Noter que le ruban de Möbius (dessin)








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2.2. Définition (du concept).

2.2.1. Définition vs énoncé définitoire (=contexte définitoire)
Formule standard de l’énoncé définitoire : désignation + copule (‘est/sont’) + prédicat (= définition).

Variante : On appelle /désignation/ un (une, des) /hyperonyme/ qui /caractères distinctifs/.

Définition : caractères essentiels du concept21 à l’exclusion de caractères non essentiels (=information encyclopédique, à récupérer dans l’article terminologique, par des notes).
2.2.2. Types de définitions : par compréhension / par extension
2.2.2.1. Définitions par compréhension
Typiquement, une définition par compréhension (=définition intensionnelle) comporte la structure sémantique « caractère(s) essentiels communs (non distinctifs = CONCEPT SUPERORDONNE) + caractère(s) essentiel(s) distinctif(s) ».
Selon les relations entre concepts, on distingue :

  1. Définitions par compréhension reposant sur une relation générique

  2. Définitions par compréhension reposant sur une relation partitive

  3. Définitions par compréhension reposant sur une relation associative.


2.2.2.1.1. Définitions par compréhension reposant sur une relation générique
Exemples empruntés à un répertoire normalisé de Terminologie de l’informatique (AFNOR 1988)22 – passages correspondant aux caractères essentiels distinctifs soulignés, passages correspondant aux caractères essentiels non distinctifs non soulignés:


  • accès direct : mode d’écriture ou de lecture de données se faisant au moyen d’adresses qui repèrent leur emplacement




  • accès séquentiel : mode d’écriture ou de lecture de données effectué en suivant un ordre préétabli de rangement.


Les caractères distinctifs ne se laissent pas toujours extraire aussi aisément d’une définition spécialisée. Ainsi, la distinction pertinente entre une banque de données et une base de données, à savoir le fait, pour la première, d’être destinée à l’utilisation par des humains et, pour la seconde, d’être destinée à l’utilisation par d’autres programmes n’est-elle pas tout aussi évidente, à partir des définitions suivantes (en provenance du même répertoire normalisé de Terminologie de l’informatique (AFNOR) que les définitions ci-avant). Nous y soulignons les passages directement pertinents:


  • Banque de données : ensemble de données relatif à un domaine défini de connaissances et organisé pour être offert aux consultations des utilisateurs




  • Base de données : ensemble de données organisé en vue de son utilisation par des programmes correspondant à des applications distinctes23 et de manière à faciliter l’évolution des données et des programmes.


Les définitions par compréhensions peuvent reposer sur des relations génériques (comme dans les exemples que nous avons donnés jusqu’ici) ou sur des relations partitives.
2.2.2.1.2. Définitions par compréhension reposant sur des relations partitives

  • Concept défini = partie d’un tout (concept intégrant) ;

  • Formules = partie de, élément de, section de, période pendant laquelle, etc. + désignation du concept intégrant (holonyme).

  • Danger de circularité : éviter de définir à la fois le concept intégrant, selon ses parties, et les concepts partitifs, en référence au concept intégrant.




  • Carène : partie immergée de la coque (d’un navire).


2.2.2.1.3. Définitions par compréhension reposant sur des relations associatives

  • Concept défini = en relation associative spécifiée avec un second concept (=concept associé), et en relation hiérarchique de subordination à un tiers concept (=concept superordonné).

  • Structure de la définition : désignation du concept superordonné + énoncé de la relation non hiérarchique entre concept à définir et concept associé (=relation associative).




  • Coûts de transport : frais de transport directement liés au déplacement des marchandises



2.2.2.2. Définitions par extension : listes de concepts subordonnés, correspondant aux objets désignés. De préférence exhaustives (ce qui ne se laisse faire que pour des concepts subordonnés en nombre limité).

  • Extension = objets répondant à la description qu’est le concept concerné

  • Définition par extension = liste non pas des objets eux-mêmes, mais des concepts subordonnés (dans une seule dimension)


Opérateur ou : relations génériques

  • ordinateur : « ordinateur de bureau ou portable » ; périphériques : « écran, clavier ou souris ».

Opérateur et : relations partitives

  • ordinateur : unité centrale et périphériques, console : écran et clavier.



