L’enseignement des mathematiques








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LES DISCIPLINES FONDAMENTALES
SOMMAIRE


  1. L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS



  1. L’ENSEIGNEMENT DES MATHEMATIQUES



L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS A L’ECOLE PRIMAIRE

Préambule

Dans le programme des Ecoles Nationales des Enseignants du Primaire, la didactique du français occupe une place importante. Cela se justifie principalement pour deux raisons. La première est que la langue français joue un rôle considérable dans notre système éducatif et la deuxième tient au fait que l’enseignement du français pose souvent de sérieux problèmes aux maîtres. Aussi ce point du manuel consacré à cette discipline passe-il en revue l’enseignement de ses différentes composantes à l’école primaire que sont : l’expression orale, l’expression écrite, la lecture, l’écriture, la grammaire, la conjugaison, l’orthographe, le vocabulaire. Lors de cette revue, l’accent est mis sur les objectifs généraux, les instructions, les principes pédagogiques et les méthodologies de chacune d’elles.

Tout ceci est précédé d’un aperçu général sur l’enseignement du français au Burkina Faso.


    1. Les généralités sur cet enseignement

L’enseignement du français à l’école primaire, en même temps qu’il revêt une grande importance dans notre pays, pose de sérieuses difficultés. Cette importance tient au fait que cette langue est, non seulement, matière d’enseignement, mais elle constitue le principal véhicule de l’enseignement dans notre pays. Ainsi, son acquisition apparaît comme le passage obligé pour aborder les autres disciplines.

Ceci explique d’ailleurs la masse horaire considérable consacrée à son enseignement, notamment, durant les premières années de la scolarité.

Du point de vue éducatif, le français joue le même rôle que la langue maternelle dans le développement mental de l’enfant. Il soutient l’activité intellectuelle et lui fournit les instruments nécessaires à son développement. Ainsi il :

  • Fixe la pensée, la rend possible en affectant à chaque objet et chaque acte (signifié) un symbole (signifiant) ;




  • Structure la pensée en établissant une relation entre les actes, en même temps qu’il organise l’espace ;



  • Constitue un moyen de possession de l’univers par la connaissance des noms des objets.

Par ailleurs, il faut noter qu’au Burkina Faso, comme dans les autres pays francophones d’Afrique, la langue française constitue un instrument de promotion sociale car elle est généralement la langue officielle du pays. Ainsi, ne pas savoir parler et écrire le français ferme au citoyen la porte de la fonction publique et de bien d’entreprises privées. En outre, l’influence croissante des mass media (radio, télévision etc.) de même que le développement des moyens de transport confèrent au français la qualité de langue de communication nationale et internationale. Enfin, la langue française reste dans l’espace francophone le principal outil de la pensée moderne, pensée riche en concepts scientifiques, techniques et industriels. Ainsi, sans être une langue nationale dans notre pays, le français revêt une fonctionnalité telle que sa non maîtrise constitue, à un certain niveau, un sérieux handicap. Dans un tel contexte, quels doivent être alors les objectifs assignés à l’enseignement de cette langue ?

En dépit de son importance, l’enseignement du français, langue seconde, peut difficilement prétendre mener l’élève burkinabé à une maîtrise de la langue égale à celle du petit français, locuteur natif. Cependant, il doit le conduire à un degré de maîtrise supérieur à celui attendu de l’apprentissage d’une langue étrangère quelconque. Dans cette optique, le maître doit œuvrer, à travers les différentes composantes du français, pour :

  • Donner à l’élève les moyens de s’exprimer oralement et par écrit dans toutes les situations de la vie courante,

  • Former le jugement de l’élève,

  • Promouvoir les autres disciplines d’enseignement

Mais dans la pratique, la réalisation de ces objectifs n’est pas sans difficultés. Ces difficultés peuvent être regroupées en 2 types.

Les difficultés liées à l’environnement socioculturel et celles liées à la formation du maître et à ses conditions de travail.

  • Au titre du premier type de difficultés, on peut relever la complexité de l’environnement linguistique. L’enfant qui arrive à l’école maîtrise déjà une langue au moins, et le passage de cette langue au français n’est pas toujours aisé à cause des interférences tant au niveau des structures, de la phonétique que de la phonologie. A cela, il faut ajouter que l’environnement social et culturel n’est pas toujours favorable. En effet, en dehors de quelques centres urbains, les élèves ont peu d’occasion d’entendre ou de parler le français.




