Quel est l'impact des barreurs de feu sur les individus qu'ils manipulent ?








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EMONET Mathilde : mat.emonet@hotmail.fr

LEWIN Nina : nilewin@laposte.net

SAIDI Isahak : isahak.saidi@gmail.com

BLANCHARD Jérémy : shinitshikudo@hotmail.fr

LABAR Lucas : lucas.labar74@gmail.com

LEGUES Maxime : max-1710@hotmail.fr
Première année de licence de Biologie (Bio 6)

UE : Zététique & autodéfense intellectuelle

Quel est l'impact des barreurs de feu sur les individus qu'ils manipulent ?

Animateur : Monvoisin Richard (Monvoisin@cortecs.org) Année 2011/2012

Sommaire

I - Barreur de feu, origine, 1ers cas recensés .......................................................................Pages 3 à 6

II - Présence sur Grenoble, sur les régions alentours. Y a-t-il des barreurs dans des cliniques, des hôpitaux ? Justification de faire appel à des barreurs. .........................................................Pages 7 à 8

III - Prétentions : que disent ils pouvoir faire ? ..........................................................................Page 9

IV - Peut-on expliquer autrement ce "phénomène" ?.........................................................Page 10 à 11

V - Les effets Z..................................................................................................................Page 12 à 13

VI - Protocole pour tester la capacité des barreurs...........................................................Page 14 à 17

VII – Conclusion........................................................................................................................Page 17

VIII - Bibliographie utilisée...............................................................................................Page 18 à 19

I - Barreur de feu, origine, 1ers cas recensés

A. Les guérisseurs

Définition du Petit Robert :

  • guérisseur : 1- (XVIIIe) RARE Personne qui guérit. 2- (1526) COUR. Personne qui fait profession de guérir sans avoir la qualité officielle de médecin et par des moyens non reconnus de la médecine. => empirique, rebouteux


Cependant, il est facile de constater aujourd’hui, au cours de discussions par exemple, que le terme de guérisseur ne désigne pas une personne qui guérit en marge de la médecine officielle. En effet, ce terme possède un sens beaucoup plus précis.

Depuis de nombreuses années, de nouvelles méthodes thérapeutiques non reconnues par la médecine ou la science sont nées (acupuncture, ostéopathie…) et les personnes qui les exercent sont rarement nommées « guérisseurs ».

Ainsi, on constate que le terme de « guérisseur » concerne une petite catégorie de praticiens qui prodiguent des soins bien particuliers en appliquant des savoirs et des techniques parfois transmis de générations en générations.
Schématiquement, on en distingue deux sortes:

-Le guérisseur « traditionnel », (barreur de feu, rebouteux…) qui revendique l’héritage d’un don pour expliquer sa capacité à guérir des douleurs bien précises. Il évolue bien souvent dans un milieu rural et ne fait aucunes publicités de son statut de guérisseur. Seul le « bouche-à-oreille » lui assure une reconnaissance locale.

-Le guérisseur « moderne », (magnétiseur, radiesthésiste) qui revendique la révélation ou l’apparition d’un don à un moment de sa vie. Il a en général suivi une formation théorique pour « optimiser » ses guérisons. Cet apprentissage plus théorique lui permettra de caractériser ses interventions (explication des mécanismes notamment) et de pouvoir s’intéresser à l’anatomie ou à la physiologie du patient. Souvent, le guérisseur moderne ouvre son propre cabinet de consultation et n’hésite pas à se faire de la publicité en créant un site web par exemple.
Nous allons nous intéresser aux barreurs de feu, guérisseurs dits traditionnels, qui semblent tirer leur don d’un secret transmis de générations en générations. On peut se demander quelles sont les origines des barreurs de feu et quelles sont les premières personnes à avoir revendiqué ce don.


B. Les guérisseurs et les barreurs de feu : origines

L’acte de guérison et les pratiques particulières dites « magiques » qui l’accompagne existe depuis des millénaires. Dès l’Antiquité, on retrouve des traces de ces actes de guérison et notamment ceux qui mettaient en jeux l’imposition des mains (comme cela est parfois le cas chez les barreurs de feu).
Dans l'Égypte ancienne, dans les temples, les prêtres appliquaient déjà leurs mains sur les personnes souffrantes pour les guérir. « Pose ta main sur la douleur et dit que la douleur s’en aille » peut on lire sur un papyrus égyptien ancien.
En Grèce Antique, les populations entretiennent le culte d’Asclepios, dieu de la médecine ayant le pouvoir de soigner en utilisant l’imposition de ses mains. Son toucher étant chargé d’une force guérissante.

