1prise en compte des valeurs de la république mise à jour juillet 2014








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Extrait de la publication mensuelle du « Café pédagogique », mai 2014

Les lycéens face à l'égalité au Forum lycéen francilien
Qu'en est-il de l'égalité professionnelle entre femmes et hommes aux yeux des lycéens ? L'association Éveil, en partenariat avec le Conseil Régional IDF, a proposé à 200 lycéens franciliens d'investir la question. Les rapporteurs de leurs travaux étaient confrontés ce mercredi, dans l'hémicycle du Conseil Régional, à des spécialistes du problème, Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, et Hélène Périvier, économiste au Centre de Recherche en économie de Sciences-po, ainsi que la chef d'orchestre Claire Gibault, grand témoin de ce débat. Les exposés des élèves disaient la redécouverte de réalités encore bien actuelles, en termes d'inégalités et de préjugés, tandis que les interventions de la salle, étonnamment libres, manifestaient la prégnance des représentations sexistes dans l'esprit des jeunes gens. Une rencontre instructive, qui révèle une crispation vaguement inquiète sous les blagues de potaches.
Éveiller les jeunes à la citoyenneté
« On vous fait confiance pour que vous vous battiez pour l'égalité ! » lançait Henriette Zoughebi, en ouverture du Forum, rappelant qu'il n'y a pas de liberté sans égalité, quelles que soient les origines sociales ou culturelles, que l'on soit femme ou homme. « Vous êtes les bienvenus dans cet hémicycle où siègent habituellement les conseillers et conseillères régionales », ajoute-t-elle, appliquant malicieusement la règle d'accord de proximité qui évite la domination grammaticale du masculin. Andrée Sfeir, Déléguée générale d'Éveil, a rappelé en quelques mots les objectifs de l'association : éveiller les jeunes à leur rôle de citoyen par des programmes complémentaires à ceux de l'école, proposés gratuitement aux établissements et enseignants qui le souhaitent, en accord avec le MEN. Rappelant que les filles sont dans l'ensemble plus diplômées que les garçons, mais ne parviennent pas à rattraper l'écart qui les en sépare dans la vie professionnelle, Éveil a choisi de concentrer ses interventions sur la question l'inégalité de genre dans le monde professionnel.
La peur de n'être pas comme les autres
Les lycéens ont travaillé sur quatre thèmes : sexisme et stéréotypes sexués ; l'orientation : égal accès à tous les métiers ? Inégalités au travail et précarité ; conciliation de la vie professionnelle et familiale. Les élèves de classes de bac pro Biologie (Vauquelin, Paris), Accueil Relation clients (Baudelaire Evry), Commerce (Voilin, Puteaux) Maintenance des systèmes énergétiques (Auguste Perret, Evry), BTS Négociation (Apollinaire, Thiais) et 2nde générale (D. Milhaud, Kremlin-Bicêtre) ont fait état des résultats de leurs travaux. Clip radio pour les uns, sondage de classe pour d'autres, études de statistiques et recherches de documents, les restitutions traduisent les mêmes réalités que l'on croit toujours dépassées : les employeurs ont peur des maternités, des congés, de la place des enfants dans la carrière ; l'ambition professionnelle exige des femmes le sacrifice de toute vie personnelle ; certains métiers sont cantonnés selon le sexe (bâtiment pour les hommes, puériculture pour les femmes). Aller contre les stéréotypes ? « Ça donne l'impression qu'on n'est pas comme les autres, pas normal. ». Exemple : « des garçons en classe de coiffure, ils ne vont pas trop le dire à cause des rumeurs...» Rires étouffés et embarras. On sent la question de l'orientation sexuelle encore plus tabou que celle de l'égalité. Et puis au sentiment d'injustice s'oppose la force du fait, l'idée qu'après tout, « c'est comme ça », on ne peut trop rien y faire.
« La sage-femme, c'est dans le nom »
