Opération par laquelle une entreprise acquiert des biens de production (ce qui exclut l’achat d’actifs financiers); c’est un flux qui vient renouveler ou accroître le stock de capital. IL y a l’investissement en capital fixe








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date de publication27.12.2016
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Economie 1 : Croissance, fluctuations, et crises

Fiche notion :

PIB : Produit intérieur brut : C’est un agrégat de la comptabilité nationale qui mesure la richesse produit par un pays par an. Le terme « intérieur » signifie que le PIB ne comptabilise uniquement les valeurs ajoutées des unités de productions qui résident sur le territoire, tandis que le terme « brut » signifie que les valeurs ajoutées comptabilisées sont sous l’effet des taxes.

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées (VA) augmentée de la TVA et des droits de douane nets des subventions à ‘importation

Investissement : Opération par laquelle une entreprise acquiert des biens de production (ce qui exclut l’achat d’actifs financiers) ; c’est un flux qui vient renouveler ou accroître le stock de capital. Il y a l’investissement en capital fixe qui consiste en l’achat de biens durables qui sont utilisés pendant plusieurs cycles de production pendant au moins un an, ce qui correspond à ce que la comptabilité nationale définit comme la formation brut de capital fixe (FBCF) ; la variation de stocks, notamment la production qui n’a pas trouvé de débouchés, est traitée comme un investissement involontaire puisque, avec la FBCF, elle compose la formation brute de capital. Le capital fixe est un stock qui varie en fonction de deux flux opposés : un flux positif qui est l’investissement brut, un flux négatif constitué par les déclassements ou amortissements (mises au rebut du matériel, dues à l’usure ou à l’obsolescence). L’investissement net correspond à la différence entre ces deux flux. Il mesure donc la variation de la capacité productive. Il y a également d’autres classifications : les investissements de remplacement, de capacité, de modernisation ou de productivité.

IDH : Le PIB est complété par L’IDH, indicateur de développement humain calculé chaque année depuis 1990 par le PNUD. Il prend en compte trois éléments : longévité et santé, niveau d’instruction, niveau de vie : RNB/hab.

Progrès technique : Ensemble des innovations qui entraînent une transformation ou un bouleversement des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail, des produits et des marchés, des structures de l’économie.

Croissance endogène : Nouvelles théories de la croissance économique qui intègrent les facteurs explicatifs tels que les externalités, les rendements croissants, l’effort de recherche, la formation, les dépenses publiques.

Productivité globale des facteurs : Pour mesurer l’efficacité générale d’une économie, on s’aperçoit qu’il n’est pas réaliste d’isoler la contribution de chaque facteur alors que c’est au contraire leur combinaison qui est plus ou moins productive ; il est donc préférable de calculer la productivité globale des facteurs : elle rapporte le volume de la production à l’ensemble des dépenses relatives aux facteurs de production, consommations intermédiaires, travail et capital.

Facteur de production : ressources utilisées pour produire des biens et des services et qui ne sont pas détruites au cours de la production. Pour les néoclassiques, il n’y a que deux facteurs, le travail et le capital. Deux facteurs de production sont complémentaires quand on ne peut augmenter un facteur sans augmenter l’autre. Ils sont substituables quand une quantité donnée de l’un peut être remplacée par une quantité donnée de l’autre pour atteindre un même niveau de production.

Facteurs travail : Le facteur travail désigne l’ensemble des activités humaines permettant la production de biens et/ou de services. Le travail est organisé au sein d’entités économiques et donne droit au versement d’une rémunération : salaire ou traitement dans le cas d’une activité salariée ; bénéfices, honoraires… pour les activités non salariées. La contribution du facteur travail à la production dépend de la quantité de travail utilisée mais aussi de sa qualité (niveau de formation) et de sa productivité.

Facteur capital : est un facteur de production, Il est constitué par l’ensemble des biens intervenant dans le processus de production. On parle alors de capital technique. On peut distinguer deux formes de capital technique : le capitale fixe : désigne les moyens de production durables, qui participent à plusieurs processus de production, sans subir de transformations. Ils sont utilisés pendant au moins un an et font l’objet d’un amortissement économique. Le capital circulant correspond aux biens qui sont détruits ou transformés pendant le processus de production. Ils ne servent donc qu’une seule fois. Les capitaux circulants sont donc des consommations intermédiaires.

Destruction créatrice : Processus mis en évidence par Schumpeter, pour qui le progrès technique entraîne un mouvement simultané de création d’activités nouvelles et de destruction d’activités dépassée

Quelles sont les sources de la croissance économique ?

