De quelles valeurs parle-t-il








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Introduction générale à la Généalogie de la morale

Ce texte est un des tout derniers textes de Nietzsche, publiée en 1887 Elle suit, complète et éclaire Par-delà bien et mal, et prétend être un texte polémique (pamphlet).

Cet ouvrage présente une étonnante particularité formelle : c’est le seul, avec l’étude sur La naissance de la Tragédie, à être construit sur le mode dissertatoire. Contrairement aux aphorismes, aux paraboles, aux réflexions et maximes, nous avons trois « dissertations » successives, logiquement enchaînées qui donnent au texte son caractère systématique. 


Nietzsche se donne pour objectif de montrer d'où viennent les valeurs morales contemporaines et pourquoi nous devrions en changer pour des valeurs plus saines. “Nous avons besoin d’une critique des valeurs morales, et la valeur de ces valeurs doit tout d’abord être mise en question — et, pour cela, il est de toute nécessité de connaître les conditions et les milieux qui leur ont donné naissance, au sein desquels elles se sont développées et déformées” Avant propos, §6

De quelles valeurs parle-t-il ? Il s’agit des valeurs issues du judéo-christianisme qui sont au fondement de la morale occidentale. Selon Nietzsche, ces valeurs sont essentiellement altruistes : la pitié et la négation de soi (le refoulement des instincts et leur culpabilisation) sont estimées intrinsèquement bonnes et sont donc des critères pour juger de l'accord des sentiments et des actions humaines au bien. Ces valeurs reposent ultimement sur l'idée d'un monde plus élevé, absolu, qui diffère radicalement du monde naturel et par rapport auquel ce dernier est dévalorisé: le monde naturel est en effet celui des instincts et du corps, tandis que le monde des phénomènes moraux est censé le transcender, c’est le monde de l’esprit, pensé comme un au-delà du corps que je dois me promettre d’atteindre.

Que veut montrer Nietzsche ? La généalogie doit montrer d’une part qu’aucune morale ne peut être érigé en absolu, et d’autre part que si on relativise de manière anhistorique ces morales, on ne peut que conclure au nihilisme.

En effet, cette morale judéo-chrétienne se présente à moi comme un impératif que parce qu’elle se désigne comme transcendant les particularité (elle se veut universelle). C’est de là qu’elle tire sa force. Mais cela n’est possible que parce que je postule deux choses : a) que mon âme transcende mon corps b) que celui lui permet de communier avec Dieu, qui fonde ultimement ces valeurs en tant que représentant suprême d’une autorité que me dépasse. C’est-à-dire qu’elle est posée comme absolu, fondée sur une autorité supérieure qui me jugera après ma mort (cf le texte de Jankélévitch sur le bien et le mal). Or, si je reconnais que « dieu est mort », donc que je ne suis pas vraiment croyant, ces valeurs n’ont plus aucune légitimité pour moi. Je m’y plie seulement par habitude ou parce qu’aucune autre valeur ne vaudrait plus, donc par nihilisme : elles sont dépourvues de sens (cf le cours sur le rapport à l’autorité). Donc je n’ai pas vraiment de raison de la suivre. J’y obéis précisément parce que cela m’évite de m’interroger sur ce qui est bon ou mal pour moi. En se posant comme un absolu qui découle de la parole divine, c’est la foi qui donne du sens à ces valeurs, pas la raison. Donc c’est une morale vide de signification pour moi : je ne peux pas expliquer son sens au delà de son système propre.

Donc pour éviter ces deux pièges, il faut procéder à une relativisation de la morale, en montrant d’où vient la morale, comment elle se construit dans l’histoire. La morale n’est alors plus un absolu, reçu (hétéronomie) ou universellement présent en chaque homme de façon innée (autonomie, conscience morale) elle est un processus évolutif soumis aux fluctuations de l’histoire et qui a une valeur ou sens que par rapport à l’histoire de notre civilisation : la morale a du sens en tant qu’elle permet de répondre à des problèmes, conflits sociaux d’une société. Elle a une valeur raisonnable en ce qu’elle a un intérêt, et cet intérêt suffit à leur donner du sens. Cette enquête doit donc permettre de réévaluer la valeur de nos valeurs morales. En ce sens la généalogie est une méthode critique, qui nous permet de désacraliser ces valeurs et en comprenant ce qui est en fait la cause de leurs construction, de juger raisonnablement de leur efficacité.