De même dans la Rome Antique où cette pratique était courante. Les romains la considéraient comme un geste de transmission de force, de sanctification et de consécration. On a même reconnu à certains empereurs romains tels Adrien et Vespasien des pouvoirs de guérisseur.
Ces techniques avaient une connotation magique car les mécanismes et les forces de la nature mis en jeu, leurs étaient inconnus.
Après la dislocation de l’Empire romain, la religion chrétienne alors triomphante va véhiculer les images et les récits de ces guérisons inexpliquées.

De nombreux passages bibliques, dans le Nouveau Testament mais aussi dans l’Ancien Testament, font référence aux guérisons de nature extraordinaire réalisées notamment par l’imposition des mains.

Ainsi, l'Ancien Testament présente l’application des mains sur le corps de la personne souffrante comme un rituel établi.

Ce rituel trouve notamment sa place lors de la bénédiction (exemple, dans la Genèse : Israël bénit les enfants de Joseph par cette pratique) mais aussi lors de la consécration d'une personne pour le service de Dieu (exemple ; l'ordination des prêtres et des sacrificateurs lors de laquelle on leur impose rituellement les mains).
Le christianisme va aussi lier de manière durable ces actes de guérison à l’intervention du divin, elle-même intimement corrélée à l’action des Saints et des prêtres guérisseurs (seuls tolérés). Le pouvoir ecclésiastique, extrêmement puissant, va alors placer la médecine savante sous haute surveillance et considère le rôle des médecins comme accessoire. De plus, à cette époque, les guérisseurs aux méthodes quelques fois « expérimentales », sont considérés par l'Église comme des « sorciers ».
Au Moyen-âge, le nombre de guérisseurs et de « toucheurs » augmente grandement, malgré le fait que l'Église condamne violemment leurs pratiques.

C’est également à cette époque que le concept de « magnétisme » apparaît.

Le moyen âge est en quelques sortes l’âge d’or des cueillettes, des préparations de remèdes, de la médecine empirique et magique. On peut citer quelques grands noms : Nostradamus, Paracelse (alchimiste suisse, précurseur de la toxicologie entre autre) qui furent à la fois mages et médecins.

La maladie ayant toujours à cette époque une connotation magique et surnaturelle, l’intervention des guérisseurs et des prêtres étaient légitimées par rapport à celle des médecins.
D’innombrables textes de cette époque relatent une épidémie effroyable, dite « mal des ardents » ou « feu sacré », qui donnait aux malades l’impression d’être brûlés vifs et entraînait la gangrène rapide de leurs membres qui se détachaient de leurs corps sans hémorragies.

C’est dans le village de la Motte-aux-Bois, en Dauphiné, qu’est relaté pour la première fois ce fléau.

On sait que ce même village accueillit vers 1070 les reliques de Saint Antoine, écrits auparavant transportés à Alexandrie et dans l'Église Sainte-Sophie de Constantinople.

Antoine dit « l’étoile du désert, le père de tous les moines » est né au IIIème siècle en Haute Egypte. Il soutint durant toute sa longue vie (105 ans selon les légendes) une lutte, acharnée et victorieuse, contre les démons qui lui apparaissaient sous différentes formes (femmes…). Ces démons lui envoyaient des épreuves douloureuses, semblables à celles du « feu sacré » (hallucinations, sensations de brûlures…).
Ainsi, les habitants du village de la Motte-aux-Bois et de sa province eurent l’idée d’invoquer les saintes reliques pour lutter contre le fléau. Cet acte donna par ailleurs naissance à l’Ordre des Antonins, communauté dite des « frères de l’Aumône » qui a pour mission d'accueillir et d’aider les pèlerins venant prier les reliques du Saint. Le « mal des ardents » étant très destructeur, la communauté est amenée à développer son activité en créant des hospices à travers la France (Gap, Chambéry…) mais aussi à l’étranger (Italie, Flandre…).