A-Comment définir et mesurer la croissance économique ?

La croissance économique est l’augmentation durable de la production globale d’une économie. C’est un accroissement soutenu, pendant une période longue. Généralement, on retient le PIB à prix constants comme indicateur de croissance. Le taux de croissance peut également être calculé à l’aide d’un outil mathématique appelé TCAM (Taux de croissance annuel moyen).

Remarque : Ne pas confondre :

  • « croissance » et « expansion » : si le cadre temporel de la croissance est le long terme, celui de l’expansion est le court ou le moyen terme.

  • « croissance » et « développement » : la croissance est un phénomène quantitatif tandis que le développement représente l’ensemble des améliorations structurel (industrialisation, urbanisation, salarisation, institutionnalisation…) et qualitative qui accompagne la croissance. Il est possible qu’un pays (ex de l’Inde) ait une forte croissance sans nécessairement se développer. Au contraire, le développement a besoin de la croissance. C’est pour cela qu’il faut un Etat de droit pour que la croissance soutienne le développement.

D’une façon très générale, on peut énoncer comme principaux facteurs de croissance : l’augmentation de la population active et de la qualification de la main-d’œuvre, l’accumulation du capital, les progrès de la division et de l’organisation de travail, le progrès technique et les innovations.

PIB : Produit intérieur brut : C’est un agrégat de la comptabilité nationale qui mesure la richesse produit par un pays par an. Le terme « intérieur » signifie que le PIB ne comptabilise uniquement les valeurs ajoutées des unités de productions qui résident sur le territoire, tandis que le terme « brut » signifie que les valeurs ajoutées comptabilisées sont sous l’effet des taxes.

Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées (VA) augmentée de la TVA et des droits de douane nets des subventions à ‘importation :

PIB= somme des VA + TVA + droits de douane-subventions à l’importation

Il existe le PIB marchand, qui est calculé en enlevant aux VA l’effet des taxes, il n’inclut pas la détérioration du capital fixe, et le PIB non-marchand, évalué aux coûts de productions.

Il y a trois approches pour calculer le PIB : selon la production, la demande ou les revenus.

Synthèse :

La croissance économique correspond à l’accroissement durable de la production d’une économie. Elle est mesurée par l’augmentation durable du PIB qui correspond à la somme des valeurs ajoutées produites sur un territoire durant une année. Cependant d’autres approches sont possibles pour e calculer, par la production, la demande, ou les revenus. Une mesure en volume permet de ne prendre en compte que l’évolution des richesses produites en éliminant les variations de prix. A croissance moyenne de long terme est mesurée à l’aide d’un TCAM.

« Les trente glorieuses » est un terme utilisé par Jean Fourastié qui correspond à une période de 30 ans au cours de laquelle la France a connu une forte croissance. Mais pourquoi une telle croissance ? – Un gain de productivité du fait du compromis Fordisme « five dollar a day » - Un Etat interventionniste, en effet selon Keynes l’état doit intervenir dans l’économie pour assurer le pleine emploie par les politiques budgétaire, monétaire et conjoncturelle.

B- La croissance, un phénomène récent et inégalitaire

Quelles sont les conséquences de la croissance sur les sociétés ?

Changement de la structure socio professionnel : tertiairisation, salarisation. Augmentation du taux d’équipements des ménages qui s’explique par une augmentation de leur revenu disponible. Urbanisation et modernisation de la société.

La productivité est le rapport entre une quantité produite et les moyens mis en œuvre pour l’obtenir. La productivité mesure l’efficacité des facteurs de production et l’efficacité de leur combinaison.

La productivité apparente du travail : elle se définit par le rapport entre un volume de production (Y) réalisé et la quantité de travail employée (nombre d’heures ouvrées ou effectifs employés).

Productivité horaire du travail : 

Productivité par personne occupée : 

Productivité apparente du travail :  Elle est dite apparente pour bien marquer que la croissance de la production ne peut être attribuée au seul progrès de la productivité du travail.

Quelle est le lien entre productivité et croissance ?

Un gain de productivité entraine une augmentation de la production et une diminution des prix. Les consommateurs auront d’avantage de biens et services à leur disposition, le pouvoir d’achat des ménages va augmenter : ce qui amène à une consommation de masse et donc à la croissance du pays.

La loi d’Engel : économiste allemand du 19ème siècle

-Lorsque le revenu augmente, certaines consommations augmentent peu ou moins vite que le revenu comme l’alimentation dont la part dans le revenu diminue.

