sont enfichées d'autres cartes plus petites; la fonction principale est d'assurer l'interconnexion des cartes-filles. Mother Earth Mother Board élabore sur la "carte de connexion", géographiquement, et Cryptonomicon y ajoute les considérations concernant les algorithmes de sécurité.

[2] ... perceur de code; le terme désigne aussi un informaticien futé, mais dans le cas de Stephenson, on doit en toute justice entendre l'expression comme un diminutif; Stephenson étudie la cryptographie depuis son jeune âge comme d'autres sont des prodiges de la musique ou des mathématiques (ce qui est vrai de Stephenson, de toute manière); sérieusement, Stephenson est en recherche épistémologique de l'origine de la cryptographie, et on peut le lire pour apprendre en toute confiance, ne serait-ce qu'à propos de Turing[4] (Alan Turing, 1912-1954) qu'il met en scène dans Cryptonomicon.

[3]... machine de Turing: dispositif mathématique abstrait capable de lire et d'écrire des informations unitaires, au stade le plus élémentaire de leur analyse logique, sur une bande idéale en procédant case par case; la machine de Turing a inspiré la conception des ordinateurs numériques des années 1940. Les travaux de son inventeur ont posé les fondements de la recherche en intelligence artificielle. 

[4] « In 1951 Alan Turing was elected to a Fellowship of the Royal Society, the main scientific academy of the United Kingdom. He had almost become respectable at last, at 39. [...] Then it happened. In December 1951, just after he had submitted for publication his first results on non-linear theory, Alan Turing met a 19-year-old man at a pick-up spot in Oxford Street, Manchester. [...] Alan Turing was arrested and came to trial on 31 March 1952, after the police learned of his sexual relationship with a young Manchester man. He made no serious denial or defence, instead telling everyone that he saw no wrong with his actions. He was particularly concerned to be open about his sexuality even in the hard and unsympathetic atmosphere of Manchester engineering. Rather than go to prison he accepted, for the period of a year, injections of oestrogen intended to neutralise his libido. [...] He was found by his cleaner when she came in on 8 June 1954. He had died the day before of cyanide poisoning, a half-eaten apple beside his bed. His mother believed he had accidentally ingested cyanide from his fingers after an amateur chemistry experiment, but it is more credible that he had successfully contrived his death to allow her alone to believe this. The coroner's verdict was suicide » (http://www.turing.org.uk/turing/bio/part7.html, accédé le 01 janvier 2002) (http://www.turing.org.uk/bio/part8.html, accédé le 06 janvier 2011).

[5] « Fractale. n.f. Configuration fractale; ensemble ou objet fractal. Remarque A : Puisque mon adjectif pluriel fractals prête à controverse, il paraît bon que le nom correspondant soit féminin. Remarque B : À dessein, fractale ne distingue pas entre ensembles mathématiques (la théorie) et objets naturels (la réalité) ; il s'emploie dans chaque cas où sa généralité, et l'ambiguïté délibérée qui en résulte est, soit désirée, soit sans inconvénient, soit levée par le contexte » (Mandelbrot :154). NStephenson a pu s'intéresser aux fractales pour une autre raison ayant trait à la navigation : Mandelbrot est aussi IBM Fellow du IBM Thomas J. Watson Research Center. Il a également traité de « L'arrangement des composants d'ordinateur » et des « Arbres de hiérarchie ou de classement » par le biais des « Arbres lexicographiques et la loi des fréquences des mots (Zipf-Mandelbrot) ». De plus amples informations sont disponibles sur le W3 sous Fractales, le chaos dompté.
Références

MANDELBROT, B. (1984) Les objets fractals. Forme hasard et dimension, 2è éd. révisée par l'auteur. Coll Nouvelle bibliothèque scientifique. Paris : Flammarion.

STEPHENSON, N. (1996) Mother Earth Mother Board. The hacker tourist ventures forth across the wide and wondrous meatspace of three continents, chronicling the laying of the longest wire on Earth. Wired Magazine, p.97-160. Un article téléchargeable comptant pas moins de 42 000 mots.

STEPHENSON, N. (1999) Cryptonomicon. New York : Perennial. Télécharger un court extrait de 33 377 mots.

STEPHENSON, N. (1999) In the beginning was the command line. Un essai en ligne sur l'histoire des systèmes d'exploitation.

THUILLIER, P. (1997) Newton alchimiste. La Recherche n°212, juillet-août 1989.



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