[Littérature professionnelle] Notes de lecture








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date de publication04.08.2017
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ACTIVITES LEXICALES AUX CYCLES 1 ET 2

Catherine LE CUNFF, maitre de conférences en sciences du langage

Avec Patricia BRESSY, Martine ROLLAND et Solange SARAF

Font parties du groupe INRP de l’IUFM de Créteil, qui construit des stratégies d’enseignement/apprentissage du lexique, pour faciliter les apprentissages à l’oral, et à l’écrit, (pour montrer que l’oral, comme l’écrit, s’enseigne).

Cet extrait, appartient à la revue Repères, recherches en didactique du français langue maternelle, n°8, paru en 1993 et intitulé « pour une didactique des activités lexicales à l’école ». Il intervient p°151 à 167.

ROMIAN, Hélène

[Éditorial] Des pistes pour travailler le lexique en classe p.3-10

Le lexique, comme ensemble de faits culturels, discursifs, linguistiques à explorer

PICOCHE, Jacqueline

La cohérence des polysèmes, un outil pour débloquer l'enseignement du vocabulaire p.11-28

MAZIÈRE, Francine

Le mot, unité didactique : une entrée dans la langue par le mot p.29-39

GALISSON, Robert

Les palimpsestes verbaux : des révélateurs culturels remarquables, mais peu remarqués p.41-63

Dictionnaires pour enfants et invitation aux activités lexicales

LEHMANN, Alise

L'exemple et la définition dans les dictionnaires pour enfants p.63-78

REY-DEBOVE, Josette

Le contournement du métalangage dans les dictionnaires pour enfants : translation, monstration, neutralisation p.79-91

Des compétences lexicales à construire

FLORIN, Agnès

Les connaissances lexicales des enfants d'école primaire p.93-112

MARTIN-BERTHET, Françoise

Définitions d'enfant : étude de cas p.113-127

BLED, Bernard

Apprendre à définir des mots au cours moyen : aspects syntaxiques de la définition p.129-150

Des activités lexicales en classe

LE CUNFF, Catherine ; BRESSY, Patricia ; ROLLAND, Martine ; SARAF, Solange

Activités lexicales aux cycles 1 et 2 p.151-167

TAUVERON, Catherine

Lexique et portraits dans le récit : deux logiques didactiques à l'école primaire p.167-189

VIGNER, Gérard

Le monde, les mots et l'école : éléments d'une didactique du vocabulaire à l'école élémentaire p.191-209

Anonyme

[Littérature professionnelle] Notes de lecture : revue...des revues p.211-213

ROMIAN, Hélène

[Note critique] " Étrange outil pour étrangers : un dictionnaire des noms de marque " dans " Dictionnairique et dictionnaires ". Hommage à Bernard Quemada / Robert GALISSON p.213-214

ROMIAN, Hélène

[Note critique] Didactique du vocabulaire français / Jacqueline PICOCHE p.214-215

Cet extrait, appartient à la revue Repères, recherches en didactique du français langue maternelle, n°8, paru en 1993 et intitulé « pour une didactique des activités lexicales à l’école ». Il intervient p°151 à 167.

En 1970, il y a beaucoup de recherches concernant l’enseignement/apprentissage du lexique. En 1993, ses recherches sont délaissées. C’est pourquoi des chercheurs ont accepté d’aborder diverses questions sur le champ lexicologique et d’essayer non pas d’y répondre, mais d’informer le lecteur sur les difficultés relatives à l’apprentissage du lexique, qui pose problèmes pour les élèves, comme pour les enseignants.

Le document que nous avons étudié fait référence à une étude menée par le groupe INRP de Créteil sur la construction des savoirs métalangagiers et notamment les problèmes d’apprentissage du lexique. Le groupe INRP tente surtout d’intervenir dans les populations défavorisées.

Cet article tente de montrer par ces exemples, quelle est la démarche de l’enseignant et quelles sont les situations mises en place dans les classes pour travailler le lexique.

Elles font un premier constat sur la situation de l’enseignement de l’oral en maternelle. Souvent en cycle 1 le vocabulaire s’acquière à partir de séquences d’enseignement et de thèmes conventionnels. Par exemple le thème de l’automne, ou le thème des couleurs avec leur vocabulaire associé. Ensuite sont confectionné des étiquettes avec les nouveaux mots appris dessus.

Le problème, c’est que les enfants ne réinvestissent pas ces nouveaux mots dans leur discours et on déplore souvent plus tard la pauvreté du lexique dans les productions écrites. L’intégration des faits lexicaux en maternelle n’est donc pas très efficace.

A mettre plus bas ( Le terrain de cette étude est la mise en place de séquences dans les classes de cycle 1 et 2 pour favoriser l’apprentissage de la compétence orale.

Le but de ces séquences est de faire acquérir aux enfants du lexique et surtout qu’ils sachent le réinvestir à bon escient dans d’autres situations.

Le groupe tente de montrer dans cette étude que pour qu’un projet d’enseignement/apprentissage fonctionne il faut que les thèmes abordés intéressent et motivent les élèves.