Ce projet n’a de sens que parce qu’il se fonde sur deux postulats (pour le comprendre, mieux vaut le rappeler) que Nietzsche n’a cessé de répéter:

-Un monde sans valeur n’est pas pensable, car il prive d’outils capable de donner du sens à la vie (d’où la critique du nihilisme). En effet, parce que l’homme n’a pas d’instinct mais qu’il veut vivre, il a besoin d’élaborer des outils qui lui permettent de juger ses actions. Aucune action n’étant plus vraie qu’une autre (pour qu’elle soit vraie, il faudrait que l’homme ait un instinct, capable de définir sa nature). Or l’homme est une promesse qu’il tient plus ou moins. Donc à partir du moment où il se crée, il est artificiel et échappe à l’idée d’une conformité à une norme. Donc il a besoin de règles qui donnent une cohérence à sa vie, mais cette cohérence est celle qu’il se choisit ou celle de ses affects. Cette cohérences on l’appelle aussi sens. Il est anthropocentré. (cf le texte extrait du Gai savoir, la fable des animaux).

-Mais aucune valeur n’est transcendante, donc toutes les valeurs sont conventionnelles. En quoi elles donneraient alors du sens, selon quels critères les juger, comment savoir si certaines valeurs ne valent pas mieux que d’autres  si elles sont arbitraires. Ce qui légitime une valeur, c’est qu’elle permet de vivre. Donc c’est la capacité qu’a une valeur à servir la vie qui la rendra légitime. Vivre ici, c’est réaliser de manière harmonieuse et efficace ses désirs au sein d’une société.

Pourquoi une généalogie ?

La généalogie, doit permettre d’analyser les phénomènes moraux essentiels (la conscience morale, la promesse, etc.), pour établir leurs origines et formuler un diagnostic au sujet de la morale ; ce diagnostic prépare dans un deuxième temps la voie à une réévaluation de ces valeurs jusqu'ici tenues pour les plus hautes. Elle doit permettre d’analyser la nature de la morale contemporaine, la psychologie et l'histoire qui ont engendré les valeurs de cette dernière, leurs conséquences néfastes pour la santé, ce que signifie cette douleur, pour ensuite proposer la création de nouvelles valeurs affirmant la vie. Il s’agit donc d’une méthode dont Nietzsche dira qu’il s’agit de la « vraie histoire ». Le choix de cette méthode pose deux problèmes :

-En quoi consiste précisément une telle méthode,

-Comment une méthodologie de nature historique peut fonder un projet d'évaluation et de réévaluation des valeurs étudiées.

a) En quoi la généalogie est une méthode. La généalogie de la morale est l'histoire réelle de la morale (sous entendu, les autres méthodes qu’utilisent la connaissance historiques sont de mauvaises méthodes)

« Il s’agit de parcourir, — en posant quantité de problèmes nouveaux, et comme avec des yeux nouveaux, — l’énorme, le lointain et le si mystérieux pays de la morale — de la morale qui a vraiment existé et qui a été véritablement vécue. » Préface, §7.
Cette méthode n'est cependant pas historique au sens habituel du terme, puisqu'il s'agit d'une méthode qui ne retient de l'histoire que les éléments susceptibles d'expliquer pourquoi une évaluation a émergé et pourquoi elle a été soutenue. Ces évaluations sont, dans l'anthropologie nietzschéenne, le résultat d'instincts et d'affects ; aussi la généalogie est-elle essentiellement une enquête psychologique qui doit expliquer quelle est l’origine psycho-sociale des jugements de valeurs. Par exemple, bien que le ressentiment soit né sur un terrain politique et sociologique déterminé, c'est l'affect créé dans ces conditions qui est à l'origine des valeurs de ressentiment. Autrement dit, comme aucune valeur n’existe objectivement, mais seulement en fonction de l’homme, ce qui nous intéresse ce n’est pas les conditions objectives qui favorisent son émergence, mais la manière dont la subjectivité s’empare de ces conditions. Cet affect se perpétue en outre dans d'autres conditions ensuite ; ce qui explique qu’un problème se pose : un jugement de valeur, qui exprimait correctement mes affects à un moment donné demeure même si aucun des affects qui le justifiait n’est plus présent. Alors, cette évaluation perd son sens réel, et on lui substitue un sens imaginaire. C’est le rétablissement de ce sens réel que doit permettre l’enquête généalogique.