-En revanche la part des biens non essentiels augmentent tels que la santé, les produits de luxe, les loisirs, l’éducation : cela explique le développement du secteur tertiaire.

Synthèse : La croissance est un phénomène récent et localisé. Ce n’est qu’à partir de la fin du 18ème siècle que la croissance s’accélère avec les deux révolutions industrielle successives. Les pays qui ont connu précocement ces changements forment aujourd’hui les pays développés. De nouveaux pays industrialisé connaissent un rattrapage rapide. Cependant tous les pays ne participent pas également à la croissance économique, en particulier la plupart des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et certains pays d’Asie. La croissance transforme les sociétés, en augmentant le niveau de vie, de santé et d’éducation, cependant elle n’est pas toujours synonyme de progrès et de développement. En effet elle n’empêche pas forcément les inégalités, la détérioration de l’environnement sans toujours améliorer l’état de santé ou le niveau d’instruction.

C -Le PIB, un indicateur imparfait

En effet le PIB est un indicateur imparfait car il ne prend pas en compte certains critères :

Le PIB a été crée pendant la grande dépression, il doit mesurer la croissance de la production pour améliorer les politiques économiques. Il souffre d’un certains nombres de limites.

Le PIB est trompeur car il ne reflète pas toujours les véritables richesses par habitants comme en Irlande(ou les investissements étrangers font augmenté le PIB alors qu’une partie des richesses revient vers les pays d’origines) ou au Luxembourg (où les travailleurs transfrontaliers sont nombreux) : Dans le cas de ces deux pays le PIB sera largement supérieur au revenu national brut(RNB) par habitant donc ne nous renseignera pas sur la véritable richesse des habitants du pays. C’est pourquoi, depuis 2009, l’Etat recommande d’utilisé le RNB(brut) ou le RNN(Net).

RNB= PIB-revenus et transfert versés au reste du monde+revenus et transfert reçus par les résidents en provenance du reste de monde.

  • L’économie domestique est mal prise en compte par le PIB. En effet lorsque l’on monétise les activités domestiques on se retrouve devant un problème comptable : l’augmentation du PIB entraine une augmentation fictive de la richesse.

  • Le PIB ne prend pas en compte l’activité souterraine : elle est seulement estimée ( cela explique la réévaluation du PIB de la France de 4%). De même pour l’activité non-marchande, évaluée aux coûts de production : elle peut être surestimé ou sous-estimée.

  • Le PIB ne nous apprend rien de sa répartition, le PIB par habitant n’est qu’une moyenne, de plus il faut tenir compte de la croissance démographique.

  • Les prix ne sont pas les mêmes dans tous les pays, si bien que le pays ayant des prix élevés connaissent une croissance plus rapide mais ont un pouvoir d’achat plus faible.

  • Le PIB permet aussi de changer du stock de capital qui est détruit ou usé, cependant ces dépenses sont comptabilisées alors qu’elles ne permettent pas d’augmenter la capacité de production mais de la conserver.

  • Le PIB est aveugle au fait de la destruction du patrimoine écologique, il ne prend pas en compte ces détériorations.

La parité de pouvoir d’achat permet de comparer le pouvoir d’achat de la monnaie de différents pays. Pour ce faire on va calculer ce que l’on peut se procurer avec une certaine quantité de monnaie dans différents pays. La ppa(parité de pouvoir d’achat) est utilisée car les taux de changes officiels du marché ne permettent pas une conversion efficace.

Le PIB est complété par L’IDH, indicateur de développement humain calculé chaque année depuis 1990 par le PNUD. Il prend en compte trois éléments : longévité et santé, niveau d’instruction, niveau de vie : RNB/hab. Cependant on peut voir qu’un pays peut avoir un RNB très élevé et avoir un développement faible : c’est le cas du Qatar, ou de l’Arabie Saoudite. Il existe donc d’autres indicateurs permettant de compléter le l’IDH : l’IDHI : qui permet de répondre aux inégalités de richesse, on va déflaté l’IDH en tenant compte des inégalités. L’IIG : indice d’inégalité de genre tient compte des désavantages des femmes dans le monde et l’IPH qui tient compte des carences dans la santé et l’éducation.