  • Au titre du deuxième type de difficultés, il convient de souligner que les enseignants n’ont pas toujours conscience des éléments qui interviennent dans une situation de communication. Aussi les conditions nécessaires pour un échange fructueux ne sont-elles pas toujours réunies.

En outre, les conditions matérielles de travail (larges effectifs, insuffisance de matériel didactique, etc.) limitent l’action de l’enseignant.


  • Le maître, conscient de ces difficultés, en abordant l’apprentissage du français, fera preuve de patience et de sollicitude à l’égard des enfants. Il prendra des dispositions pour instaurer un climat de confiance afin de mettre les élèves à l’aise. Il portera un accent particulier sur les exercices de phonétique et la mémorisation des structures. Enfin, il évitera autant que possible de traduire en langue nationale les éléments d’études en expression orale afin d’exercer les élèves à penser directement dans la nouvelle langue.




  • Après cet aperçu général sur l’enseignement du français dans notre pays, et avant de nous engager dans l’étude des différentes composantes de cette discipline, à commencer par l’expression orale, il semble opportun d’effectuer un bref retour sur ce qui vient d’être développé à travers quelques exercices et questions de réflexion.




    1. L’expression orale à l’école primaire

L’expression orale, outre ses objectifs propres prépare l’élève à la conquête de l’expression écrite. Pour atteindre efficacement ce double objectif, il est impératif que le maître ait une claire conscience des buts assignés à son enseignement, des principes pédagogiques qui le sous-tendent et des méthodologies préconisées dans les différents cours. Mais auparavant, il convient de s’accorder sur le sens de certains termes qui reviennent souvent dans le texte, et qui ne sont pas toujours employés dans leur acception courante. Ce sont : langage, élocution, expression orale.
1.2.1- Elucidation des principaux concepts

L’expression orale est le fait de communiquer sa pensée ses sentiments par la parole. A l’école primaire elle est une discipline d’enseignement et comprend l’ensemble des exercices où l’élève est amené à s’exprimer oralement. Selon les cours, elle se décline sous différentes dénominations.

  • Au CP, on parle de langage et ce terme désigne l’initiation à la langue française, il concerne les jeunes écoliers et vise l’acquisition d’une expression simple et courante.




  • Au CE, la même activité se poursuit sous le vocable d’expression orale, qui consiste à renforcer les structures déjà acquises et à mettre de nouvelles structures à la disposition de l’élève.



  • Enfin au CM, intervient l’élocution qui constitue le prolongement de l’expression orale au CE. Elle se situe au-delà de la simple initiation et se fixe comme objectif l’enrichissement et l’approfondissement de la langue pour une expression aisée et spontanée.

Ainsi, langage, expression orale et élocution désignent à l’école primaire une même réalité. Ils revêtent une importance considérable.
1.2.2- L’importance de l’expression orale

Parmi les innombrables besoins de l’homme, l’expression orale occupe une place de choix. Elle est partie intégrante de notre vie. Que ce soit en famille, au travail ou dans la rue, c’est elle qui nous permet de communiquer avec les autres. Son importance, quelque peu réduite entre temps avec l’invention de l’imprimerie, connait aujourd’hui un nouvel essor avec la multiplication des techniques nouvelles de communication : téléphone, radio, télévision.

La même évolution peut être notée au niveau de l’institution scolaire : longtemps considérée comme une forme première mais inferieure de la communication, l’expression orale a aujourd’hui droit de cité dans les classes. En effet, on a fini par se rendre compte que le manque d’entrainement à une pratique maîtrisée du français oral avait de fâcheuses conséquences sur la formation des enfants. Il conduisait les élèves à user en classe, d’une langue scolaire et dans la vie, d’une langue vivante ou rien de tout ce qui était appris à l’école ne transparaissait.

Pourtant, il ne fait de doute qu’un enseignement bien compris de l’expression orale a une valeur éducative certaine :

  • Il permet l’acquisition d’un langage correct, clair et précis ;

  • Il développe la mémoire, l’imagination, le sens de l’observation ;

  • Il apprend aux enfants à discuter, à écouter les autres ;

  • C’est un moyen d’affirmation de la personnalité.