2.2.3. Caractéristiques d’une bonne définition
a) Démarche onomasiologique : une définition décrit le concept, non les mots qui en constituent la désignation.
Ne pas confondre donc, malgré les correspondances évidentes entre les deux repères, définition du concept (objet de recherche en terminologie-terminographie ; démarche onomasiologique : de l’idée, vers les mots) et signification lexicale du mot (objet de recherche en lexicologie-lexicographie ; démarche sémasiologique : du mot, au sens ; analyse de la structure morphologique de la désignation).
Définitions inappropriées pour avoir décrit non pas les concepts, mais les désignations respectives :



  • accès direct : « terme utilisé pour décrire un mode d’écriture ou de lecture de données se faisant au moyen d’adresses qui repèrent leur emplacement » (OK : « mode d’écriture ou de lecture de données se faisant au moyen d’adresses qui repèrent leur emplacement »)




  • descripteur : « qui sert à décrire » (analyse de la structure morphologique de la désignation ; OK : « mot ou locution contribuant à caractériser l’information contenue dans un document et à en faciliter la recherche »)


b) Nature systémique : la définition doit refléter le système de concepts (les relations entre concepts de ce système).

c) Concision : aussi brève que possible et aussi complexe que nécessaire (mais pas plus : toute information non essentielle sera reléguée dans une note).
Une définition ne doit décrire qu’un concept à la fois : en particulier, elle ne doit pas inclure de définitions cachées portant sur les concepts utilisés pour identifier les caractères.

Dans la définition ci-contre, le passage souligné correspond à la définition du descripteur calculatrice, qui doit constituer une entrée distincte :


  • Calculette : « machine à calculer électronique permettant d’effectuer des opérations arithmétiques, de petites dimensions » (OK « calculatrice électronique de petites dimensions »).


Une définition ne doit pas comporter des caractères essentiels non distinctifs appartenant logiquement à des concepts superordonnés, dès que l’on fait référence à ces concepts en tant que descripteurs, autrement dit, une bonne définition ne comportera pas à la fois l’hyperonyme et un caractère définitoire du concept désigné par ce dernier : on ne définira pas la calculatrice comme un « objet concret », dès qu’on la définit comme « machine … », puisque toutes les machines sont des objets concrets.
d) Domaine : à préciser en début de définition, pour éliminer toute méprise. L’indexation domaniale permet au terminographe de démultiplier les entrées pour assurer la monosémie des désignations. Exemple :


  • Pointeur : « (programmation) variable qui contient l’emplacement en mémoire de certaines données plutôt que les données elles-mêmes ».

  • Pointeur : « (interface utilisateur) symbole apparaissant sur un écran, qui est commandé par un dispositif d’entrée et qui sert à indiquer ou à sélectionner des emplacements ou à faire des choix sur l’écran ».


Mauvaises définitions 
Définitions circulaires

Circularité au niveau d’une même définition :

  • Introduite par la désignation du concept à définir (hauteur totale : « hauteur totale de l’arbre mesurée entre la surface du sol et le sommet de l’arbre »/ OK « distance verticale entre la surface du sol et le sommet d’un arbre sur pied »)

  • Comportant, à titre de caractère, un élément de la désignation (arbre à feuilles persistantes : « arbre à feuillage persistant »/ OK : « arbre conservant son feuillage toute l’année »)


Circularité au niveau d’un système de définitions :

  • Définir le tout par ses parties composantes (l’ensemble, par énumération (exhaustive) de ses éléments, etc.), et la partie par référence au tout :


console : « (matériel) écran et clavier ».



clavier : « (matériel) partie de la console ».
Définitions incomplètes

  • Trop larges : définitions qui s’appliquent à des objets qui ne devraient pas faire partie de l’extension. Calculette : « machine électronique à calculer ». Cette définition s’applique aussi bien aux calculatrices.

  • Trop étroites : définitions qui excluent des objets devant faire partie de l’extension. Calculatrice : « machine électronique à calculer à écran tactile » (alors qu’il existe des calculatrices qui n’en sont pas équipées).

  • Formulation ouverte : définitions par extension consistant en listes incomplètes (etc. ou des pointillées (…) ne sauvent alors pas la mise !) Féline : lion, tigre, chat etc.


Définitions par la négative : décrivent ce qu’un concept n’est pas plutôt que de décrire ce qu’il est.

Matériel : ce qui ne relève pas des programmes ou procédures nécessaires au fonctionnement d’un système informatique.

Définition recommandée : ensemble d’éléments physiques constituant les systèmes informatiques.