Il ne faut pas offrir le vocabulaire aux enfants mais plutôt favoriser la construction de vocabulaire à partir de situations particulières. )

  1. Hypothèses et fondements théoriques

Nous allons développer notre analyse autour de 3 hypothèses relevées dans le texte :

  1. « Il n’y a pas d’apprentissage du langage possible s’il n’y a pas une activité métalangagière. »

Source revue repère : Le métalangage est un domaine de la métacognition et qui concerne le langage. Il englobe les activités de réflexion et de connaissance sur le langage et son utilisation mais aussi sur les capacités du sujet à contrôler et à planifier ses processus linguistiques.

Comprendre le sens d’un mot et savoir le réutiliser dans des situations diverses fait partie de l’activité métalangagière. L’apprentissage du lexique et son utilisation à bon escient permet donc l’apprentissage global du langage.

  1. « Le lexique, comme la syntaxe, s’apprend en situation »

 Cette hypothèse s’appuie sur les travaux de la psychologie du langage, de Lev Vygotski. Il précise que la communication est impossible sans comprendre les unités, signes qui la compose, et qu’elle est aussi impossible sans le sens du contexte dans lequel il apparaît. (peut être reformuler ??)

(Le lexique et la syntaxe s’apprennent en situation.)

Le rapport entre signe et signifiant est le résultat de longues et complexes modifications d’où l’intérêt de réutiliser les mots dans différentes situations.

Un enfant apprend les mots grâce à la communication verbale avec les adultes. Mais il ne construit pas le sens des mots car ceux ci viennent déjà construits par le langage de l’adulte.

La société transmet sa culture grâce aux signes qui constituent les mots. C’est pour cette raison que le groupe considère le rôle des l’école et en particulier de l’enseignant très important dans cette transmission.

De plus on sait que la pensée verbale permet de construire la pensée conceptuelle d’où le rôle fondamental des enseignants du cycle 1 et 2 de travailler sur les composantes lexicales.

Trop développé !

  1. « L’accès à la parole et son développement se font dans l’interaction avec l’entourage. »

 En milieu naturel, l’interaction se fait entre la mère et l’enfant. En milieu scolaire, en classe, les échanges se font entre l’adulte/enseignant et les enfants. On est dans une dimension collective, donc importance de la motivation ! C’est par ces échanges dans des situations que le sens du mot prend forme pour l’enfant. Vygotski précise que c’est du contexte que le mot tire son sens et s’enrichit. Plus l’enfant, grâce aux échanges, entend un mot dans des contextes différents, plus il construit la signification, le sens de ce mot.

Les situations doivent permettre à l’enfant de construire les sens divers des mots. L’emploi d’un mot dans une situation donnée, puis dans une situation différente ou complexifiée, doit permettre à l’enfant de prêter attention aux faits de langage, aux mots utilisés. Ces situations doivent aussi permettre à l’enfant de se servir des mots rencontrés et dont il construit la signification.

Les chercheurs ont relevés quelques projets vus en classes situées en ZEP, projets qui prennent en compte le lexique. Ces activités lexicales ont l’objectif de permettre aux enfants de construire leur vocabulaire, d’accéder progressivement au lexique.

D’après les travaux de Bruner on sait que les situations de jeux entre la mère et l’enfant permettent la construction de signification. La motivation de l’enfant à apprendre vient des situations ludiques mises en place.

En classe il est donc important de développer les mêmes comportements en prenant en compte la dimension collective et en mettant en place des scénarios.

Les mots naissent en puisant dans ce que l’entourage offre et dans les mêmes scènes répétées chaque jour. En rejouant ces scènes et en complexifiant toujours un peu plus, la signification du mot va se développer et se rapprocher de la signification en usage de la culture à laquelle il appartient.

En classe la complexification d’une tâche peut consister en une évocation, une imagination d’un thème en réutilisant des mots qui conviennent à cette situation appris dans d’autres scénarios plus simple avant.

L’idée principale du terrain : grâce aux situations d’apprentissages construites en classe il faut permettre au mot d’apparaître dans des contextes différents. C’est du contexte que le mot tire son sens et s’enrichit.

Les situations mises en place doivent permettre à l’enfant de construire les différents sens des mots.

Voici un jeu très court pour vous montrer dans quelle situation se trouvent les enfants de cycle 1 et 2 dans les enseignement/apprentissages du vocabulaire :

Jeu : Mot où le contexte est indispensable pour comprendre sa signification.

Dispositif : 4 personnes au tableau qui écrivent le mot entendu

Mot polysémique :

  • Mère / mer / maire

  • Vers / verre / ver / vert

  • Sel / selle / celle / scelle

(Développer l’explication de l’exercice et ne pas oublier de se procurer des stylos)

Ce jeu montre que le contexte dans lequel le mot est prononcé à son importance. Ici le contexte n’est pas précisé donc la signification du mot est différente pour chaque individu. La question de la situation est alors primordiale. Nous allons le voir dans le développement :

(Pour l’explication du jeu : « Le mot tire son sens du contexte dans lequel il apparaît-dans des contextes différents il change de sens. » Page 155) ???