Le TAU emblème des Antonins

(selon certains, le tau est la représentation stylisée des béquilles des personnes amputées)

Ainsi, les reliques de Saint-Antoine étaient invoquées, par l’intermédiaire des prières. Mais il y avait aussi, en complément de ces actes religieux, de nombreux soins (principalement le fait que le malade mange sainement : viande de porc, vin…) et quelques remèdes (pommades à base de saindoux et de plantes).
Cette épidémie, désormais nommée ergotisme (intoxication produite par l’ingestion de seigle), sévit donc longuement au Moyen-âge, dans les campagnes françaises.

Ceci contribua à « populariser » les reliques et plus particulièrement les pouvoirs de Saint-Antoine.

C’est aussi certainement cet évènement, qui donna un peu plus tard naissance aux pratiques des barreurs de feu, qui invoquaient, du moins au début, les pouvoirs de guérisseur de Saint-Antoine.

Par la suite, jusqu’au XVIIe, il n’y eut pas réellement d’évolution.

La médecine qui continuait à se baser sur des principes prônés dans la Grèce Antique (Hippocrate, Galien) n’accordait pas d’importance aux expérimentations et aux études cliniques

Ceci contribua d’avantage au rejet par les populations de la médecine classique, et à l’arrivée de ces médecins dits « empiriques » qui disaient posséder des secrets basés sur l’expérience, et dont les pratiques étaient bien différentes des guérisons traditionnelles opérées par les médecins. On assistait alors à la naissance officielle des « rebouteux », des « re-metteurs », des « toucheurs » et autre « rhabilleurs ». La majorité soignait une large gamme de maux et prétendait tenir leur pratique d’une transmission filiale ou de Dieu (surtout ceux qui possédaient une fonction religieuse).

L’apparition de ces nouvelles catégories de « médecins empiriques » que nous nommons globalement des guérisseurs ; est devenue très populaire à cette époque, en partie car leurs interventions étaient beaucoup moins coûteuses que celles des médecins ou des chirurgiens.

Ce siècle marqua la rupture entre la médecine officielle, en partie libérée de l’influence de l'Église, et les guérisseurs considérés alors par la médecine comme des « charlatans » (en particulier ceux qui pratiquaient le magnétisme ou l’homéopathie).
A partir du XIXe siècle, la médecine officielle est totalement détachée de l'Église, et elle effectue réellement des progrès au niveau scientifique et empirique.

Les guérisseurs subissent à nouveau une période compliquée puisque, déjà interdit de pratique par l'Église, une loi parait au début du XVIIIe siècle et interdit la pratique de la médecine sans diplôme.

Mais il s’avère que les guérisseurs étaient rarement condamnés, malgré les pressions des médecins ruraux, auxquelles leurs guérisons portaient préjudice.

Les relations entre les médecins et les guérisseurs restent tendues. Comme en témoigne le livre du Dr Charles Fouqué en 1953 : Le guérisseur guérit-il ? Avis d’un médecin. L’auteur explique que les procès intentés par le Conseil de l’ordre des médecins aux guérisseurs sont inutiles et, au contraire, apportent une plus grande réputation aux guérisseurs, au risque aussi, selon lui, de favoriser l’expansion du charlatanisme.

Ainsi les pratiques des guérisseurs, et en particulier ceux qui agissent par l’imposition des mains, trouvent leurs origines il y a bien longtemps, dans l'Égypte Ancienne.

Quand aux barreurs de feu, leur pratique semble être née au Moyen-Age (entre le XIe et le XIIe siècle), peu après que les reliques de Saint-Antoine soient transportées en France et que le fléau du « mal des ardents » se déclara gravement à travers le pays.

Toutes ces pratiques, ces techniques de guérisons ont bien sur évoluées à travers les âges. Mais la plupart des guérisseurs d’aujourd’hui conservent cependant l’acte « magique » du touché, tout comme les prêtres égyptiens.


C. Statut des guérisseurs aujourd’hui

Aujourd’hui, les guérisseurs font partie, selon le code de la santé publique, des personnes exerçant illégalement la médecine. On observe malgré tout que ces médecines alternatives occupent de plus en plus de place dans les pratiques de soins.