L'enquête généalogique n'est donc pas à proprement parler une enquête historique : elle ne vise pas à retracer des chaînes d'événements (comme celles qui constituent une époque, une culture). Elle a pour objectif de découvrir des « types » psychologiques, existants dans des cultures différentes, à des époques différentes, et qui cause les mêmes affects. Par exemple, l'opposition entre maîtres et esclaves n'existent plus de nos jours telle qu'on la trouve dans les civilisations grecque et romaine, mais les états psychologiques produits par une telle opposition continuent selon Nietzsche de se perpétuer dans les évaluations morales contemporaines.

À cet égard, la généalogie de la morale est une interprétation et non un connaissance : elle pose la question de savoir à partir de quel type d'affects certaines actions, certaines passions, certains instincts, etc., ont été évalués. Cette nature interprétative de la généalogie a deux conséquences. En premier, lieu, une morale ou un phénomène moral n'a pas une origine unique et ne possède donc pas d'unité historique, ni de finalité intrinsèque qui ferait découvrir des progrès dans son histoire : elle se constitue au contraire par des processus de réinterprétations successives qui peuvent n'avoir aucun lien entre eux. (cf la différence entre expliquer et comprendre). Ce qui est logique, puisqu’il est ici question d’analyser le vécu, l’expérience vécu (préface, §1), et non la chaîne des causes. Il découle de cela, deuxième conséquence, que la fonction ou la signification actuelle d'une morale n'explique pas son origine et que, de la même manière, l'utilité ou la finalité originelle d'une chose n'explique pas sa raison d'être.

« [...] toute l’histoire d’une « chose », d’un usage peut être une chaîne ininterrompue d’interprétations et d’applications toujours nouvelles, dont les causes n’ont même pas besoin d’être liées entre elles, mais qui, dans certaines circonstances, ne font que se succéder et se remplacer au gré du hasard. »
La généalogie est donc une explication de nos croyances et de nos affects par la recherche d'états psychologiques originels, comme des instincts, inclinations ou aversions, qui sont devenus des types humains, et qui ont subi des processus divers de réinterprétations, et il s’agit ici de les comprendre. On comprend ainsi le ton polémique du texte : l’objectif est de nous pousser, par la provocation à s’interroger sur cette origine, pour ensuite proposer peut-être une autre interprétation, qui constitue en soi un acte de pensée. Pas de faire acte de savant.

En quoi cette interprétation doit être subjective ? a) elle l’est inévitablement dans la mesure où on construit une connaissance subjective (cf le cours sur le jugement réfléchissant) b) mais cela n’est pas un mal. Au contraire, car en proposant mon interprétation, je mets à jour ce qui me semble essentiel dans cette histoire passée. Plus précisément les affects qui motivent selon moi les actions, et ainsi, je mets en lumière ce qui selon moi donne du sens à ma vie. On comprend donc mieux pourquoi un travail d’analyse « historique » peut déboucher sur une critique des valeurs.

b) La réévaluation des valeurs. Cette évaluation, essentiellement critique, se distingue nettement de la généalogie : La méthode généalogique se présente avant tout comme une étape préparatoire, comme une partie critique, qui n'est pas l'évaluation elle-même, car l’évaluation, chacun a à faire la sienne, même quand l’auteur nous propose sa lecture. Pourquoi la proposer alors ? Parce qu'il espère montrer leur caractère néfaste et comment elles constituent des obstacles à la culture et à l'élévation de l'homme en ce qu’elle l’empêche d’une part de penser par lui-même, d’autre part d’agir en fonction de sa vie : de développer ce dont il est la promesse. C'est pourquoi la Généalogie de la morale est un écrit polémique, et cette polémique est tournée vers l'avenir de l'humanité. Nietzsche formule le problème suivant : si la morale actuelle continue de priver l'existence de sa grandeur, en empoisonnant la vie des hommes par des valeurs reposant sur la négation de soi, l'humanité verra l'avènement du dernier homme, type d'hommes qui se satisfait de peu, de son confort et de sa tranquillité, et qui sera dépourvu de toute ambition créatrice. La critique de la morale doit au contraire délivrer la conscience moderne du poids de la morale qui l'empêche de s'affirmer, d'être créatrice. En ce sens, cette critique apparaît comme une maïeutique : elle doit convaincre chacun en interrogeant ce qui lui a toujours semblé évident de chercher en lui-même ce qu’il est, de manière à être libre et être libre, c’est d’abord être libre de penser selon ses critères, dans la mesure où ces valeurs canalisent les affects (cf le cours sur les langage et la manière dont la langue définit le contenu affectif de l’expérience vécue)