« Mais pourquoi pas laisser leurs métiers aux femmes ? s'exclame un jeune homme dans le public. Par exemple sage-femme : ça se voit que c'est pour les femmes, puisque c'est dans le nom. C'est parce qu'elles ont plus de sagesse que les hommes... » Le terme masculin de maïeuticien, pourtant évoqué peu avant, ne le convainc pas. De même pour les soins aux enfants : les femmes y sont plus aptes, mieux disposées, c'est inné, c'est biologique, c'est comme ça, affirment filles et garçons. D'ailleurs, la preuve, c'est qu'elles s'en occupent tout le temps et qu'on leur confie la garde en cas de divorce. Une jeune fille conteste : l'enfant, on le fait ensemble, on s'en occupe ensemble. Mais la majorité semble rester sur des positions convenues. « On ne peut pas autoriser une totale liberté à la femme », estime un jeune homme, suscitant un brouhaha de rires et d'applaudissements, même s'il ne sait pas trop expliquer pourquoi.
Plus d'égalité, une amélioration pour tous
Reprenant les interventions, J. Costa-Lascoux relève la peur d'une menace, dans les propos des garçons. Quel danger y aurait-il à faire progresser l'égalité ? Un pays comme la Suède qui a largement ouvert les métiers du bâtiment aux femmes, a vu s'améliorer les conditions de travail de tous, dans ce secteur. Les sociétés qui discriminent les femmes sont souvent les plus violentes pour tous, les moins ouvertes, le plus inégalitaires. Tout le monde aurait intérêt à faire progresser l'égalité entre femmes et hommes. « C'est un sacrifice, de sortir des stéréotypes dans lesquels on se sent confortable, mais c'est aussi le moyen de se sentir exister ! » Hélène Périvier, quant à elle, souligne une distinction conceptuelle qui fait souvent obstacle : la différence de fait ne justifie pas l'inégalité des droits. Nul ne songe, rappelle-t-elle à nier la différence biologique des sexes, mais cette différence ne peut fonder une inégalité sociale et juridique. « Il y a plus de différences entre les individus qu'entre les sexes », remarque-t-elle. Mais les images persistent : « un garçon, même fluet, a plus de force qu'une fille ». « Les hommes protègent les femmes, elles ne peuvent pas protéger les hommes. » Une discussion sur la nature de la force (physique, mentale, morale) s'ébauche entre les lycéens.
Ne pas dominer, ne pas se laisser dominer.
Une vidéo de quelques minutes montre alors Claire Gibault à la tête de son orchestre. Une démonstration de force maîtrisée, d'autorité sans violence et de talent musical. L'image est exemplaire. Comment a-t-elle osé devenir chef d'orchestre, un métier d'homme ? Avec une éducation musicale précoce, le soutien de son père, musicien, et un désir profond et violent de faire de la musique. Dans un milieu aussi sexiste que l'orchestre classique, son parcours a été compliqué. Lorsqu'elle obtient le Prix de direction au CNR de Paris, en 1969, un journal tire « Une femme a dirigé un orchestre », en écho au récent « Un homme a marché sur la lune ». Elle évoque l'épreuve sans cesse répétée de devoir prouver sa féminité ; elle regrette les titres vulgaires de certains journaux qui l'ont fait parfois douter (« Elle les mène à la baguette ») ; elle analyse sa douceur, travaillée pour rassurer en dehors de l'estrade. « J'en rajoute volontiers dans la douceur, explique-t-elle, mais ce n'est pas propre aux femmes. Je milite pour l'autorité partagée. Ne pas dominer, mais ne pas se laisser dominer », explique-t-elle. Elle raconte comment la mixité a progressé dans les orchestres grâce à des auditions à l'aveugle, derrière un paravent, qui ont permis aux femmes d'accéder aux premiers pupitres. Elle rappelle que le violoncelle a longtemps été interdit aux femmes, en raison de l'indécence de la posture de l'instrumentiste, la clarinette, plus longtemps encore, à cause du bec que l'on doit emboucher.
« Les femmes n'y arrivent pas, c'est qu'elles sont faibles ! »
«Vous, vous avez réussi parce que vous êtes forte, les femmes, si elles n'y arrivent pas, c'est qu'elles sont faibles ! » lance un jeune garçon. A quoi l'artiste répond qu'avec 3% de femmes au programme des orchestres nationaux, un homme même médiocre a plus de chance de réussir qu'une femme, même brillante. Plus on progresse dans une carrière artistique, plus on a envie de mettre les autres au service de son talent et de son ambition, souligne-t-elle. Mais aucune réussite ne justifie un tel asservissement. Les lycéens l'écoutent. Une onde de respect passe sur l'hémicycle. Comme le remarquait une jeune fille en conclusion de son intervention, « peut-être faudrait-il plus d'intervention par des gens qui ont vaincu le sexisme », pour faire progresser les mentalités ?

