U. F. R de langues centre international de langues session 1 1er semestre








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DATE : 2009
HEURE :
SALLE :
DUREE : ___2 h _____


UNIVERSITE DE NANTES

------------------------------------- ANNEE : 2008/2009
U.F.R DE LANGUES - CENTRE INTERNATIONAL DE LANGUES SESSION 1 - 1er semestre

LEA
DIPLOME : CYCLE Licence : NIVEAU 3
UNITE D’ENSEIGNEMENT CONCERNEE : UE 53
INTITULE DE L’EPREUVE : Economie internationale et financière
EPREUVE POUR : DA& ASSIDUS (rayer la mention inutile)
DOCUMENTS AUTORISES : Aucun document ni calculatrice
NOM DU PROFESSEUR RESPONSABLE : M. LEMIALE
OBSERVATION DU PROFESSEUR :




Exercice (8 points)
Vous êtes responsable import dans une entreprise française. Vous devez importer des machines-outils des Etats-Unis pour une valeur de 2 000 000 $ (2 millions de dollars) payable dans 3 mois.
Le taux de change au comptant est 1€ = 4$

Le taux de change à terme dans 3 mois est : 1€ = 1$


  1. Que représente le taux de change à terme ?

  2. Quelle est votre position de change ? Quel(s) risque(s) encourez-vous ?

  3. Vous décidez de vous couvrir en passant un contrat à terme avec votre banque. Expliquez le principe.

  4. Quel sera alors le coût des importations pour votre entreprise ?

Vous décidez de vous couvrir avec une option de change

  1. Quelle position devez-vous prendre sur le marché des options ?

La prime est de 10%.

  1. Quel est le montant de la prime en euros ?

Pour chacune des situations suivantes, dans 3 mois, expliquez quels seront vos décisions et donnez le coût d’achat de ses machines-outils :

    • Le taux de change au comptant est 1€ = 5$

    • Le taux de change au comptant est 1€ = 2$

    • Le taux de change au comptant est 1€ = 0,5$




  1. Quel est le cours du dollar pour lequel vous êtes indifférent à exercer ou ne pas exercer votre option ?

  2. Dans le cas où vous l’exercez, quel est le coût effectif de chaque dollar ?

  3. Pour chacune des situations précédentes, quels sont les gains ou les pertes du vendeur d’option ?



Question de cours (4 points)
Quelles sont les déterminants des évolutions du taux de change ? Expliquez précisément les différentes théories.


Commentaire de texte (8 points)
Vous commenterez l’article de Pierre-Antoine Delhommais, « M. Bernanke rompt avec les habitudes et s'inquiète de la baisse du dollar », publié dans Le Monde du jeudi 5 juin 2008, en vous appuyant sur les questions suivantes.
Vos explications doivent être les plus précises possibles et doivent décrire les enchaînements économiques.



  1. Expliquez comment une dépréciation du dollar peut contribuer à la hausse de l’inflation ?

  2. Pourquoi les déclarations Ben Bernancke ont provoqué une appréciation du dollar ?

  3. Expliquez précisément pourquoi une dépréciation du dollar est favorable à l’économie américaine ?

  4. Pourquoi la FED a-t-elle baissé ses taux d’intérêt depuis l’été 2007 ? Quels sont les mécanismes sous-jacents ?

  5. En quoi cette baisse des taux américains contribue-t-elle à une dépréciation de dollar ?

  6. Expliquez la phrase suivante : « Il craint surtout que la baisse du billet vert se transforme en chute libre, en un mouvement de défiance généralisée des investisseurs internationaux vis-à-vis des actifs américains ».

  7. Pourquoi cela rendrait le financement de l’économie américaine difficile ?

  8. Quelles pourraient être les conséquences d’un arrêt de ce type de financement des déficits américains ?



M. Bernanke rompt avec les habitudes et s'inquiète de la baisse du dollar

[…]

La journée du mardi 3 juin pourrait représenter un tournant important dans l'histoire monétaire récente, marquée par un repli continu du dollar. Pour la première fois, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, s'est inquiété des effets négatifs de la baisse du billet vert pour l'économie américaine.