Langage formel : langage non-naturel.

Définition recommandée : langage qui utilise un ensemble de termes et règles syntaxiques pour permettre de communiquer sans aucune ambiguïté.


  • Admises seulement si nécessaire. Nécessaires seulement si la non-existence (l’absence) d’un caractère s’avère essentielle à la compréhension d’un concept. Exemple de définition par la négative admise car nécessaire (de par la nature du concept à définir) : non-conformité : « non-satisfaction à une exigence spécifiée ». Comparer à la définition du concept corrélatif de conformité : « satisfaction à une exigence spécifiée ».



2.2.4. Définition/ explication/ contexte

  • (article terminologique:) définition/ explication/ contexte (ISO 12616)

  • (analyse contextuelle : contexte/ descripteurs→ notion) contexte définitoire (indications précises sur la notion désignée : descripteurs relatifs à la nature, à la fin, à la manière)/ contexte explicatif (renseignements sommaires sur un aspect de la notion désignée par le terme à l’étude)/ contexte associatif (permet de rattacher le terme étudié à un champ d’application précis par association avec les termes qui l’entourent ; exemples donnés : énumérations (cas particulier : table des matières), ou, alternativement, occurrences purement fonctionnelles (ainsi, le contexte définitoire de hauteur totale n’offre pour le terme arbre sur pied qu’un contexte associatif « distance verticale entre la surface du sol et le sommet d’un arbre sur pied ») – cf. Dubuc 1978/1980 :30-31, exemples français de notre main.


Noter que les notions de contexte définitoire/ contexte explicatif, qui participent de l’analyse contextuelle ayant pour but d’identifier et de circonscrire le concept (la notion) désigné(e) par le terme à l’étude, et les notions de définition (caractères essentiels)/ explication (caractères non essentiels) se réfèrent respectivement au terme et au concept. À envisager définition et explication du côté des termes, la définition participerait de la description des signifiés : information lexical(isée), et l’explication, des informations encyclopédiques.

3. Désignations.

3.1. Procédés de formation de désignations24 (en français)
Nouvelles formes 
Dérivation

  • suffixale (à changement de la classe grammaticale du morphème base): patronN+ -al = patronalA, salariéN + -al = salarialA ; traite(r)V + -ment = traitementN, appointe(r)V (cf. appointer un employé : le rétribuer, le payer) + -ment = appointements n.m.pl. Noter que émoluments (pl.) est, lui, dérivé en latin (<emolumentum « profit », du verbe emolere « moudre entièrement ») et non en français (terme hérité) ; plus rarement, sans changement de la classe grammaticale du morphème base : patronN + -at = patronatN (« ensemble des patrons »), salariéN + -at = salariatN (« ensemble des salariés »).

  • préfixale  (pas de changement de la classe grammaticale du morphème base): pré- + avisN = préavis;

  • parasynthétique (préfixes + suffixes) : [a- + cheminN+ -erV)]V = acheminerV ; [dé- + douaneN+ -erV]V = dédouannerV. noter que, si un verbe cheminer (avec une acception (« faire du chemin » (un chemin long et pénible, parcouru lentement) et un statut syntaxique (verbe intransitif : Nous cheminâmes pendant un bon quart d’heure) distincts de acheminer (acheminer le colis, la marchandise)), il n’ya pas de verbe dérivé suffixal tout court, en français, signifiant « mettre en douane » (#25douanner). La dérivation parasynthétique, très productive en français pour les verbes, est bien un procédé de création lexicale autonome, suffixale (d’où le changement de classe de mot/ fonction syntaxique, par rapport au mot-base) et préfixale à la fois.


Composition

  • termes complexes 

      • juxtaposés : état membre, prime d’ancienneté, société à responsabilité limitée

      • associés par trait d’union : mandat-carte, porte-monnaie

      • associés par accolement : portefeuille, pourboire

  • locutions : hors-la-loi, tire-au-flanc26, prêt-à-porter

  • mots-valises : héli(coptère)27+(aéro)28port = héliport ; pro(duit)+(lo)giciel= progiciel


Formes abrégées

  • formes raccourcies : marché à règlement mensuel = règlement mensuel ;

  • troncation [suppression de la partie initiale ou/et finale du mot]: métropolitain métro ; vélocipède vélo, décaféiné déca, autocar car, omnibus bus ;