Synthèse :

Le PIB est donc un bon indicateur de la création de richesses, mais il souffre de nombreuses imperfections. Pour les comparaisons internationales, il est nécessaire de recourir à la parité de pouvoir d’achat, un taux de conversion monétaire fictif qui permet la comparaison des pouvoirs d’achats de différentes monnaies. Cependant le PIB par habitant n’est pas forcément un indicateur pertinent car il n’est qu’une moyenne qui ne dit rien de la répartition des richesses, et qui ne tient pas compte des flux de revenus avec l’extérieur. La commission « Stiglitz-Sen-Fitoussi » préconise de mettre l’accent sur le RNB par habitants plutôt que sur le produit intérieur. Il ne prend pas en considération les activités domestique ou encore l’économie souterraine, et comptabilise des externalités négatives. Le PIB ne peut à lui seul être un indicateur suffisant des performances économiques et du progrès social. Pour évaluer le bien-être matériel, il faut davantage se référer aux revenus et à la consommation mais aussi tenir compte de la répartition des richesses. Par ailleurs, les définitions du bien être doit insister davantage sur la qualité de vie. Le PIB doit donc être complété par l’analyse d’autres indicateurs comme l’indice de développement humain qui intègre le niveau de vie mais aussi le niveau de santé et d’instruction. Il existe d’autres indicateurs complémentaires comme l’indice d’inégalité de genre, l’indice de pauvreté ou encore l’empreinte écologique.

D-Comment expliquer la croissance économique ?

Une première analyse, la fonction Cobb-Douglas, associe travail et capital

Fonction de production : formule qui met en relation la production obtenu et les facteurs de production que l’on a mis en œuvre pour l’obtenir. La croissance résulterait de la quantité de travail et de capital utilisée.

Une première analyse en 1928 de Cobb et Douglas, 2 économistes américains qui associent travail et capital. Mais la vraie formalisation vient de Robert Solow.

Cette combinaison de facteurs peut être différente : plus ou moins capitalistique : en fonction des coûts de production de chacun des facteurs et des contraintes technologiques. Lorsqu’il faut augmenter dans les mêmes proportions la quantité de travail et de capital : les facteurs sont complémentaires, sinon ils sont substituables.

La loi des rendements décroissants : mise au point par Ricardo dans : principe de l’économie politique et de l’impôt en 1817. Une entreprise connait des rendements décroissants lorsqu’elle voit sa production décroitre alors qu’elle ne cesse d’augmenter ses facteurs de production. Autrement dit, c’est lorsque la production augmente de façons moins importante que la quantité de facteurs de production utilisé, entrainant une baisse du rendement.

Thomas Maltus « Essai sur le principe des populations » : fin du 18ème. Il pense que la croissance de la population est exponentielle (augmente très rapidement), alors que la croissance de la production est arithmétique. Si bien, que l’on va arriver à l’impossibilité de nourrir tout le monde.

Capitale fixe : bien d’équipements durable qui permet de produire d’autres biens et services pendant plus d’un an : c’est un actif corporel. Les capitales fixes sont liées aux progrès technique et aux investissements, en cas d’innovation ils peuvent fortement augmenter la production. Nos sociétés industrielles utilisent beaucoup de K fixe. En effet, on arrive à un seuil où il faut énormément investir pour un rendement moindre.

  • Comment l’accumulation de capital permet-elle la croissance ?

Le capital circulant correspond aux consommations intermédiaires. Et l’ensemble du capital d’une entreprise : capital technique.

Les investissements correspondent à la Formation brut de capitale fixe : FBCF.

FBCF- amortissement du K fixe =accumulation du capital = FNCF

On distingue trois types d’investissements :

  • -capacité : augmentation du K fixe pour augmenter la production

  • Remplacement : amortissement, renouvellement du K fixe

  • Productivité : investir dans du matériel pour augmenter la production (ex :robotisation)

L’investissement agit sur la demande donc sur la croissance. Des achats, des investissements, des distributions de revenus, des embauches : tous ça alimente la production et donc la croissance.

L’investissement agit aussi sur l’offre : augmentation de l’offre proposé ainsi que la qualité.

  • Quel est le rôle du travail dans la croissance ?

Définition du facteur travail : activité humaine, rémunéré, légal et déclaré dont me but est de contribuer à la production de bien et de services. La quantité de travail peut augmenter : cette quantité est égale à la durée effective du travail multiplié par la population active occupé.

Le facteur travail dépend du taux d’emplois, c'est-à-dire la part de la population active occupé dans la population en âge de travailler, lié à la durée des études (âge d’entrer et sortie sur le marché du travail). Il dépend aussi du taux d’activité : la part de la population qui fait partie de la population active. Il dépend donc de son intensité, des techniques de travail, de son organisation et de sa qualité qui résulte de la productivité. En France la quantité de travail diminue tandis que sa qualité augmente.