Certains médecins se tournent parfois vers une pratique plus « douce » dite parfois « complémentaire » (ostéopathie, homéopathie, hypnose…). Et on peut voir que certains guérisseurs tentent de donner un caractère scientifique à leur pratique.

Ceci contribue à rendre encore plus floue les différences qui séparent les médecins des guérisseurs.

En conséquence, le XXe siècle est marqué par le développement de diverses thérapies corporelles et techniques de développement personnel, bien loin des sciences théoriques (réflexologie…).
D’après l’OMS, 80 % des individus à l’échelle planétaire auraient recours à des thérapies traditionnelles telles que le chamanisme, la sorcellerie, la voyance, ou à des guérisseurs dits traditionnels.

Après une étude attentive de ces différentes pratiques, il a été montré que la prière serait le premier traitement utilisé dans le monde, et que l’imposition des mains serait le second.

De plus, de nombreux sondages montrent que le recours aux guérisseurs et aux médecines alternatives est un phénomène fréquent et qu’il risque de durer. Selon l’OMS, 50 % des français auraient eu recours aux médecines alternatives, et 25 % y auraient recours régulièrement. En 1993, un sondage SOFRES montre que 55 % des français croient à la guérison par le magnétisme et l’imposition des mains.
Ainsi, paradoxalement, les progrès scientifiques majeurs réalisés ces derniers temps n’ont pas conduits à la réduction des pratiques des guérisseurs (barreur de feu, magnétiseur…) en France, bien au contraire.

Parfois même le personnel médical juge l’action des barreurs de feu efficace.

(Source : Thèse Nicolas Perret (2009) « Place des coupeurs de feu dans la prise en charge ambulatoire et hospitalière des brûlures en Haute-Savoie en 2007 ». Personnes interrogées dans les 3 services d’urgences d’Annemasse, d’Annecy et de Thonon-les-Bains, on y trouve des aides-soignants (18 %), des infirmiers (63 %) et des médecins (19 %).)

De plus, même si l'Église est très peu omniprésente dans notre société, les guérisseurs (en particulier ceux dits « traditionnels ») conservent un rapport ténu avec la religion.

On sait d’ailleurs que les barreurs de feu, pour guérir la douleur, murmurent des formules secrètes, qui sont la plupart du temps des prières en rapport avec l’histoire sainte.

Ce lien est même visible au niveau de la « transmission du don », où la personne receveuse doit être baptisée de la religion chrétienne.

II - Présence sur Grenoble, sur les régions alentours.


A. Différence entre l'Isère et la Haute-Savoie / Savoie
Nous avons remarqué avec nos recherches qu'il semble y avoir peu de barreur de feu sur Grenoble. En effet, le personnel soignant des hôpitaux de Grenoble nous a infirmé le fait qu’ils étaient en contacte avec des coupeurs de feux ou autres. De même, une recherche effectuée sur internet n’a conclue qu’à l’obtention de deux adresse dans tout le département. Pourtant, d'après une étude réalisée en 2007, il y aurait près de 250 coupeurs de feu en Haute-Savoie et Savoie (voir Thèse réalisée par Perret Nicolas sur « La place des coupeurs de feu dans la prise en charge ambulatoire et hospitalière des brûlures en Haute-Savoie en 2007 »)
Comment expliquer cette différence ? Pourquoi y a-t-il plus de coupeurs de feu en Haute-Savoie et en Savoie qu'en Isère ?
Les barreurs de feu étant souvent critiqués, ils sont particulièrement prudents, et très peu d'entre eux font parler d'eux en postant leurs coordonnées sur internet. Ils se font connaitre grâce au « bouche à oreille » ou avec l'aide des médecins généralistes, infirmières ou pompiers qui les connaissent et transmettent leur numéro de téléphone aux personnes brulées. De plus, ces coupeurs de feu revendiquent une affinité avec le christianisme, l'exercice de leur don s'effectuant sous la forme d'une prière (des psaumes appelant saint Laurent par exemple). Leur réputation aurait donc tendance à être plus importante chez les personnes étant ou ayant été élevées dans un milieu croyant et donc souvent traditionnel. Les coupeurs de feu exercent leur don par tradition et de ce fait, beaucoup de gens y croient.