« Les défis que notre économie a affrontés au cours de l'année écoulée ont pesé sur le taux de change du dollar, ce qui a contribué à une hausse malvenue des prix à l'importation et de l'inflation des prix à la consommation, a-t-il affirmé. Nous sommes attentifs aux implications des changements de la valeur du dollar pour l'inflation et pour les attentes d'inflation, et nous continuerons à formuler notre politique pour contrer ces risques. » Ces propos ont provoqué un rebond immédiat de la monnaie américaine, qui est passée de 1,5610 dollar à 1,5420 dollar pour 1 euro.

Les déclarations de M. Bernanke ont constitué, pour les opérateurs des marchés financiers, une double surprise. D'abord parce que ces derniers pensaient que l'administration américaine s'accommodait très bien de la baisse du billet vert. Un dollar faible est un stimulant puissant pour les exportations américaines - un soutien bienvenu au moment où la demande intérieure ralentit fortement aux Etats-Unis en raison de la crise des subprimes et de la flambée du pétrole.

[…]
LUTTE CONTRE LA RÉCESSION
La Fed, en abaissant très fortement ses taux depuis l'été 2007, avait donné le sentiment d'être peu préoccupée par le repli du dollar. Les taux d'intérêt se situent à 2 % outre-Atlantique, contre 4 % en Europe […]

La banque centrale américaine semblait tout entière mobilisée dans la lutte contre la récession, quitte à négliger le combat contre l'inflation. Les propos tenus par M. Bernanke, mardi, indiquent un rééquilibrage de la stratégie de la Fed.

L'autre surprise, pour les marchés, est venue du fait que M. Bernanke donne son avis sur le cours du dollar. Traditionnellement, c'est le pouvoir politique, le plus souvent par la voix du secrétaire au Trésor qui, aux Etats-Unis, s'exprime au sujet du taux de change.

Contrairement au président de la Banque centrale européenne (BCE), qui revendique la responsabilité de la gestion du cours de l'euro, le président de la Réserve fédérale reste d'habitude silencieux sur le cours du dollar, se contentant d'évoquer le niveau des taux d'intérêt.

Mais M. Bernanke juge visiblement que la menace inflationniste aux Etats-Unis est devenue suffisamment grande pour que le moment soit venu de rompre avec cette tradition et cette répartition des rôles. Il craint surtout que la baisse du billet vert se transforme en chute libre, en un mouvement de défiance généralisé des investisseurs internationaux vis-à-vis des actifs américains, ce qui rendrait extrêmement difficile le financement des gigantesques déficits de l'économie des Etats-Unis.
Pierre-Antoine Delhommais




Correction Examen Licence 3 LEA - janvier 2009


Exercice



1. Taux de change à terme est une valeur du taux de change défini dès aujourd’hui pour une transaction ayant lieu ultérieurement
2. L’entreprise a plus de dollar à verser qu’à recevoir, elle est donc en position courte. Elle risque une appréciation du $
3. L’entreprise signe dès aujourd’hui un contrat qui stipule qu’elle s’engage à acheter, à la banque, 2 000 000 $ dans 3 mois au cours à terme de 1€ = 1$
4. Ses machines lui coûteront, avec certitude, donc 2 000 000€
5. Si elle décide de se couvrir par une option, elle acheter une option une option d’achat de $ contre €, puisqu’elle a besoin de dollars.
6. La prime est versée au vendeur d’option dès aujourd’hui. Elle est donc valorisée au cours au comptant.

La prime est de donc de 200 000$ valorisée au cours au comptant donc 1€ = 4$. La prime est donc de 50 000€
Si elle exerce cette option, elle achète les dollars au prix d’exercice (1€ = 1$). Ses dollars lui coûteront 2 000 000€ + prime. Donc, cela lui coûtera 2 050 000€
6.1. Si dans 3 mois, le cours au comptant est : 1€ = 5$.

Le dollars s’est déprécié, elle n’a donc pas intérêt à exercer son option. Elle achète les dollars au comptant. Cela lui coûte :

2 000 000/5 + 50 000 = 450 000€
6.2. Si dans 3 mois, le cours au comptant est 1€ = 2$.

Le dollars s’est apprécié mais pas suffisamment par rapport au prix d’exercice. Elle n’a pas intérêt à exercer son option et donc à acheter les dollars au comptant. Le coût est donc :

2 000 000/2 + 50 000 = 1 050 000 €
6.3. Si dans 3 mois le cours au comptant est 1€ = 0,5$.