Schéma de synthèse :



Il y a une relation réciproque entre le PIB et la FBCF, nous pouvons donc en déduire que l’investissement accélère la croissance. Helmut Schmidt «  les profits d’aujourd’hui, sont les investissements de demain et les emplois d’après demain ». Avant d’investir l’auto entrepreneur examine les prévisions de croissance, l’état du marché, le pouvoir d’achat, des variable financière : son but : voir quel profit il va pouvoir tirer de son investissement. Cependant les prélèvements dissuadent les investissements.

Le rôle du progrès technique dans la croissance

Solow introduit un 3ème facteur qui accompagne le travail et le capital : celui du progrès technique, un facteur exogène. Le progrès technique permet de rendre les facteurs plus efficaces avec une amélioration de la productivité globale des facteurs. Il permet par exemple de substituer des facteurs, d’améliorer les infrastructures, de repousser les contraintes technologiques, des modernisations ayant des externalités positives. Ils contribuent donc fortement à la croissance mais ne sont pas comptabilisés.

En effet, la part inexpliqué de la croissance « résidu de Solow » s’explique par le progrès technique, qui correspond à la PGF : rapport entre la production réalisée et la valeur des facteurs utilisés pour la réaliser, on mesure l’apport des deux facteurs, cela nous permet de mesurer l’apport du 3ème facteur : le progrès technique.

Selon Solow, les pays développés devront arriver à un état stationnaire de leur croissance alors que les pays en développement peuvent accumuler du capital grâce au progrès technique qui leur permet d’éviter la loi des rendements décroissant, cela explique un certain rattrapage. Les économies devraient donc toutes converger. On dit d’un pays qu’il a une croissance intensive lorsque sa croissance est due au progrès technique. Sinon, le pays connait une croissance extensive, c'est-à-dire que le travail et le capital contribuent fortement à la croissance.

Innovation : Concept clé chez Joseph Schumpeter, l’innovation se présente pour lui comme de nouveaux produits, de nouvelles méthodes de production et de transports, de nouveaux marchés, de nouveaux types d’organisation industrielle, de nouvelles sources de matières premières ou d’énergie. Elle résulte de l’initiative de l’entrepreneur et constitue le principal facteur du cycle des affaires et du changement économique propre au capitalisme : la destruction créatrice.

Différents types d’innovation :

Innovation de procédés : l’innovation de procédé de productions permet de produire plus et à un coût inférieur : donc une augmentation du profit.

Innovation de produit : permet à l’entreprise de se démarquer des autres entreprises par une différenciation de ses produits et donc d’être en situation de monopole.

Processus de la destruction créatrice :

Le cycle de Kondratieff : il s’étend sur environ un demi-siècle, repéré par l’économiste soviétique Kondratieff en 1926, essentiellement à partir des mouvements des prix de gros ou de détail marqué par la succession de deux phases de longueur à peu près égale, dénommées phases A et B par F. Simiand. La phase A est caractérisée par une tendance à la hausse des prix et une croissance soutenue de la production ; la phase B par la baisse des prix et une croissance économique ralentie.

L’analyse de Schumpeter : L’explication la plus connue des mouvements longs est due à Schumpeter : les phases A : sont liés à des « grappes » d’innovations majeures, à leur diffusion. Ainsi la révolution ferroviaire et les progrès de la métallurgie expliquerait la phase A 1848-1873. A l’inverse, l’épuisement de leurs effets dynamiques, leurs retombées négatives sont à l’origine du ralentissement de la croissance et de tendance récéssionnistes. L’évolution du capitalisme est ainsi marquée par « une destruction créatrice » : la disparition et l’apparition de nouvelles techniques, la « mise en place de nouvelles fonction de production »

Progrès technique et croissance endogène

La théorie de la croissance endogène : Nouvelle théorie de la croissance économique qui intègrent les facteurs explicatifs tels que les externalités, les rendements croissants, l’effort de recherche, la formation, les dépenses publiques.

Dans les modèles traditionnels, notamment celui de Solow (1956), la croissance économique dépend de deux facteurs : la croissance démographique et le progrès technique (sans leur intervention l’économie finirait par stagner, à cause des rendements décroissants). Or, le progrès technique n’est pas expliqués par ce modèle : il est introduit comme un facteur exogène, ainsi le progrès technique apparait comme « une manne qui tombe du ciel ».