Jeanne-Claire Fumet

L'association Eveil
http://www.eveil.asso.fr/




Extrait de la lettre d’information éducations WEKA – 19 mai 2014




Homophobie : L'École touchée de plein fouet

19 mai 2014

Dans son rapport 2014, SOS-Homophobie fait le triste bilan de l'année 2013 concernant les actes homophobes, biphobes et transphobes. Le contexte politique du vote de la loi (et les débats qui l'ont précédé) ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe a joué à plein. Le milieu scolaire n'est pas épargné…







Extrait du Bulletin Veille et analyse de l’IFé, du 8 mai 2014

L’équité : un fil rouge des politiques éducatives nationales

Auteur(s) :  Alain MINGAT, Francis NDEM
Editeur(s) :  Institut de recherche sur l'éducation : sociologie et économie de l'éducation (France)
Date :  04/2014
  "Ce texte se propose de balayer les dimensions les plus significatives qui devraient contribuer à documenter, dans un échantillon de pays, les questions d’équité et de droit de l’enfant à aller à l’école, à y rester un temps suffisant en recevant des services éducatifs appropriés pour assurer à tous une entrée dans la vie adulte avec un bagage minimum qui leur donne une chance d’avoir une vie économique et sociale convenable. Au-delà des constats quantitatifs, ce parcours analytique a identifié les connexions avec les diverses politiques éducatives (actives ou par défaut) qui sont prises dans un système national d’éducation. De façon complémentaire, ces analyses, dans la mesure où elles permettent une meilleure compréhension de la situation et de pointer les points qui font difficulté dans les différents pays de l’échantillon envisagé, peuvent aussi identifier des chemins pour l’action."

Télécharger le document :  http://iredu.u-bourgogne.fr/.../DT_2014-1.pdf




Extrait du CNRActu@ n°115 de février / mars 2014

« Objectif égalité»: un site pour sensibiliser les jeunes aux stéréotypes en matière d’orientation

Ce projet, lancé conjointement par les ministères chargés de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et des droits des femmes, l’ONISEP et le CNAM, vise à sensibiliser les jeunes aux stéréotypes de genre dans le champ des formations et des métiers, et à l’interaction entre les modèles sociaux et les pratiques d’orientation.

Il aborde notamment les thématiques du choix d’études, du premier emploi et de l’égalité des droits dans la vie professionnelle au travers de reportages vidéos et d’éléments statistiques.

Pour consulter le site «Objectif égalité» de l’Onisep

http://objectifegalite.onisep.fr/#/1




Extrait de la publication mensuelle du « Café pédagogique », mars 2014

Les pauvres sont-ils condamnés à un faible niveau scolaire ?
Le destin scolaire est-il déjà inscrit dans la profession et les revenus des parents ? Pisa 2012 apporte des réponses intéressantes à cette question qui éclairent la situation particulière de la France. Le dernier "Pisa à la loupe" le propose pour 4 catégories (les directeurs cadres de direction et gérants, les professions intellectuelles et scientifiques, les conducteurs de machines et ouvriers de l'assemblage et enfin les professions élémentaires). Le logiciel en ligne le fait pour 8 catégories.
Le niveau de maths des jeunes de 15 ans est il corrélé obligatoirement à la profession des parents ? L'OCDE propose un intéressant outil, basé sur Pisa 2012, qui répond à cette question. Il permet notamment de comparer des pays entre eux.
Ainsi il montre que le lien entre revenus et niveau n'est pas automatique. Par exemple, les revenus des parents de Shanghaï dont nettement inférieurs à ceux des parents américains. Pourtant le niveau de maths de leurs enfants est nettement supérieur.
Mais l'outil permet aussi d'observer l'écart entre les catégories sociales. Et la France se signale tout de suite par une caractéristique : c'est le pays où l'écart est le plus important entre les catégories sociales. En France la différence entre les enfants des professions élémentaires (ouvriers et employés non qualifiés) et ceux des professions intellectuelles atteint 100 points, soit environ 2 années d'école. En Finlande l'écart est deux fois moins important parce que le niveau des catégories populaires est nettement meilleur qu'en France. A Hong Kong l'écart serait encore plus faible.

Le message c'est qu'il n'y a pas de fatalité à ce que les enfants du peuple aient un niveau scolaire sensiblement plus faible que celui des catégories plus favorisées. Le second message c'est que c'est en France que le niveau social pèse le plus sur la réussite scolaire. C'est là où les injustices scolaires sont les plus flagrantes. Le ministère, en investissant dans le primaire et l'éducation prioritaire, a entendu le message. Mais pour lui donner sa vraie portée il faudrait aller plus loin. Ce message est-il accepté par la société dans son ensemble ? Dans le principe probablement. Mais dans la réalité d'un budget contraint parce que inscrit dans une économie en faiblesse ? Sommes-nous réellement prêts à assumer pleinement la priorité aux enfants des familles populaires ? Ou nous contentons-nous à demander le maintien partout du statu quo ?
François Jarraud
Pisa in focus
http://www.oecd.org/pisa/pisaproducts/pisainfocus.htm
Le logiciel Ocde
http://beta.icm.edu.pl/PISAoccupations2012/

Le coût de la rentrée
Comment a évolué le coût de la rentrée en France depuis 15 ans ? La question a de l'importance pour les familles qui bénéficient de la prime de rentrée. Elle l'est aussi pour le ministre de l'éducation puisque son ministère fait chaque année campagne contre la hausse des prix. Résultat selon l'Insee : le coût des vêtements et chaussures a augmenté moins vite que l'inflation, alors que ces produits ne se retrouvent pas dans les listes ministérielles. La papeterie, les livres ont augmenté autant que l'inflation.
Insee Première
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=4116®_id=0
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