Sondage réalisé par France 2.
On observe sur cette carte une plus forte proportion de croyant dans les départements ruraux que dans ceux plus urbanisés ( Réponse Catholicisme: Paris 47-54 %; Haute-Savoie 64-70 %).

Jusqu'au siècle dernier la haute-Savoie était un des département le plus pauvre de France, une région pauvre, reculée, et difficile d'accès où les traditions ont persisté (la population a d'ailleurs une idéologie très conservatrice). Nous n'affirmons rien mais émettons juste cette hypothèse: selon nous, les guérisseurs, avec chacune leur « technique », étaient présents dans toute la France (avant l'ère moderne) où on leur faisait confiance, souvent plus qu'aux médecins. Petit à petit les mœurs ont changé dans les villes et les régions urbanisées mais pas dans les campagnes les plus « coupées » du reste du pays comme le Chablais (régions thononaise) l'a été jusqu'au formidable dynamisme agencé par le tourisme il y a 40 ans.
B. Y a-t-il des barreurs dans des cliniques, des hôpitaux ?
Suite aux nombreux appels téléphoniques aux différents hôpitaux Isérois, et en interrogeant le secrétariat du Centre Hospitalier Universitaire, nous avons pu constater que les secrétaires n'avaient jamais entendu le nom de "barreur de feu" ou étaient assez renfermés sur le sujet. En revanche, les hôpitaux de Savoie acceptent leur présence dans leur service des brulés, les laissant opérer avec les personnes qui le souhaitent.

C. Exemple avec l'hôpital de Thonon-les-Bains et le Chablais.
Le 1er avril nous avons interrogé Céline L, qui a l'année dernière appelé un coupeur de feu, voici son histoire :
Alors qu'il jouait dans le salon, son fils (7 ans) est malencontreusement tombé sur le poêle à bois: seule sa main droite l'a touché et a été brulée très superficiellement (ce qui reste très douloureux). Aussitôt, elle décide d'appeler un coupeur de feu du village. Après lui avoir expliqué l'accident, le coupeur explique qu'il va agir et se tait. Quelques instants plus tard, le garçon qui pleurait à chaude larme s'arrête aussitôt.
Parmi les autres personnes qui nous en on parlé, nous remarquons que souvent les histoires comportent ce même scénario : un enfant de bas-âge se brûle au 1er degré (poêle à bois, ébouillanté...) , il pleure plus ou moins fort et s'arrête aussitôt lorsque le coupeur de feu agit.
Nous avons également interrogé Catherina C, infirmière à l'hôpital de Thonon-les-Bains. D'après elle, l'hôpital dispose effectivement de numéros de coupeurs de feu. Toutefois elle me précise que l'hôpital ne reconnaît pas pour autant les coupeurs de feu et ne fait pas appel à eux comme la Police de New-York fait appel a Spider-man ! En fait les coupeurs de feu ont une forte réputation dans le Chablais, du coup les patients de l'hôpital demandent parfois d'en faire venir un. On peut corréler leur rôle à celui des prêtres (ou aumôniers) qui sont parfois eux aussi appelés par les hôpitaux à la demande des patients.

Alors pourquoi l'hôpital de Thonon-les-Bains fait-il figure d'exception ?

En effet peu d'hôpitaux en France semblent avoir des numéros dans leurs registres. Le personnel hospitalier de Thonon-les-Bains ayant affirmé avoir ces numéros pour répondre à la demande courante des patients, l'explication serait plus d'ordre socioculturel.

III- Les prétentions

A. Qui sont-il ?

On les appelle les coupeurs de feu, les barreurs de feu, les conjureurs, les faiseurs de rêve, ou encore les panseurs de secret, les charmeurs, ou bien le leveur de maux...

On identifie différentes appellations qui souvent diffèrent selon la région. Toutefois, même si le nom est différent, les prétentions demeurent identiques.