Dans les modèles de croissance endogène l’un des premiers étant celui de Paul Romer (1986), la productivité globale (qui n’était qu’un résidu dans les anciens modèles) résulte de l’accumulation de différentes formes de capital : (voir tableau document 22) capital physique, capital humain, capital technologique tels les stocks de connaissances et savoir-faire, capital public, infrastructures. Ces différentes formes de capital génèrent des externalités, des avantages gratuits pour d’autres agents que ceux qui réalisent les investissements. Ainsi on s’affranchit des rendements décroissants : si le rendement social du capital accumulé est constant, la croissance peut se poursuivre indéfiniment. La croissance est auto-entretenue, continue car elle génère elle-même le progrès technique, ainsi elle ne devrait pas tendre vers l’état stationnaire de l’économie.

On peut retenir deux résultats de la croissance endogène :

  • Si la croissance est due à un processus cumulatif des capitaux, alors ce sont les pays les plus avancés qui ont les meilleures chances de continuer à progresser

  • L’intervention de l’Etat apparaît comme un facteur de croissance par subvention de la recherche, effort en faveur de l’éducation et de la formation, financement de la grande infrastructure.

Cette croissance reposerait sur 4 sources :

  • Capital humain : l’ensemble des connaissances acquises par un individu et qui peuvent être réutilisables, valorisables dans l’économie. Permet à une population d’être mieux éduquée et ainsi plus efficace.(R. Lucas)

  • Capital physique : l’ensemble des biens de production. Sa source est l’investissement qui permet d’incorporer du progrès technique et qui est source d’apprentissage. Il engendre des externalités positives pour les autres firmes car le savoir acquis par les travailleurs se diffuse (Romer).

  • Capital technologique : connaissances relatives à la production, permet des gains de productivité et l’extension des marchés. Le progrès technique est un bien libre qui rend possible de nouvelles découvertes. (Romer)

  • Capital public : l’Etat finance des infrastructures afin de réaliser les conditions de base de l’effort productif des entreprises et il soutient la croissance en étant à l’origine d’externalités positives.

Ces sources de la croissance sont interdépendantes.

Synthèse : La création de richesses repose sur l’utilisation combinée par le producteur de facteurs de production (travail et capital), que l’on peut représenter sous la forme d’une fonction de production. Le producteur détermine la combinaison de production optimale en tenant compte des contraintes technologiques. En effet l’accumulation de capital productif mesurée par la FBCF permet d’augmenter la croissance, en adressant une demande supplémentaire de biens et de services à l’économie. De plus l’investissement possède un effet accélérateur (en plein emploi des capacités de production, une hausse de la demande induit une augmentation plus que proportionnelle de l’investissement) ainsi qu’un effet multiplicateur (un investissement engendre un flux de dépenses qui aboutit à un gonflement de la demande, de la production et des revenus qui vont, à leur tour, provoquer une hausse de la demande, de la production et des revenus). Le facteur travail contribue également à la croissance. En effet l’augmentation de la population active ou de la durée du travail augmente la quantité de travail fourni, et donc la production. De plus l’amélioration de la qualification, de l’expérience ou des procédés, permet d’augmenter la productivité du travail, et donc la croissance de la production. Lorsque l’augmentation de la production résulte d’une augmentation des facteurs de production utilisés, on parle de croissance extensive. Elle se heurte cependant à la loi des rendements décroissants : chaque facteur supplémentaire est la source d’un gain moins important. Cependant l’accroissement de la quantité des facteurs de production ne suffit pas à expliquer la croissance (résidu de Solow), dont une part résulte de l’amélioration de l’efficacité des facteurs de production que l’on mesure par la PGF. On parle alors de croissance intensive. Ces gains de productivité résultent en grande partie du progrès technique : innovations, nouvelles méthodes de travail, nouveaux procédés de fabrication etc., qui trouvent leur origine dans les dépenses de capital physique et technologique des entreprises (Romer), mais résultent aussi des dépenses de formation qui augmentent le capital humain (Lucas), ou encore des dépenses de l’Etat pour améliorer les infrastructures (capital public). Le progrès technique peut alors être considéré comme une variable endogène c’est-à-dire à la fois comme une source et une conséquence de la croissance, qui est alors un phénomène continu et auto-entretenu. La croissance résulte aussi de facteurs non-économiques, comme la présence d’un Etat de droit qui garantit efficacement la propriété privée ou lutte contre la corruption (capital institutionnel), ou encore de valeurs propices au capitalisme et à l’esprit scientifique.

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