  • abréviations [suppression de mots et/ou parties de mot(s), jusqu’à n’en garder que la lettre initiale, ou le complexe de lettres correspondant au phonème initial. Point final requis] : écon. = économie ; de même : dr. = droit ; dr. civ. = droit civil, dr. fisc. = droit fiscal, etc. Dans le métalangage opérationnel du lexicographe (cf. Le Nouveau Petit Robert), ces abréviations sont souvent écrites en (petites) majuscules (ECON., DR., DR.CIV., DR. FISC.), et signifient « terme de… » (« terme d’économie »,  « terme de la langue du droit », etc.); noter que les abréviations sont spécifiques à un domaine (sous-domaine) donné, comme il en va de tout terme : si, en lexicographie (et en usage métalinguistique), DR. = droit, en matière de titres universitaires (et en usage linguistique), Dr. (majuscule initiale) = docteur (abréviation faisant l’objet du traitement lexicographique, en tant qu’entrée du dictionnaire de langue) ;

  • sigles [abréviations par l’initiale (lettre, phonème). Prononciation lettre par lettre (épeler)] : R.M.= règlement mensuel, O.N.U.= Organisation des Nations Unies, p.o. = par ordre, P.-D.G.= Président-Directeur Général ;

  • acronymes [abréviations formées en combinant les premières lettres/ syllabes ; prononcées comme un mot] : OTAN = Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, CAC40 = Cotation assistée en continu (indice boursier : lire [kak-karãt]), smic = salaire minimum interprofessionnel de croissance.


Formes existantes
Conversion [modification de la catégorie grammaticale] : entierAdjentier N (maths).

Terminologisation [transformation d’un mot de langue commune (générale) en terme désignant un concept dans un domaine spécialisé (terme d’une langue spécialisée)] : circuit « chemin parcouru pour atteindre un lieu » (langue générale)→ « ensemble de dispositifs ou de milieux dans lesquels des courants électriques peuvent circuler » (électrotechnique) ; souris « petit mammifère rongeur » (langue générale)→  « boîtier connecté à un terminal ou à un microordinateur, que l’on déplace sur une surface plane afin d’agir sur un curseur à l’écran, pour désigner un point, sélectionner une commande » (informatique29).

Glissement sémantique dans une langue de spécialité [par extension logique, à l’intérieur du même domaine de spécialité] : écran « partie du moniteur de l’ordinateur sur laquelle sont affichées les informations » (concret) → « ensemble des informations affichées sur cet écran »  (abstrait).

Emprunt à une autre discipline [= emprunt interne30 ; un terme d’un domaine est attribué à un concept nouveau dans un autre domaine ; souvent par analogie] : virus (médecine : « agent infectieux responsable de maladies » →informatique : « agent infectieux qui provoque des troubles de fonctionnement des ordinateurs »).
Emprunt à une autre langue
Emprunt direct [signifié+signifiant ± modifications d’orthographe (kolkhoze, tchernoziom < russe), de prononciation (kolkhoze, prononcé [kolkoz], en français, et [kolhoz], en russe) ou d’accentuation (corridada), accent sur ri, en espagnol)].
Calque [signifié seul : traduction des éléments morphologiques de termes étrangers, moyennant des modifications systématiques relatives aux paramètres morphosyntaxiques des langues en question] : heavy water eau lourde [postposition de l’adjectif descriptif], data base base de données [préposition casuelle requise] ; traduction littérale d’un mot en emploi figuré ( =reproduction, dans une langue donnée, d’un mécanisme de dérivation sémantique existant dans une langue autre) : terminologisation de mouse en anglais (langue générale→ langue de l’informatique), à l’origine de la terminologisation de souris en français.

3.2. Relations entre termes vs relations entre concepts:


relations lexico-sémantiques [=entre termes]


relations conceptuelles [=entre concepts]


- à correspondant direct au niveau des relations entre concepts:

-hyponymie / hyperonymie;

-méronymie/ holonymie ;
-antonymie


- hiérarchiques

-de subordination:

génériques (genre-espèce),

partitives  (partie-tout);

-de coordination :

lien horizontal entre des concepts subordonnés, au même niveau d'intégration à un concept supra-ordonné, dans la hiérarchie conceptuelle donnée;
- non hiérarchiques (=associatives : cause-effet, agent/instrument-action, location-objet, etc.).

- sans correspondant direct au niveau des relations entre concepts31 :

-synonymie,

-homonymie,

-paronymie.




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