Pourquoi sous la forme de dissertations ? Contrairement aux précédents écrits de Nietzsche, la Généalogie de la morale se présente sous forme de dissertations : 3 dissertations découpées en paragraphes argumentés, et qui présentent, contrairement aux aphorismes, une continuité logique. Aussi, on aurait pu imaginer que ce texte, plus cohérent et structuré, ne soit pas accusé d’être confus, comme les autres : la thèse est claire, le plan serait évident…Pourtant, la Généalogie de la morale, malgré son mode d'exposition, n'a pas échappé à cette accusation : Nietzsche y utilise de nombreux effets de rhétorique et s'adresse aux affects de ses lecteurs d'une manière qui peut apparaître irrationnelle, découpe ses textes en paragraphes, si bien qu’on perd la logique argumentative de la démonstration.

Ici, le problème auquel on est confronté concerne en fait son style. La question de savoir comment l'on considère le style de Nietzsche est importante, dans la mesure où d'elle dépend la manière dont on va aborder son œuvre : comme l'œuvre d'un brillant styliste, mais pas d'un philosophe ; ou, au contraire, comme l'œuvre d'un philosophe dont le mode d'exposition est calculé, comme on le considèrera, mais alors, on doit se demander pourquoi choisir de brouiller les cartes, alors qu’on pourrait attendre de l’écrivain qu’il fasse un effort de clarté pour permettre au lecteur de suivre.. Mais cela suppose que l’auteur fasse preuve d’abnégation, ce qui est une valeur judéo-chrétienne. Dès lors, le style de Nietzsche doit être regardé comme un choix cohérent en faveur d'un mode d'exposition qui exclut le caractère impersonnel et désintéressé de la recherche de la vérité : le texte n’est pas clair, objectif, car en le prétendant tel, on ne ferait que valider un système de valeur qu’il critique ici. Renoncer à cette objectivité, c’est assumer l’idée selon laquelle toute recherche de soi ou de la vérité est intéressée, met en jeux des affects, qui ne rendent pas forcément la lecture facile, c’est accepter l’idée qu’il n’y a pas de langage universel, mais que des langues singulières qu’il faut apprivoiser. Au lecteur de dissocier ces affects, qui le concernent plus ou moins de ce qui est dit.

En second lieu, il n'est pas possible pour Nietzsche de s'adresser à ses lecteurs comme si ces derniers n'étaient que de purs intellects : Nietzsche conçoit en effet l'homme comme un ensemble d'instincts et d'affects. Dès lors, la volonté de persuader et le brillant du style ne sont pas de purs moyens rhétoriques superficiels ou creux, mais une authentique méthode philosophique pour faire comprendre aux lecteurs les affects qui sont en jeu dans le problème de la valeur de la morale, en l’obligeant à s’y confronter. Telle la pendule de midi, le texte me rappelle à la réalité. Mais ici, ce que le style recherche, ce n’est pas la vérité scientifique mais une exigence de véracité, véracité qui suppose comme une forme de sincérité dans la parole, où le narrateur ne se distingue pas de l’auteur et où l’expérience vécu, celle de la lecture, fonde la connaissance de soi.
PLAN

La Généalogie de la morale est composée d’un avant propos, et de trois dissertations. L’ensemble constitue un commentaire (les textes de Nietzsche fonctionnent toujours par références) du § 260 de Par delà le bien et le Mal. L’objectif est de montrer dans quelles circonstances la morale altruiste a émergé. Il est en trois temps:

  • I. « Bon et méchant », « bon et mauvais »

  • II. « La « faute », la « mauvaise conscience » et ce qui lui ressemble

  • III. Que signifient les idéaux ascétiques ?

I Avant propos

Il s’agit d’une introduction, qui doit permettre de dégager les enjeux du texte et ses objectifs : Elle se propose de déterminer « qui a inventé les jugements de valeur bon et méchant . Pour cela, elle postule que La morale est le produit d’un petit nombre, et se demande alors comment la morale telle qu’elle se développe en Occident (pitié, passion pour la faiblesse, etc.) se rapproche progressivement du nihilisme , problème contre lequel il faut ici lutter. Sans l’évaluation critique de ces valeurs, il est impossible de redonner un sens aux valeurs morales.

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