Le dollar s’est plus fortement apprécié que le prix d’exercice, elle a donc intérêt à exercer son option. Le coût est donc de :

2 050 000€
7. L’entreprise est indifférente à exercer ou ne pas exercer son option lorsque le cours au comptant est égal au prix d’exercice, c’est à 1€ = 1$.
8. Lorsque l’entreprise exerce son option, elle achète 2 000 000$ pour un montant de 2 050 000€. Le coût de chaque dollar est donc :

2 050 000/2 000 000 = 2 000 000/2 000 000 + 50 000/2 000 000 = 1, 025

Donc chaque dollar coûte 1,025€
9. Dans tous les cas, le vendeur d’option conserve la prime, soit 50 000€

Lorsque l’entreprise n’exerce pas son option, le vendeur gagne la prime.

Lorsque l’entreprise exerce l’option, le vendeur s’est engagé à lui vendre 2 000 000$ au cours de 1€ = 1$. Il doit donc honorer son engagement. On fait l’hypothèse que le vendeur ne possède pas les dollars, il doit donc les acheter au comptant.

Dans le cas 6.3., le vendeur achète 2 000 000$ au comptant : coût 4 000 000€

Il vend ces dollars à l’entreprise au prix d’exercice : gain 2 000 000€

Il conserve la prime : gain 50 000€

Au total, le vendeur d’option a perdu 1 950 000€

Question de cours. (Voir cours)
Les déterminants du taux de change sont :

La balance commerciale ou solde courant

Le différentiel de taux d’intérêt entre 2 pays

La parité de pouvoir d’achat :

La parité absolue

La parité relative

Commentaire de texte.
Commentaire de l’article de de Pierre-Antoine Delhommais, « M. Bernanke rompt avec les habitudes et s'inquiète de la baisse du dollar », publié dans Le Monde du jeudi 5 juin 2008.
1. Une dépréciation du dollar accroît le prix des biens importés. Ceci accroît les coûts de production et l’indice des prix à la consommation. C’est l’inflation importée.
2. B. Bernancke a déclaré que la FED désirait mener une politique de lutte contre l’inflation. Pour ce faire, elle devra augmenter les taux d’intérêt. Ainsi, il est plus rentable de prêter en dollars (aux USA), donc la demande de dollars s’accroît, donc le dollar s’apprécie.
3. Une dépréciation du dollar réduit les prix à l’exportation et accroît les prix à l’importation. Les exportation augmente et les importations diminuent puisque les biens étrangers sont plus chères. Ainsi la balance commerciale s’améliore ce qui accroît le PIB.

Par contre, une dépréciation de la monnaie accroît l’inflation dans le pays (voir question 1)
4. La FED a baissé les taux d’intérêt pour lutter contre la crise. En baissant les taux d’intérêt, elle rend les emprunts moins coûteux ce qui facilité l’investissement qui est une composante de la demande. Ainsi, la demande devrait augmenter et donc la production.

Par contre, une baisse des taux d’intérêt favorise l’inflation.
5. Les taux d’intérêt américains diminuent, donc les placements en dollars sont moins rentables. Donc la demande de dollars diminue par rapport à l’offre de dollar. Le dollar se déprécie donc.
6. Si le dollar se déprécie trop, les agents non résidents qui ont des actifs aux USA peuvent perdrent en capital lorsqu’ils voudront les vendre et les convertir dans leur monnaie nationale. C’est le risque de change pour les détenteurs d’actifs US. Si ces agents anticipent une forte dépréciation du dollar, ils revendre immédiatement leurs actifs et rapatrier leurs placements ce qui provoquera ipso facto une dépréciation du dollar
7. Une grande partie de l’économie américaine est financée par des agents non résidents. Si ceux-ci ne prêtent plus aux USA, cela entraînera une crise de financement. Les américains ne pourront plus emprunter à l’extérieur et c’est donc l’épargne interne qui devra suffire à financer les investissements. Or celle-ci est faible, ce qui entraînera une hausse des taux d’intérêt.
8. Une forte hausse des taux d’intérêt américains limitera les investissements et donc la croissance. Les américains importeront donc moins ce qui aura des répercussions sur la croissance des autres pays en particulier la Chine. Ceci aura donc des conséquences sur l’économie mondiale.





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