  1. Des projets qui prennent en compte le lexique

Le groupe INRP à mis en place des projets qui prennent en compte le lexique dans des classes situées en ZEP. Ces activités ont été pensées afin de permettre l’acquisition des diverses composantes tant pragmatique que discursives ou linguistiques.

Pour tous les apprentissages visant une compétence langagière : Deux conditions sont primordiales et indispensables pour un enseignement et un apprentissage efficace :

  • Les thèmes doivent motiver l’enfant

  • Doit être un projet pour l’enfant pour qu’il manifeste la volonté d’apprendre

Leur but est de montrer grâce à des séquences réalisées dans les classes, comment faire acquérir du vocabulaire aux enfants mais aussi leur apprendre à le réutiliser à bon escient dans d’autres situations.

Nous avons choisi de vous exposer qu’un seul projet : celui d’une classe réunissant des PS, MS et GS qui s’intitule « parler des œuvres d’arts avec les mots qu’il faut ».

  • Classe de PS/MS/GS : situation de résolution de problèmes, atelier d’arts plastiques.

Au début de l’année : Phases de création, manipulation avec utilisation des outils et matériaux, pour que les enfants comprennent le vocabulaire introduit par l’enseignant et commencer à l’utiliser  Phase d’appropriation progressive d’un lexique spécialisé et fonctionnel

Exemple : travail sur les couleurs primaires / notion de sculpture, assemblage / frises, maquettes /

Bilan à la fin des ateliers, moment de regard sur les productions  Mise à distance, qui permet aux enfants de s’approprier ces distinctions, les différents sens du mot en fonction des contextes, en fonction des commentaires de chaque enfant.

Des affiches, dossiers sont ensuite réaliser par les élèves. On parle de mémoire collective des expériences vécues en ateliers. Cela va permettre aux élèves de réinvestir les connaissances les séances suivantes.

Pendant ces activités, les élèves discutent en utilisant le lexique spécifique découvert au cours de séances. Par ces discussions, ils prennent alors conscience qu’ils existent des différences de points de vues, ce qui est fondamental.

Des visites à l’extérieur de l’école est nécessaire pour que les élèves décrivent à leurs parents cette fois-ci ce qu’ils ont rencontré.

Pour finir, une partie du lexique rencontré sera réinvestie à d’autres instants de la journée, toujours dans l’idée d’enrichir le sens du mot, dans des contextes et discours différents.

  • Situations explicatives : Sans l’aide des mains, expliquer le fonctionnement de l’outil

Remarques : - certains reprennent les mots utilisés par l’enseignant lors de la première explication

  • Certains demandent le mot juste

  • Certains remplacent le mot marquant par « truc » ou « machin »

  • Certains manquent de précision donc s’énervent car ils ne se font pas comprendre et tentent de faire les opérations à la place de l’autre  Doc classe, bonhomme de neige

Cette activité est une activité de résolution de problème. Les élèves doivent résoudre cette situation-problème, avec l’aide de l’adulte (notion d’étayage) qui lui permettra de réussir la tâche demandée. Bruner, étayage : « l’ensemble des interactions d’assistance de l’adulte permettant à l’enfant d’apprendre à organiser ses conduites afin de pouvoir résoudre seul un problème qu’il ne savait pas résoudre au départ ».

  • Enfant PS, entraînement à raconter en petits groupes.

En entendant ce que l’enfant raconte à propos des fées, l’enseignante choisit d’enrichir le sens et de construire la signification que le mot « fée » a dans notre culture.

Remarque : les enfants n’ont que peu d’idées concernant le monde merveilleux des fées.

  • Classe de PS/MS : Expliquer le mot « parcours »

Construire une représentation, volonté d’inciter les enfants à prêter attention aux mots.

Conclusion

La construction de la compétence lexicale est un travail difficile. Faire acquérir du vocabulaire aux élèves de cycle 1 et 2 n’est pas simple. La compétence sémantique ne suffit pas à cette construction de lexique. Elle doit être complétée simultanément à la compétence syntaxique, pour mettre du sens sur le mot employé. Cependant, comme nous l’a montré cet article et notamment ces exemples d’activités lexicales, c’est à partir de situations ordinaires mais diversifiées que l’enseignement/apprentissage se fait.

On peut donc conclure que la compétence langagière orale se construit grâce à la mise en place de situations variées d'échanges avec l'enseignant et entre les élèves. Et dans la mesure où toutes les disciplines scolaires permettent à l'enfant d'être écouté, le nombre de situations est conséquent.

En résumé, les élèves doivent :

Prendre conscience de l’importance d’utiliser les mots justes pour se faire comprendre.

Pour cela, ils doivent faire des choix et mesurer la spécificité du lexique en fonction des situations.

Le rôle de l’enseignant est fondamentale car :

Il construit et met en place les situations, qui permettent aux élèves de distinguer différents contextes.

Il aide, par son étayage, les enfants à s’approprier les bons mots.

Ouverture !

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