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Table de matières
A. But de la recherche et méthodologie générale - Dr Claire Gavray p.5
B. Eléments théoriques d’entrée dans la problématique - Dr Claire Gavray p.7

1. Paradoxe de la réussite scolaire des filles p.7

2. Processus développementaux de la socialisation sexuée p.10

3. Les manières de penser et se comporter a l’adolescence p.13

4. Caractère binaire des qualités sexuées et discret des stéréotypes p.14
C. Résultats de l’enquête quantitative- Dr Claire Gavray p.18

1. Méthodologie p.18

2. Résultats p.22

2.1. Stéréotypes sexués et niveaux d’adhésion p.22

2.2. Mise en lumière de facteurs de stéréotypes p.32

2.3. Quels liens avec les résultats scolaires ? p.38

2.4. L’impact du milieu d’origine ? p.40

2.5. Milieu social > stéréotypes > réussite scolaire p.49

2.6. Liens entre la valorisation de la violence et la confrontation à la violence en tant que victime ou auteur p.54

3. Que retenir jusqu’ici ? p.58

D. Résultats de l’interview de parents d’élèves de 3ème secondaire - Dr Claire Gavray p.61

1. Méthodologie p.61

2. Résultats p.61

3. Au-delà du contenu p.64
E. Activités de formation - Dr Dina Sensi et Dr Altay Manço p.65

1. Les modalités de l’expérience p.65

2. Les principes p.65

3. Une brève analyse des besoins p.66

4. Une proposition de modules p.66

5. Les activités p.67

Activité 1 : les cordes pour nous sentir en sécurité (inspirée du programme ACOD) p.67

Activité 2 : le jeu du prénom (inspirée du programme ACOD) p.68

Activité 3 : « je me positionne » (inspirée du programme ACOD) p.69

Activité 4 : le texte « Claude et Dominique » (inspirée de Bouchard et al., 1999) p.69

Activité 5 : « marche dans mes chaussures » (inspirée du programme ACOD) p.70

Activité 6 : les résultats de l’enquête p.71

Activité 7 : se mettre en projet de changement p.71

6. Les animations à l’épreuve des classes p.72

7. Comment poursuivre ? P.74

8. Conclusions provisoires p.75

9. Propositions pour la diffusion des résultats p.75
F. Conclusions et perspectives - Dr Claire Gavray p.77
Bibliographie p.81
Annexes p.84

Liste des écoles visités p.85

Effectifs des élèves de Bruxelles et de Liège, deuxième cycle, troisième année, par section : filles et garçons (données ETNIC) p.86

Questionnaire : réponses par sexe (%) pour les différents items p.87
A. But de la recherche et méthodologie générale

Les recherches qui ont étudié les facteurs de réussite scolaire dans le secondaire ont jusqu’ici donné peu de place à la catégorisation et l’assignation sexuées. Ainsi, les facteurs de protection et de risque généralement reliés aux difficultés et à l’échec scolaire, pourtant reconnus comme variés et multidimensionnels, prennent rarement en considération la dimension de genre. Certains enseignants situent le décrochage scolaire des garçons en lien avec une certaine concurrence entre jeunes gens et jeunes filles et notamment avec un regain de violence verbale de la part de certains élèves. Cette constatation est confirmée par les résultats de recherches en matière de déviance et la délinquance juvénile qui montrent par ailleurs que l’apprentissage culturel sexué a un impact au niveau des expériences déviantes à l’adolescence (Cario, 1997).

Or la recherche a en fait longtemps et largement négligé la dimension genrée comme la question de l’évolution des stéréotypes sexués et de ses enjeux. Elle s’est très peu intéressée aux processus de formation, d’intériorisation ou de mise à distance des opinions et attitudes sexuées aux différentes étapes de la vie, dont à l’adolescence (Metemayor et Eisen, 1977). Nous pouvons penser que l’efficacité de certaines solutions et expériences qui sont avancées pour contrer l’échec scolaire (comme miser sur des groupes plus restreints et homogènes du point de vue de l’orientation et des résultats) reste limitée à terme si on ne prend pas réellement en compte l’articulation entre les mécanismes de genre et de reproduction sociale. Souvent les facteurs institutionnels mis en avant dans les phénomènes touchant au vécu et à l’investissement tant des élèves que des professeurs prennent peu en compte ces dimensions (Lecocq, Hermesse, Galand, Lembo, Philippot, Born, 2003). Catherine Marry invite sans relâche à travailler la question du ‘masculin non neutre’ dans le monde scolaire. Elle nous pousse à chercher ailleurs que dans les indicateurs classiquement retenus du fonctionnement de l’école d’autres éléments de compréhension des comportements des élèves. Elle rappelle également que d’autres sphères sont partie prenante de la problématique étudiée en amont comme en aval. La réussite scolaire ne vaut par exemple pas la réussite professionnelle (Alaluf, 2003).