1.2.3- Le langage au cours préparatoire

Le langage étant l’initiation à la langue française, son enseignement intéresse principalement les élèves des première et deuxième années de l’école primaire. Il poursuit des objectifs précis, obéit à des horaires, des principes pédagogiques et des méthodologies qui lui sont propres.
1.2.3.1- Les objectifs généraux de l’enseignement du langage

Selon le Programme d’Enseignement des Ecoles Elémentaires de 1989-1990, les buts de l’enseignement du langage au CP sont :

  • Amener l’élève à s’exprimer naturellement dans les situations adaptées à son milieu et à son âge ;

  • Favoriser l’acquisition des mécanismes élémentaires de la langue française ;

  • Eduquer l’oreille et les organes phonateurs de l’élève ;

  • Ainsi, à la fin du cours préparatoire, l’élève devra être capable :

  • S’exprimer naturellement sur des sujets tels : son école, sa famille, son village ou sa ville, son corps, les animaux de son milieu ;

  • Décrire une habitation, de son milieu ;

  • Identifier différents métiers de son milieu ;

  • Distinguer quelques éléments de la nature ;

  • User des mécanismes élémentaires de la langue ;

  • Prononcer correctement les mots de la langue.


1.2.3.2- Les horaires, principes pédagogiques et instructions

Dans la semaine, il y a 4 leçons et une révision, soit en tout 14 séances de 30mn chacune. Dans la conduite de ces séances, le maître doit avoir constamment à l’esprit les principes et instructions suivants :

  • N’entamer une nouvelle leçon que lorsque les acquisitions précédentes ont été assimilées ;

  • Inciter les élèves à l’expression naturelle et spontanée autour des thèmes choisis librement par eux-mêmes ou proposés par le maitre ;

  • Veiller à ce que la leçon soit vivante en apportant le matériel nécessaire et en instaurant un dialogue entre maître et élèves et entre élèves eux-mêmes ;

  • Créer des situations aptes à susciter le réemploi des notions assimilées par les élèves ;

  • Veiller à la correction des erreurs de langage en reprenant systématiquement les prononciations défectueuses en phonétique.




  • Les séances de langage selon la méthode IPB

La leçon de langage comprend trois séances : séance de présentation et répétition; séance de contrôle et consolidation ; séance de réemploi et fixation.

  • La séance de présentation et de répétition

La séance de présentation et répétition a pour objectif de faire acquérir globalement les mots et les structures. Sa démarche méthodologique est :

  1. La motivation

Il s’agit de susciter l’intérêt de l’élève pour l’objet de la leçon. Elle peut se faire à partir d’images, de situations concrètes ou par la technique de questions-réponses.



  1. La présentation et répétition des mots

  • Présenter un à un les objets, les nommer et inviter les élèves à répéter

  • Montrer les objets et les faire nommer par les élèves

  • Donner le nom des objets et les faire désigner par les élèves (à cette phase donner l’occasion aux élèves de s’interroger).




  1. La présentation et répétition des structures

  • Dire les phrases en les mimant et inviter les élèves à les répéter.

  • Accomplir les actions étudiées et faire donner les phrases correspondantes par les élèves.

  • Donner des consignes et inviter les élèves à accomplir les actions correspondantes tout en s’exprimant.




  1. La phonétique

Faire répéter correctement les mots ou groupes de mots difficiles de prononciation, selon le schéma de 3 fois le maître, 3 élèves (3M/3E) puis 1M/3E autant de fois que nécessaire. Pour conduire cette phase dans l’ordre, il est recommandé de travailler dans le calme, de bannir les demandes de parole durant cette phase et revenir sans trop insister sur ceux qui ont des difficultés.

  • La séance de contrôle et de la consolidation

Cette séance a pour objectif de vérifier et de consolider les acquisitions faites lors de la séance précédente.

  1. Le contrôle et la consolidation des mots

  • Présenter les objets sans les nommer et faire donner leur nom.

  • Donner ou faire donner le nom des objets et inviter les élèves à les désigner tout en disant leur nom.


  1. Le contrôle et la consolidation des structures

  • Accomplir ou mimer les actions étudiées et inviter les élèves à donner les phrases correspondantes

  • Donner les structures étudiées et faire accomplir les actions correspondantes tout en s’exprimant

  • Il faut donner la parole le plus possible aux élèves pour se poser des questions, se donner des consignes et agir tout en s’exprimant



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