Néanmoins, il est important de bien distinguer toutes les « médecines » qualifiées sous le nom de « don » qui elles peuvent être en revanche totalement différentes (ex : Un Magnétiseur se dit guérir d'une façon générale alors que le barreur de feu stoppe une brûlure)

B. Que « font »-ils ?
Les barreurs de feu prétendent détenir non seulement la capacité d'arrêter la douleur mais aussi à barrer les déformations de la peau causées lors d'une brûlure. Autrement dit, ils évitent la formation de cloques ou d'éventuelles cicatrices.
Pour procéder, le barreur de feu pratique par imposition des mains, au dessus de la brûlure, sans la toucher. Ils peuvent également utiliser des prières transmises de générations en générations. Quelques exemples de prières de barreurs de feu ( Site internet de mysticisme et spiritisme : http://spiritisme.e-monsite.com/pages/soins-alternatifs/barreurs-de-feu.html ) :


    • « Mon fils Hor ! Il y a un incendie aux montagnes ! Y a-t-il de l'eau ? Il n'y a pas d'eau, mais l'eau est dans mon corps, le Nil entre mes cuisses. J'irais éteindre l'incendie ! »

    • « Hor tout jeune était au marais et un bois en feu tomba sur lui. Sa mère n'y était pas présente pour le conjurer, et son père s'en alla se promener. Il y avait là seulement ses quatre fils... Il leur dit : mes bons fils, le feu est fort, il n'y a personne ici pour le repousser d'avec moi. Allez, amenez-moi ici Eset de dedans sa chambre... Mon fils Hor ! Je verse mon lait sur ton corps et il guérira tes veines. Je repousserais le feu d'avec toi. »

    • « Saint Lazare et notre Seigneur Jésus Christ s'en vont dans une ville sainte. Saint Lazare dit à notre Seigneur : J'entends là-haut un grand bruit. Notre Seigneur lui dit : C'est un enfant qui brûle vas-y et tu le guériras de ton souffle. »

    • « Feu, perds ta chaleur, comme Judas fit sa couleur, quand il trahit notre Seigneur au Jardin des Olives » Il suffit de prononcer trois fois cette prière, en soufflant sur la brûlure.

    • « Brûlure, cesse ton feu et deviens aussi douce que le lait de la Sainte Vierge quand elle allaitait notre Seigneur Jésus Christ. Au non du Père, du Fils, du Saint Esprit. Ainsi soit-ils » Il faut, en disant ces derniers mots, tracer avec le même index, trois lignes croisées et recroisées sur la brûlure.


Précisons au passage que Hor est l'abréviation de Horus, l'une des plus anciennes divinités égyptiennes. Le dieu faucon dont le nom signifie probablement « celui qui est au-dessus » ou « celui qui est lointain » est appelé à devenir la manifestation du pouvoir solaire sur Terre.
Certains barreurs de feu agissent même à distance, par téléphone. En effet, il suffit de donner le prénom du brûlé ainsi que l'emplacement de sa brûlure. Le patient devrait sentir une amélioration significative et une disparition totale de la douleur dans un délais maximum d'une semaine.
Toutefois, afin d'octroyer les bénéfices du barreur de feu, il faut que la brûlure soit récente. En effet plus le pouvoir utilisé est immédiat mieux sera le résultat car le coupeur de feu stoppe la brûlure il ne la guérit pas ! C’est à dire qu’il ne pourra pas faire disparaître une cloque, mais il peut par contre stopper le feu et donc empêcher la venue de celle-ci.

On trouve cependant certains barreurs de feu affirmant pouvoir soigner une cicatrice ou une cloque et la faire disparaître.

Il est important de relever aussi que les barreurs de feu peuvent agir uniquement sur les brûlures du premier et du second degrés. Au delà, la brûlure est considéré comme trop élevée et se propageant trop rapidement pour être stoppée. Même si, plus rarement, on trouve encore aujourd'hui certains coupeurs prêts à intervenir sur le troisième degré.

IV : Peut on expliquer autrement ce phénomène ?


« Le fait de guérissage demeure toujours dans le domaine de l’incontrôlable, de l’improuvé. Tous les arguments ou pour ou contre porteront à faux. Il n’y a que la foi qui sauve, déclare la sagesse populaire. Or, la foi n’exige pas de preuves…»

Dr Fouqué

1°) Définitions et Faits dermatologiques
La définition d’une brûlure apportée par le Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales est « une lésion produite par l’action directe du calorique sur les tissus vivant ». C'est-à-dire une dégradation des tissus vivant produite par la chaleur.
Les brûlures se déclinent alors sous plusieurs formes :
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