La puissance des assignations et stéréotypes de sexe reste forte du fait que ces éléments reposent sur des enjeux mal définis et surtout du fait que la conscience de ce qui se passe reste très limitée dans le chef des acteurs. Cela explique que les évolutions restent partielles, voire contradictoires. Chacun se retrouve touché au plus profond de ce qui définit son identité et de ce qui construit son estime de soi. Dans un tel contexte, les actions visant exclusivement l’information sur base d’arguments objectifs restent peu efficaces.

L’approche proposée ici prend en compte le fait que l’identité de sexe se construit et évolue tout au long de la vie au vu du contexte et de l’expérience vécue, et que l’adolescence est une période importante à ce niveau. La constatation de départ de notre recherche est celle-ci : au Canada comme en Europe (Gavray, 2008), les filles obtiennent en moyenne de meilleurs résultats scolaires que les garçons, tandis que la distanciation scolaire (traduite par l’échec et l’abandon) qui se module selon l’origine des élèves s’avère moins accentuée dans le groupe féminin que masculin. L’école se retrouve interpellée par les contradictions de cette double évolution dans la mesure où elle est se situe aux points de convergence entre le scolaire et le social. Sachant que l’identité s’inscrit dans une dynamique culturelle de redéfinition des rapports sociaux à laquelle participe l’ensemble des acteurs, y compris les jeunes gens, il serait erroné d’étudier comme des phénomènes séparés d’un côté la hausse d’implication et de réussite scolaire des filles et, d’un autre côté, l’augmentation des difficultés, échecs et retraits scolaires des garçons. Ce sont les pans d’un même phénomène. De plus, il serait faux de chercher à comprendre ces évolutions seulement à partir de tendances générales et sans tenir compte des diversités qui existent au sein de chaque groupe sexué.

D’après les études disponibles, le ‘milieu’ du parcours scolaire dans le secondaire représente une période particulière car les jeunes acquièrent à ce moment une certaine maturation et autonomie, commencent à prendre des responsabilités significatives à l’école et en dehors. Des questions émergent aussi concernant la décision de laisser tomber l’école ou pas, de rester à temps plein en classe ou de partir en stage en entreprise. C’est enfin le moment où se stabilise leur identité sexuelle et où les jeunes prennent une part active dans la re/production des rapports sociaux de sexe, notamment via les groupes de pairs (Gavray, 2009). C’est pourquoi la troisième année de l’enseignement secondaire-général, technique et professionnel-a été retenue comme le public cible de cette recherche. Les écoles impliquées ont été choisies à Liège et à Bruxelles, en particulier à Schaerbeek. Des analyses récentes ont confirmé l’apport d’études qui ne se veulent pas strictement statistiques quand elles sont basées sur un échantillon de villes (Gavray et Vettenburg 2007). Par ailleurs, la taille de l’école comme la composition culturelle et ethnique de sa population s’avèrent cruciales dans l’étude des dynamiques relatives à l’école et à la scolarité. Il nous semblait donc essentiel d’investiguer le territoire bruxellois caractérisé par un large brassage de populations d’origine étrangère.

Dans une perspective comparative avec le Canada (Bouchard et St-Amant, 1999), notre projet a consisté dans une première partie à mener une enquête auprès d’un échantillon représentatif d’élèves de 3ème année interrogés par classe ou groupe d’élèves en Communauté française. Pour construire l’échantillon, nous avons tenu compte des données de l’enseignement disponibles par commune en matière de sexe, âge, origine socioculturelle, type de classe et section (en faisant attention au caractère genré de l’orientation précoce dans certaines filières spécialisées). Comme les chercheurs canadiens, nous avons voulu vérifier l’existence de stéréotypes sexués à l’adolescence et leurs liens avec la réussite et l’intégration scolaires des élèves. Comme eux, nous avons été à la rencontre d’autres acteurs, dont les parents, eux aussi assez peu étudiés quant aux messages genrés qu’ils font passer à leurs enfants. Nous avons ainsi donné la parole à des parents d’élèves de troisième année secondaire (et d’au moins un autre enfant du sexe opposé). Nous avons pour cela mobilisé des étudiants universitaires en sciences humaines dans le cadre de leur formation en méthode qualitative. Le but était ici de faire parler les mères et les pères quant à la façon dont ils voient leurs enfants, leur adolescence, leur scolarité, leurs qualités, leur avenir…

Parallèlement à ces deux volets de recherche, une intervention socioscolaire a été proposée et des professeurs ont été mobilisés comme participants ou observateurs. Ces animations se sont articulées avec la première partie de la démarche. Les différents pans de l’intervention ont été pensés comme pouvant nuancer et/ou compléter les résultats, comme une occasion de refléter les premiers résultats vers les acteurs concernés et de susciter le débat, enfin comme une méthode pour faire émerger une certaine conscience des phénomènes d’assignation sexuée. Le but était aussi de tester et de valider quelques outils d’intervention à mobiliser dans tel ou tel type de situation, pour tel ou tel type de public, autour de telle ou telle type de problématique particulière.
B. Eléments théoriques d’entrée dans la problématique

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